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    LE CHEMIN DES FRENES URBANYA par jullie68
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    Voilà maintenant quatre ans que j’ai acheté une petite maison à Urbanya et de ce fait, j’arpente régulièrement cette contrée. Dans ce blog, j’ai déjà eu l’occasion à maintes reprises de vous expliquer quelques itinéraires tournant autour de ce pittoresque petit village du Haut-Conflent. Encore très récemment, je vous ai conté une longue et belle balade jusqu’au bien notoire Refuge de Callau. Je pensais avoir fait le tour des principaux sentiers mais comme ma curiosité est presque sans limite, j’en découvre parfois de nouveaux. C’est le cas de ce Chemin des Frênes ou Cami de les Freixes dont j’ai trouvé le nom sur la carte cadastrale du village. Une balade plutôt courte n’excédant pas 6 km mais pleine d’imprévus et de découvertes. Des chemins qui se perdent dans les bois, j’en ai également trouvé, des sentiers oubliés et sans réelles issues mais encadrés de murets en pierres sèches aussi, mais celui-ci, qui à la particularité de courir sous les frênes et d’être « creux » dès le départ m’a paru bien plus longtemps praticable alors je m’y suis engagé pensant qu’une jolie randonnée y était réalisable. Elle le fut mais au prix de quelques errements qui au fil du temps ont pris des allures de plaisirs et d’aventures car finalement j’y ai fait de nombreuses découvertes et en plus j’ai réussi à en faire une boucle me ramenant vers Urbanya. Je suppose que cette accessibilité, je la dois aux chasseurs, principaux arpenteurs, qui n’oublient pas de temps à autres, de débroussailler les chemins pour accéder à leurs territoires fétiches où viennent s’égayer sangliers, chevreuils et autres cervidés mais je la dois aussi à tous les bovins laissés en liberté qui creusent des petites sentes et de ce fait ouvrent des nouveaux passages dans les endroits les plus inattendus. Sur ces terres oubliées depuis longtemps mais bâties de multiples vestiges agropastoraux, le plus souvent en terrasses en raison de la déclivité, des hommes courageux cultivaient autrefois des céréales, des pommes de terre et des vergers. Ici, au temps jadis, la forêt était peu présente et même si aujourd’hui, on imagine avec peine cette idée, quelques ancestrales photos retrouvées au fond de vieux greniers sont là pour prouver cette absence.  On est d’autant plus conforté dans cette idée, que plus l’on avance dans la balade plus les vestiges du temps passé y sont nombreux malgré une végétation qui s’épaissit. De ce fait, la faune pense y être en sécurité car désormais la forêt a tout envahi et notamment les frênes qui sont de très loin, les arbres les plus communs dans cette partie nord-ouest du village. Mais, quand la chasse rouvre, tous ces animaux deviennent des  gibiers et en sont pour leur frais. Cette terre qu’ils pensent avoir reconquise aux hommes devient trop souvent leur nécropole.  Puis la chasse s’arrête, les chemins s’embroussaillent de nouveau,  alors ils reviennent s’abreuver à la rivière. Car pour tout vous dire, ici au milieu coule la rivière. La rivière d’Urbanya, c’est le point central et le fil conducteur de cette balade, alors quand le chemin se perd, il faut la garder en repère et descendre vers elle, pour retrouver sur son autre rive, la suite de l’itinéraire.  La rivière d’Urbanya est le principal ruisseau mais il est alimenté par de multiples correcs secondaires descendant des montagnes les plus élevées formant un cirque autour du vallon : pic de Portepas, pic del Torn, roc de Peyrefite, pic Lloset, etc.…. Tous ces sommets, j’ai déjà longuement expliqué comment les gravir et parvenir à leur pinacle. Alors bien sûr, tout démarre du village où l’on laisse sa voiture sur le vaste parking. On enjambe le petit pont sur la rivière et l’on poursuit devant la mairie jusqu’au pont suivant. Là, commence, le chemin de Las Planes (les plaines), longeant toujours la rivière. On va suivre ce chemin sur une centaine de mètres et jusqu’au moment où le bitume disparaît. Nous avons presque atteint les dernières maisons du village et devant elles, le chemin amorce un virage sur une piste désormais terreuse. Ici, on prête attention car juste après ce virage, un autre chemin bien plus herbeux cette fois file à main droite. On l’emprunte mais presque aussitôt on le quitