• LA BOUCLE DE LA PALME.......depuis La Palme (Aude) par jullie68

    Diaporama sur la musique "Where I Am From"  de Topher Mohr and Alex Elena (free music)

    La Boucle de La Palme depuis La Palme (Aude)

    La Boucle de La Palme depuis La Palme (Aude)


     

    Cette « Boucle de La Palme », balade pédestre audoise dont je vous fais le récit ci-après, je l’avais découverte par hasard sur un site Internet. C’était au tout début du mois de septembre 2014. A l’époque, j’étais à la recherche de renseignements sur le « Sentier du Golfe Antique », randonnée de 75 kilomètres autour des étangs de Bages-Sigean que finalement j’avais réalisée en 3 jours quelques jours plus tard. Je l’avais donc inscrite sur mes tablettes et en ce début avril 2016, j’ai pensé qu’il était temps d’y aller. Un seul regret après cette décision : j’ai bien enregistré un tracé trouvé sur le Net dans mon G.P.S mais je n’ai pas suffisamment préparé cette sortie et notamment la découverte de la commune elle-même dont j’ignorais qu’elle puisse être historiquement si riche. Ce n’est qu’après coup que j’ai pris conscience de ma méprise. A la balade, peut-être aurait-il fallu y adjoindre une visite guidée de La Palme ? En effet, cette Boucle de La Palme est assez paradoxale car les intérêts que l’on peut trouver à la réaliser sont aussi nombreux dans la commune qu’au cours de la boucle elle-même. Enfin, je dis ça à condition bien sûr que l’on soit curieux de tout comme je peux l’être et que la randonnée ne se résume pas au seul aspect sportif. Richesses patrimoniales, architecturales et historiques dans la cité, vestiges agropastoraux, panoramas sur la mer et les étangs, flore et faune de la garrigue méditerranéenne lors de la boucle sont au programme de cette jolie randonnée. Il faut rajouter à tout ça le parc éolien que l’on traverse mais là, je ne sais pas s’il faut être heureux ou pas car je ne suis pas suffisamment calé sur les bienfaits ou les méfaits engendrés par ces installations énergétiques. Une chose est certaine, ma préférence ira toujours à l’éolien par rapport au nucléaire.  A cause de ces nombreuses éoliennes sans doute, cette boucle m’a rappelé la dernière étape du Sentier du Golfe Antique, entre Portel-des-Corbières et Port-la-Nouvelle, que j’évoque plus haut. Il faut dire que les deux itinéraires ne passent qu’à quelques décamètres l’un de l’autre. Un petit bonheur nostalgique et supplémentaire pour moi à cause des agréables souvenirs que j’en conservais. Le jour J, nous sommes le 1er avril; mais n’y voyez aucun malice; je laisse ma voiture à La Palme sur la bien nommée place des Palmiers. Là, je pars à la recherche de la vraie ligne de départ dont je ne connais que le nom : « Chemin des Caveaux ». Cette quête me permet de découvrir la beauté du village et une « bonne » partie de son centre historique. Voilà 40 ans que j’habite le Roussillon et je m’aperçois que j’ignore tout de La Palme, pourtant seulement distante d’une trentaine de kilomètres de mon domicile. Cette découverte imprévue de La Palme se résume à déambuler dans les ruelles, à regarder les monuments, Tour de l'Horloge, ancien pont-levis de Barbacane notamment, puis à les photographier mais j’imagine qu’une visite guidée de la commune aurait été préférable. Je suppose qu’elle existe. Tout en flânant dans la cité, je découvre quelques traits de peinture jaune sur certains murs mais aucun panonceau et aucune indication quand à la balade que je veux réaliser. Alors comment savoir s’il faut les suivre ? Finalement, les quelques indications que j’ai récupérées sur le Net plus le tracé urbain bien que très imprécis enregistré dans mon G.P.S me permettent de m’orienter et de m’y retrouver assez facilement. Je sors de la ville à droite de l’imposante église dédiée à Saint-Jean, d’abord par la rue Lamartine qui se poursuit sur un chemin gravillonneux encadré de cyprès. Les cyprès laissent la place à des vignobles. La vue s’entrouvre sur des paysages de garrigue. Une intersection se présente. Le Chemin des Caveaux est là, à droite comme l’indique une plaque signalétique. Le chemin file toujours entre des vignobles. Sur la droite, une petite colline où s’accrochent de superbes villas les domine. Très vite, les vignes disparaissent et un maquis typiquement méditerranéen prend le relais. Je laisse mon G.P.S allumé car l’itinéraire, au milieu d’autres sentiers possibles, devient moins évident. Le printemps est là et les fleurs de la garrigue me le font savoir. La plupart sont communes mais quelques inconnues viennent se rajouter à mon herbier photographique. Je les fige toutes dans mon numérique. Une cabane en pierres sèches est là, au milieu d’un champ amplement épierré. Je pars la découvrir mais une porte en bois en obture l’entrée. Devant la porte close, la cabane ressemble au « casot » d’un vigneron. Pourtant, il n’y a pas de vigne et les seules plantations domestiques se résument à de jeunes oliviers et à quelques cyprès. Malgré la désolation évidente du lieu, ici la vie a cours même si elle n’est que temporaire. Toutefois, une question reste en suspens : quelle activité peut-on trouver à y faire alors qu’il n’y a rien ? Du farniente ? Je ne trouve que cette explication, laquelle, il est vrai, me convient à merveilles. Je suis parti très tard et midi a déjà sonné depuis trois quarts d’heures. Une table et un banc, tous deux élevés avec d’énormes pierres, le tout bien à l’abri d’un cers rafraîchissant soufflant en direction de la mer, voilà l’endroit rêvé pour pique-niquer. Entre deux éoliennes, une buse plane dans le ciel et j’ai le vague sentiment qu’elle prend de gros risques à flirter ainsi avec les pâles. Elle vient un instant vers moi puis disparaît à jamais derrière une petite pinède. Après le casse-croûte, je prends tout mon temps et m’amuse avec mes appeaux, essayant de faire venir vers moi quelques fauvettes jouant dans les bosquets tout proches. Je repars. Le chemin passe au milieu d’incroyables amoncellements de pierres. Certains ont la forme de grands rectangles et je me demande à quoi pouvaient-ils bien servir ? Enclos à troupeaux ? Anciennes parcelles cultivées ? Le chemin s’élève régulièrement. Les panoramas commencent à se dévoiler derrière moi. À mes pieds, La Palme, si vous me permettez l’expression. Plus loin, un fragment d’étang et quelques petits bouts des Corbières, enfin rien de vraiment folichon dans un ciel devenant trop laiteux vers le sud. Beaucoup plus intéressant, ce semblant de hameau tout en pierres sèches que je viens d’apercevoir sur ma droite. J’y file sans hésiter, enjambant les buissons les plus bas et évitant les ligneux et les épineux les plus agressifs. Dans cet incroyable dédale de caillasses, je regarde constamment où je mets les pieds. Je pénètre à l’intérieur d’une cabane en pierres sèches. Oui, incroyable, ahurissant, inconcevable, monumental sont les adjectifs les plus justes pour qualifier la quantité de pierres que l’on a pu sortir de terre et entasser ici pour élever une simple petit abri d’un mètre carré tout au plus. Des murets d’une longueur invraisemblable, des tas de pierres rangées sur des mètres de haut et de large avec la précision d’un horloger, comme si de cette méticulosité dépendait la survie de ceux qui ont vécu ici. En tous cas, on ne peut être qu’émerveillé par cette architecture à la fois si colossale mais si rustique et donc l’utilité est loin d’être évidente pour le promeneur que je suis. La « capitelle » contraste bougrement avec les deux éoliennes moulinant dans son dos. J’en prends quelques photos. On dirait deux énormes sèche-cheveux et dans ce décor déjà si sec et si âpre, on aurait presque envie de crier « arrêtez de tourner ! Tout est déjà si asséché et si aride ici ! ». Après cette surprenante découverte, la suite devient plus monotone. Seules quelques fleurs nouvelles à photographier et deux pancartes de bois directionnelles balisées en jaune, les toutes premières depuis le départ, retiennent mon attention. Un joli lézard vert somnole au sommet d’un petit amas pierreux. Il détale quand je m’approche. Très vite une intersection se présente et au regard des panoramas qui s’entrouvrent, j’ai le sentiment d’en avoir terminé avec l’essentiel de la déclivité. De nombreux panonceaux de randonnées sont cloués à un poteau coiffé de la mention « Cambouisset ». Parmi tous ces panonceaux, je ne retiens que celui indiquant vers la droite : « La Palme – 6,2 km ». Un coup d’œil sur mon bout de carte au format A4 où j’ai imprimé le tracé pour constater que la large piste que j’emprunte file sur le bien nommé Plat des Graniers. C’est sur ce plateau qu’on était dressé un grand nombre d’éoliennes dans une rectitude à faire pâlir un comanche ou un apache, organisateurs d’une file indienne. Le Plat des Graniers est presque plat, il est en tous cas bien reposant. Je traverse la rangée d’éoliennes et après un virage à 90°, l’itinéraire descend vers les lieux-dits « Chante-Perdrix » et les « Trois Jasses ». Un « Chante-Perdrix » de plus si j’ose dire, après le long examen toponymique et étymologique que j’avais réalisé sur cette appellation lors de ma récente balade à « Canto Perdrix » au départ de Portel-des-Corbières. Ici, je retrouve quelques vignes mais mon attention est surtout captivée par une quantité incroyable d’iris nains de toutes les couleurs. Il y en a des bleus, des jaunes et des blancs, et à ce parterre déjà bien coloré, viennent s’ajouter de nombreuses tulipes sauvages orangées et de minuscules ophrys. Je laisse sur ma gauche une carrière aux monceaux de minerais chamarrés eux aussi. Désormais la descente s’accentue avec de jolies vues en balcon sur la mer, les salins et l’Etang de La Palme. Debout sur leurs planches, quelques fans de glisse « kitesurfent » sur une eau d’un bleu grisâtre. Un panonceau directionnel me stoppe net dans cette descente pourtant rectiligne et m’indique de partir à droite. J’observe mon G.P.S et c’est également la direction à prendre. Je sors mon bout de carte pour constater que le tracé fait le tour d’une modeste colline intitulée « Les Cortals d’Aval ». Comme je le fais le plus souvent, je ne déroge pas à la randonnée proposée et au tracé enregistré dans mon G.P.S me disant qu’il y a sans doute un intérêt à rallonger le parcours en passant par là. En réalité et or mis un petit circuit de gymkhana et de moto-cross sans grand intérêt, la seule importance que je trouve à cette boucle autour des Cortals d’Aval se sont les belles vues plongeantes sur La Palme. Je pense d’ailleurs que cet itinéraire un peu plus long ne sert qu’à ça : voir La Palme dans sa globalité. Depuis le chemin, on embrasse toute la cité mais dans le ciel blafard qui prédomine, cette succession et ce déploiement d’habitations et de bâtiments n’ont sans doute pas le même attrait que sous un ciel bleu et pur. Un peu plus loin encore, je retrouve les belles vues sur l’étang et les quelques kitesurfs glissant dans le vent. Bien trop loin pour être photographié convenablement, un groupe de flamands roses a trouvé refuge dans le petit bassin paisible d’un grau. J’ajuste mes jumelles pour les voir plonger sans cesse et jusqu’au cou leur long bec dans l’eau trouble et la vase à la recherche d’un peu de nourriture. Plus près de moi, deux gros oiseaux s’envolent en poussant des jacassements aigus et vont se poser dans un petit bosquet de pins tout proche. En zoomant avec mon numérique, je reconnais des coucous geai déjà observés lors d’autres randonnées. Après cette jolie découverte et sans trop m’en rendre compte, j’ai atteint le quartier Saint-Vincent. J’y découvre une croix au pied de laquelle claudique un étonnant cormoran. Ce matin, j’avais déjà été surpris de voir un goéland en plein centre ville mais là, je l’avoue, cette nouvelle présence ornithologique me surprend encore plus. Avec sa démarche oscillante et nonchalante, j’ai le sentiment que l’animal est blessé et je tente de m’en approcher. Mais non, il s’envole sans problème alors que je suis à moins d’un mètre de lui. Une fois sur le Chemin de Saint-Vincent, je comprends mieux cette présence que j’ai pensé singulière sur l’instant. Ici s’écoule un petit ruisseau où barbotent de nombreux colverts. J’y découvre même une Aigrette garzette bien occupée à chercher pitance et apparemment peu inquiète de ma présence. Le ruisseau alimente de vieux lavoirs puis son chenal se poursuit vers l’étang. Le Chemin du Lavoir m’amène vers le magnifique Square Désiré Pech. Avec son joli étang et son vieux moulin de la Peïssero, c’est bien plus qu’un simple square ou qu’un simple jardin public. J’en fais le tour et profite de sa quiétude pour finir les restes de mon casse-croûte assis sur un banc. Quelques colverts ont déjà trouvé un intérêt à s’approcher de moi mais ils arrivent trop tard, je n’ai vraiment plus rien à leur donner à manger. Il est 16h30. Je laisse les palmipèdes de La Palme à leur fringale. De coup, ils repartent palmer. Peut-être est-il temps de rejoindre ma voiture ? Mais où est-elle au juste ? Une fois encore mes pérégrinations dans les ruelles m’entraînent vers le centre-ville où je retrouve tous les monuments découverts ce matin plus quelques autres comme l'église Saint-Jean et le château. Décidément, j’aime bien La Palme et cette cité mérite une visite plus approfondie. Et puis quand on est randonneur, comment ne pas aimer une commune où il existe un « Chemin des Poutous » ? Des poutous, en voilà justement ! Un couple de tourterelles s’embrasse à pleine bouche. Enfin, plutôt à plein bec ! Pas de doute, le printemps s’installe ! Concernant mes connaissances de la ville, je me dis que dans l’immédiat je me rattraperais en compulsant la riche documentation que je trouverais probablement sur Internet même si je reste persuadé que le faire au préalable aurait été plus judicieux. Finalement, ma voiture est là sur le parking de la place des Palmiers. Palmiers, La Palme, une cité pleine de palmipèdes, y aurait-il un quelconque rapport toponymique (*) ? Je me dis qu’en rentrant à la maison, il faudra que je pense à vérifier tout cela aussi. Telle qu’expliquée ici et incluant toutes les « sorties de piste » et mes divagations dans les ruelles, cette Boucle de La Palme a été longue de 11,460 km pour un dénivelé de 101 mètres. Les montées cumulées ont été de 253 mètres. Sur la plupart des sites Internet et certains topo-guides, elle est donnée pour une distance de 9,5 km et réalisable en 2h30. Comme toujours, j’en ai mis presque le double mais alors que de jolies choses entrevues ! Carte 2547 OT Durban – Corbières – Leucate – Plages du Roussillon Top 25.

    (*) Toponymie de La Palme : le nom daterait du 4eme ou 5eme siècle et aurait pour origine le retour de pèlerins en provenance de Jérusalem. Ces derniers avaient pris l’habitude de revenir de la Terre Sainte avec une branche de palmiers à la main. Cette palme dite « palme de Jéricho » était la preuve la plus éclatante et la plus glorieuse de leur pèlerinage et bien évidemment ils étaient fiers de la mettre en exergue auprès de ceux qui étaient restés au pays. La meilleure manière de se prévaloir de cette fierté était de déposer « la palme » sur l’autel de la paroisse lors d’une cérémonie religieuse ou d’une procession. De cette coutume qui ne concernait que quelques personnes, les pèlerins revenant d’Orient,  la population autochtone se serait mise à les appeler les « Paulmiers » ou les « Paumiers », le nom variant selon les régions. S’installant et faisant souche dans ce secteur de l’Aude, cette appellation aurait fini par donner le nom de « Palman » à un embryon de cité, cité qui par la suite serait devenue « La Palme » au fil du temps.

     

     

     

     


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  • Il y a quelques jours, une amie « blogueuse » m’avait demandé si mon prochain coup de gueule porterait sur le burkini et je lui avais répondu que non. A vrai dire, le sujet ne m’a jamais vraiment intéressé et de ce fait, je n’avais pas trop envie d’en parler. Je mettais le burkini sur le même plan que la déchéance de nationalité pour les terroristes à savoir que je m’en « tamponne le coquillard » et que tous ces débats autour de ces sujets me paraissent plus que puérils. Puis ma cousine m’a envoyé une photo aujourd’hui même. Sur le moment, j’ai cru à un hoax. C’est quelquefois le cas. Alors, j’ai vérifié la véracité de cette simple photo sur laquelle on aperçoit un panneau d’information écrit à la fois en arabe, en français et en anglais et sur lequel on peut lire « Accès piscines – pour raisons d’hygiène – maillots de bain strictement obligatoires » puis tout en bas, « burkini (maillot de bain océanique) interdit ». Cette interdiction est agrémentée du fameux pictogramme d’interdiction et dans le cercle rouge barré, on aperçoit le dessin stylisé d’une femme en burkini.

    Itsi bitsi petit burkini

    La vérification que j’ai faite sur Internet m’a confirmé que cette photo avait bien été prise dans le plus grand parc aquatique de Marrakech, à savoir au célèbre « Oasiria » que tous les touristes connaissent bien désormais.

     

    Alors bien évidemment, cette photo et la confirmation de son authenticité m’ont quelque peu interpellé « Comment une vêtement destinée aux femmes musulmanes reconnu comme légal par notre Conseil d’Etat et ne semblant pas posé de problèmes particuliers à ce dernier peut-il être frappé d’interdiction dans un pays musulman ? »  Comment un maillot de bain présenté comme « une provocation symbolisant la volonté de l’islam radical de s’imposer dans l’espace public » par notre premier ministre Valls peut-il être interdit au Maroc pour de simples raisons d’hygiène (et donc de bon sens) et autorisé en France malgré des arrêtés municipaux dont certains vont dans le même sens, à savoir l’hygiène ? Comment dans un  parc aquatique marocain peut-on interdire les burkinis alors que les Center Parcs français les autorisent ? Voilà quelques interrogations que l’on peut se poser après le buzz que le burkini a suscité en France. Il y en a sans doute bien d’autres.

     

    Alors le burkini, c’est quoi au juste ? Un simple maillot de bain ? Une provocation de plus de l’islam radical ? Un simple symbole religieux de plus ? Une idée des fondamentalistes musulmans pour autoriser leurs femmes à aller se baigner ? Le produit d’une islamophobie excessive ? Une atteinte à la liberté de la femme ?

     

    Je vous laisse le soin de répondre à toutes ces questions car après tout, un blog c’est fait pour ça : pour dialoguer et le cas échéant pour donner son point de vue.
     

    Moi, mes idées sont assez simplistes en la matière et mon athéisme et mon côté cartésien y sont sans doute pour beaucoup : Je suis pour la liberté de la femme. Je ne suis pas pour que l'on enferme les femmes dans des carcans ou dans des bocaux de formol et ça quel que soit le motif, religieux ou pas. On parque des personnes qui portent des "burkunus" c'est à dire des naturistes dans des lieux bien spécifiques et peut-être faudrait-il faire de même pour les personnes qui vont à la plage trop habillées ? J'aime bien le bikini quand il est bien porté et quand il est moins bien porté, à la limite personne ne m'oblige à regarder ! C'est à peu près tout !

     

    Enfin tout ce tintamarre me rappelle avec humour une bien jolie chanson que Dalida chantait dans ma jeunesse.

    Elle s’intitulait « Itsi bitsi petit bikini » et j’ai décidé d’en faire une version beaucoup plus d’actualité :

    Alors voilà les paroles de « Itsi bitsi petit burkini »

    Sur une plage il y avait une belle fille
    Qui avait peur d'aller prendre son bain
    Elle craignait de quitter sa cabine
    Elle tremblait de montrer au voisin
    Un deux trois elle tremblait de montrer quoi ?

    Son petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, burkini
    Qu'elle mettait pour la première fois
    Un itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, burkini
    Un burkini rouge et jaune à p'tits pois
    Un deux trois voilà ce qu'il arriva

    Elle ne songeait qu'à quitter sa cabine
    Elle s'enroula dans son peignoir de bain
    Car elle craignait de choquer ses voisines
    Et même aussi de gêner ses voisins
    Un deux trois elle craignait de montrer quoi ?

    Son petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, burkini
    Qu'elle mettait pour la première fois
    Un itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, burkini
    Un burkini rouge et jaune à p'tits pois
    Un deux trois voilà ce qui arriva

    Elle doit maintenant s'élancer hors de l'ombre
    Elle craint toujours les regards indiscrets
    C'est le moment de faire voir à tout le monde
    Ce qu'il la trouble et qui la fait trembler
    Un deux trois elle a peur de montrer quoi ?

    Son petit itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, burkini
    Qu'elle mettait pour la première fois
    Un itsi bitsi tini ouini, tout petit, petit, burkini
    Un burkini rouge et jaune à p'tits pois

    Si cette histoire vous amuse
    On peut la recommencer
    Si c'est pas drôle on s'excuse
    En tout cas c'est terminé

     

    Un peu d’humour n’a jamais tué personne….enfin je crois……

     

     

     

    Un peu d’humour n’a jamais tué personne….enfin je crois……


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  • LES CONTREFORTS DES MONT TAUCH depuis Maisons... par jullie68

    Diaporama sur des musiques jouées à l'harmonica par Mimid Allouat

    Les Contreforts des Monts Tauch depuis Maisons (Aude)

     

    Les Contreforts des Monts Tauch depuis Maisons (Aude)


     

    Cette randonnée que je vous conte ici, je l’ai trouvée sur l’excellent site Internet « Visirando » sous la dénomination « Les Contreforts du Mont Tauch ». Ma version est un peu personnelle car j’y ai rajouté une courte variante. Dans des versions quasi identiques à celle de Visirando, certains topo-guides la proposent sous l’intitulé « Balades à Maisons » ou « Autour de Maisons », Maisons étant la petite commune audoise servant de ligne de départ. Toutes ces appellations sont justes mais n’ont pas mon entière adhésion. Je m’en explique. Je n’aime pas les appellations « Balades à Maisons » ou « Autour de Maisons » car je trouve que ça fait un peu « tour du pâté de maisons », ce qui n’est pas vraiment le cas. En effet, avec ses 20 km de distance, cette randonnée est plutôt longue. Quand à la désignation « Les Contreforts du Mont Tauch », elle me paraît bien trop réductrice car elle ne correspond pas à la réalité du parcours, l’itinéraire étant très loin de se cantonner aux flancs de cette montagne audoise. Personnellement, je préfère ma version plurielle « Les Contreforts des Monts Tauch », même si elle peut paraître tatillonne. En effet, si l’on prend un recul suffisant en regardant la carte I.G.N, on constatera qu’il y a en réalité deux « Mont Tauch ».  Le premier se trouve au sud-est de Maisons. C’est la notoire Montagne de Tauch, longue plate-forme calcaire avec son point culminant le Pech de Fraysse situé à 916,5 mètres d’altitude. Si je dis notoire c’est parce que la crête de cette montagne est bien connue des randonneurs car on y trouve aussi l’Enseigne plus communément appelée la Tour des Géographes qui se dresse à 878,5 mètres. Ce sommet est célèbre pour avoir été jadis un jalon sur la Méridienne de France. Il est désormais occupé par une imposante antenne de télécommunications et de nombreuses éoliennes. Cette Montagne de Tauch offre d’incroyables panoramas à 360° et de ce fait, elle est devenue une incontournable randonnée pour de nombreux clubs de marche. Dans mon blog, j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer une balade à la Tour des Géographes au départ de Padern. Le deuxième « Montauch » est une petite colline se trouvant au nord de Maisons à l’altitude de 599,4 mètres. En réalité, elle est dans le périmètre de la commune de Palairac. La boucle proposée sur le site Visirando file vers cette colline, s’approche d’un de ses flancs mais n’y va pas réellement. Moi, je suis allé découvrir cette colline car j’avais lu sur Internet qu’il s’agissait d’un haut-lieu de l’exploitation minière audoise. Vous noterez la nuance dans la manière d’écrire « Montauch », et pour cause,  cette seconde dénomination serait apparemment une erreur des géographes de l’I.G.N. Ils ont écrit « Montauch » au lieu de « Monthaut », la « montagne haute ». L’erreur reste néanmoins excusable car la toponymie du mot « Tauch » aurait pour origine la racine indo-européenne « kuk/tsuk » dont les nombreux dérivés oronymiques « tuc/tous/tos/taus », pour n’en citer que quelques uns,  signifient plus simplement  « une tête », « un sommet », « une hauteur », « une élévation ».  Je m’engouffre donc dans ce minuscule lapsus comme dans une brèche pour mettre au pluriel l’intitulé de ma balade puisque j’ai largement emprunté les contreforts de ces deux « monts ».

    A Maisons, le départ de cette longue boucle démarre indifféremment depuis la place du village ou du plan d’eau, la distance les séparant s’effectuant de toute manière soit au départ soit au retour. Personnellement, j’ai choisi le plan d’eau où sans problème, j’ai pu laisser ma voiture. Il faut dire qu’à l’instant même où je traverse Maisons, un groupe de randonneurs vient de démarrer du village. Ils ne me rattraperont jamais mais je fais en sorte qu’il en soit ainsi car je les trouve bien trop bruyants à mon goût. Aujourd’hui, je suis seul et j’ai envie de marcher avec sérénité et dans la discrétion des bruits de la nature. Le départ s’effectue face à un jeu d’enfants. J’emprunte la large piste qui monte à droite de l’étang et d’emblée j’accélère le pas. Je ne flâne pas comme je le fais d’habitude et je garde le même rythme soutenu assez longtemps. Je commence vraiment à lambiner dés lors que le son de mes bruyants condisciples s’est suffisamment estompé. Finalement, les voix disparaissent à jamais de mon radar auditif au moment même où je laisse sur ma droite le dôme boisé du Montrouch. Une demeure en pierres joliment restaurée trône à son sommet. Sans doute s’agit-il de la bergerie mentionnée sur la carte. La documentation que j’ai pu lire de ce lieu, semble-t-il privé de nos jours, raconte que cette bergerie a été élevée avec les pierres d’un vieux château médiéval dont il ne reste presque plus rien aujourd’hui. Ce château, que l’on retrouve dans un texte de 1208 sous le nom de « forçia du Mont Rubeo », le « fort du Mont Rouge » avait été édifié ici en 1170 par Pierre-Olivier, seigneur de Termes. Comme de nombreux autres fortins, au nombre de 28 selon les historiens, celui-ci était là pour défendre une fraction du puissant territoire de cette dynastie seigneuriale. Les seigneurs de Termes ont régné sur plus de 70 villages et hameaux et ont dominé pendant presque trois siècles toute cette partie des Corbières. Voilà pour la petite histoire de Montrouch. Le balisage est jaune mais parfois peu visible, alors par sécurité j’allume mon G.P.S et me fie à la fois au trajet Visirando que j’ai enregistré mais aussi à celui du terrain. Une fois encore, j’ai le nez creux car le trajet « Visirando » s’avère faux à l’endroit même qui est indiqué comme étant l’intersection de ce P.R avec le célèbre G.R.36. Quoi qu’il en soit, le G.P.S n’est pas totalement superflu car le parcours en question n’est pas spécialement bien balisé même si l’on y trouve quelques cairns et des rubans attachés à quelques branches. Les chemins de traverse sont suffisamment nombreux sur toute cette boucle pour que l’on puisse s’égarer avec ou sans étourderie. Au départ, l’itinéraire s’élève régulièrement, passe de l’altitude de 296 mètres au plan d’eau à celle de 620 mètres à l’intersection avec le G.R.36. Normal car il file droit vers les contreforts de la Montagne de Tauch. Ici, la longue table calcaire que l’on est habituée à voir depuis son versant oriental, c'est-à-dire du côté de Tuchan, ressemble à une colline oblongue profusément boisée d’une forêt olivâtre dans le moindre de ses interstices. Sur sa crête, les ailes blanches et tournoyantes de nombreuses éoliennes se détachent en gobant une douce tramontane. Bien trop douce en tous cas, car elle éprouve les pires difficultés à se débarrasser des gros cumulus qui arrivent sans cesse du nord. Sur ce tronçon, or mis de superbes panoramas sur tout le secteur mais surtout vers le Canigou et le Bugarach, tous deux encore bien enneigés, pas grand-chose à mettre dans le ventre de ma carte mémoire photographique. La plus belle image reste néanmoins le château de Quéribus, bastion inexpugnable, qui apparaît comme posé sur le flanc d’un Canigou opalescent. Ici, pas encore de papillon, peu de fleurs et peu d’oiseaux dans cette garrigue méditerranéenne mais subissant des influences montagnardes certaines. Je m’ennuie un peu car je m’attendais à trouver une faune et une flore un peu plus visibles. Ces absences ont-elles un rapport avec la présence désagréable d’une ligne électrique à haute tension traversant tout le décor ? Heureusement, la suite va être un peu plus généreuse. Le tracé Visirando étant faux, il me faut marcher plus de 800 mètres de mieux pour trouver la bonne intersection avec le G.R.36, de manière quasi rectiligne il est vrai. Là, je découvre les premiers panonceaux directionnels depuis le départ. Le traditionnel balisage blanc et rouge du G.R file à droite vers le « Sommet du Tauch » et à gauche vers le « Col de la Garde ». Cette dernière direction est la bonne et j’en profite pour souffler un peu car le sentier est plutôt bon et plat sans réelle déclivité or mis un tout petit mamelon à franchir au pied du Pech de la Gardiole. Ce mamelon représente le point culminant de cette balade à 638 mètres d’altitude. Sur deux kilomètres environ, ce sentier file en balcon au dessus de Maisons, de son beau vallon et de ses sombres forêts, puis c’est une descente un peu scabreuse car caillouteuse, argileuse et ravinée vers la Serre de Barbaza. Là, je retrouve une nouvelle piste forestière et un second lot de panonceaux : « Notre-Dame de Faste » à droite et « Maisons » à gauche. Je tourne à gauche en empruntant cette agréable et large piste qui file au milieu des magnifiques et embaumantes bruyères arborescentes. Magnifiques et embaumantes car amplement garnies de jolies gerbes de fleurs blanches en cette saison. Le Col Lemercier est atteint. Je ne m’y attarde pas car il est encombré d’un colossal pylône à haute tension. Le seigneur Canigou avec sa cape blanche apparaît presque ridicule entre les pieds de ce géant d’acier. Cette curieuse image donne l’impression d’une lutte inégale entre une affreuse et gigantesque modernité et une beauté sauvage qui serait réduite à une portion congrue. Heureusement, pour avoir gravi le Canigou l’an dernier, je sais qu’il n’en est rien. L’électricité passe partout y compris à travers la splendeur, la dénaturant au passage mais je sais que sans elle, je n’aurais pas pu écrire ce récit et qu’il n’y aurait pas de blog. J’oublie rapidement le géant d’acier en lui tournant le dos. Je descend en pente douce vers un autre col, celui de Ferréol, guère plus intéressant puisque exclusivement asphalté car à l’intersection des départementales D.39 et D.123. Je traverse le carrefour où seule une étonnante stèle en forme de montjoie annotée de difficiles inscriptions ralentit ma marche en avant. Je n’en comprends pas exactement tout le sens mais il y est question d’une donation avec le mot « donne », d’un « mestre Jean », de « Jésus de Nazareth » et d’une date : « 1862 ». La suite de la direction à prendre, je la trouve sur mon G.P.S et c’est très clairement la même que celle d’un panonceau annonçant « G.R 36 – Palairac ». Une large piste débute mais je la quitte presque aussitôt par la gauche car d’autres panonceaux se présentent. Ils se suivent et se ressemblent : « Villerouge - Palairac » toujours avec la fameuse empreinte blanche et rouge propre aux G.R. Je quitte le large chemin au profit d’une sente qui s’élève doucement laissant entrevoir de nouveaux panoramas. La Montagne de Tauch est désormais derrière moi et je file vers l’autre Montauch, le faux, l’usurpateur de patronyme. Toujours bien estampillé de blanc et de rouge, l’itinéraire jusqu’au Col de Couise devient plus évident et sans réelle difficulté. J’ai éteint mon G.P.S. Je le rallume en arrivant au col car là et comme prévu, je dois filer vers les contreforts du deuxième Montauch, en réalité le Monthaut si j’en crois l’excellent site Internet consacré aux mines de Palairac. Je suis là pour ça, pour découvrir une partie des anciennes mines de ce village audois avec l’espoir de compléter ma collection de « pierres » de quelques jolis fragments de minerais. Je suis pétrophiliste ou pétrophile. Enfin, j’ai à la fois l’espoir d’en trouver et d’apercevoir quelques vestiges car il se dit que dans ce secteur, certains filons auraient été déjà exploités par les Maures, les Romains et peut-être même par les Gaulois, sans compter tous les autres qui ont suivi. Parmi ces filons, du fer bien sûr mais aussi de l’argent, de l’or, du cuivre, du plomb et quelques autres minerais bien précieux comme de l’antimoine ou de la barytine et bien d’autres encore qu’il serait trop fastidieux de citer ici. Des roches si précieuses, que toutes ces mines ont été depuis toujours source de conflits entre les différents seigneurs locaux, les Termes et les moines de l’Abbaye de Lagrasse notamment. Elles ont même servi de monnaie d’échange dans des traités royaux. Le large chemin que j’emprunte est bon et agréable car il domine amplement toute la région. C’est d’ici que les paysages sont les plus aériens. J’en profite pour m’arrêter et déjeuner, assis sur une pierre au bord du chemin, les jambes ballantes au dessus d’un modeste vide se terminant par la dense canopée de quelques feuillus. Apparemment, les passereaux sont bien plus présents sur ce Montauch-là.  En tous cas, ils en passent beaucoup au dessus de ma tête mais peu semblent vouloir s’arrêter dans le bois avoisinant. Je photographie néanmoins deux ou trois oiseaux sans doute plus sédentaires. Au loin, je constate que la Montagne de Tauch, la bien nommée, a retrouvé sa forme tabulaire si coutumière. Seule déception, les mines que je découvre après le pique-nique ne sont pas à la hauteur de mes espérances, en tous cas par rapport à ce que j’avais pu en lire. J’avais lu qu’il y avait en son temps 71 zones d’extraction à ce « Monthaut » et je ne découvre qu’une ou deux mines à ciel ouvert, un petit aven et une galerie au bord du chemin dans laquelle je n’ose guère m’engouffrer car la plupart des étaies gisent à terre. Quand aux échantillons de minerais que j’avais espoir de rajouter à ma collection, je ne trouve rien de vraiment folichon. Un seul bonheur dans ce monde souterrain peu attractif avec la présence d’un couple de chauve-souris que je peux photographier car elles semblent encore en hibernation et peu effarouchées de ma présence. Le chemin paraît faire le tour de la colline mais finalement je trouve une petite sente qui semble vouloir m’entraîner vers le sommet. La sente ressemble à un véritable labyrinthe encadré de hauts buis. J’ai la crainte de m’y perdre mais le désir de découverte est plus fort. Après maints zigzags dans un bois très touffu, le dédale se termine près d’un minuscule « barrenc » rempli d’une eau très claire et au dessus d’un aven bien plus profond et caverneux que le premier. Enfin, bien trop profond pour moi ! Je n’envisage pas une seule seconde d’y descendre car j’estime que ça ne serait pas bien prudent. De toute manière, j’angoisse déjà à l’idée de faire demi-tour et de me retrouver face à face avec ce sous-bois compliqué qui m’a mené jusqu’ici. Finalement, plus de peur et aucun mal car je retrouve assez facilement l’itinéraire pris à l’aller. Seul vrai intérêt à ce deuxième Montauch, outre les paysages aériens, une laie et ses trois rejetons que j’ai dérangés mais qui sont venus s’inscrire dans mon bestiaire photographique. Après cette virée vers ce dernier contrefort, je retrouve le G.R 36 au col de Couise puis à nouveau la D.39. Une fois encore, et pour la continuité et l’orientation du parcours, je fais confiance au tracé Visirando que j’ai également imprimé sur un bout de carte I.G.N. Le tracé édité est très clair, il me faut descendre la D.39 vers la gauche jusqu’au col de La Bousole. Sur la route bitumée, une jolie paroi rocheuse creusée d’excavations freine mon ardeur. Il s’agit d’anciennes carrières des 18 et 19eme siècles. Dans la cavité, l’eau a fait son œuvre sous la forme de quelques charmantes draperies et pétrifications diverses. Je les photographie puis je ramasse quelques fragments cristallisés gisant à terre au milieu des éboulis. La D.39 puis un chemin tracé sur mon bout de carte m’emmènent directement hors boucle vers la mine de La Canal. Au passage, j’aperçois la galerie de la mine de l’Aiguille fermée par une grille. Il en va de même pour celle de La Canal qui se résume à une galerie d’exhaure qui est donc commune avec le lit d’un ruisseau, celui de Canal. Cet aller-retour depuis le col de la Bousole est presque inutile et peu enrichissant car toutes ces galeries souterraines sont fermées par des grilles et donc inaccessibles par mesures de sécurité. Alors je râle un peu car il se dit qu’elles sont bien conservées malgré une exploitation vieille de 2000 ans mais finalement je comprends que la sécurité soit prioritaire. Ne pourrait-on pas les sécuriser et être ainsi en mesure d’organiser des visites touristiques au moins pour les randonneurs de passage ? Au retour, j’oublie le bitume de la D.39 au profit d’un large chemin qui s’enfonce et descend dans une forêt de grands résineux. « O.N.F - Forêt Communale de Maisons » indique un panneau à l’orée de celle-ci. De gros bolets biscornus et jaunes y poussent à profusion mais il y a d’autres champignons, des blancs notamment, peu engageants car trop flasques mais presque aussi volumineux que les jaunes. Or mis de les cueillir en photos et d’en chercher leurs noms sur Internet ou dans des guides spécialisés, les champignons ne m’intéressent guère à cause de leur dangerosité. Il faut avoir un Q.I de 200 pour arriver à tous les connaître et surtout à différencier les comestibles des toxiques, raisons pour lesquelles les gens ramassent toujours les mêmes. Je préfère nettement découvrir le patrimoine même s’il est vétuste comme c’est le cas ici. Pour cela, il n’est pas rare que je quitte l’itinéraire principal. Ici par bonheur et comme dans toute cette région, les vestiges miniers et ceux de vieilles bergeries sont presque aussi nombreux que les champignons. Au sein du Plan Pastou, entre Sarrat de la Saquette boisé d’un côté et Coume de l’Ausi verdoyante de l’autre, je prends enfin plaisir à divaguer sous l’ombrage d’immenses conifères. Malheureusement l’ombre ne dure pas, pas plus que mes divagations car elles ont la fâcheuse propension à rallonger une balade déjà suffisamment longue. Quand le soleil se remet à darder, je découvre très singulièrement un grand boqueteau de mimosas en fleurs, sans doute le reliquat d’une ancienne plantation qu’un vieux berger du coin ou peut être un mineur avait planté car il aimait les arbres fleuris. Les paysages s’entrouvrent de nouveau, toujours vers la Montagne de Tauch et ses éoliennes. Je les aperçois alignées sur sa crête comme de grands ventilateurs blancs. En tous cas, l’air qu’elles brassent n’arrive pas jusqu’à moi et c’est sous une chaleur suffocante pour la saison que je descends vers la Bergerie de Courdure. La bergerie que je découvre est un joli mas au bord de la D.123. Ici commence la partie la plus laborieuse de cette randonnée car la D.123 menant vers Maisons se confond avec la fin de cette boucle soit 2,5 km d’asphalte avant de retrouver ma voiture au plan d’eau. Par bonheur, quelques fleurs, des passereaux et un rapace ainsi qu’un inattendu mausolée ont la délicatesse de divertir mon esprit et mon appareil photo sur cette portion tout en descente. Je retrouve le hameau pour une rapide visite mais autant l’avouer le plan d’eau reste sa partie la plus captivante. « Pêche autorisée, baignade interdite » annonce une grande pancarte. J’en suis presque à regretter que ce ne soit pas le contraire tant je finis tout en sueur cette longue randonnée. J’envie le colvert qui y barbote nonchalamment. Il vient vers moi et caquette à tout va, en me regardant dans l’attente d’une offrande. Il a de la chance ce colvert car un paquet de « Petit Beurre » encore intact dort au fond de mon sac à dos. Le colvert est gourmand et moi aussi. A nous deux, le paquet passe à la trappe de nos becs respectifs. Mais le « Donald Duck Maisons » peste quand j’arrête mes largesses et me le fait savoir en se mettant debout et en battant violemment des ailes. Je laisse le canard capricieux à ses fantaisies et je termine la balade par le tour du plan d’eau qu’alimente le petit Ruisseau des Bacs. Le canard continue de me suivre mais finit par comprendre que le « resto » est définitivement fermé. Après cette longue balade sous un chaud soleil, heureusement pas toujours présent car parfois dissimulé derrière de gros nuages, ce dernier tour est rafraîchissant car je peux tremper mes pieds dans l’eau froide du ruisseau. Telle qu’expliquée ici, cette randonnée a été longue de 20,800 km pour des montées cumulées de 1.200 m, chiffres extraits de mon G.P.S. Bonnes chaussures de marche, eau et alimentation en quantité suffisante sont recommandées sur ce parcours et ce d’autant si vous y allez un peu plus tard dans la saison. N’oubliez votre obole pour le canard, il sera peut être encore là aux beaux jours ! Il est capricieux mais si beau avec son col vert si rutilant ! Carte IGN 2447 OT Tuchan – Massif des Corbières Top 25.

     


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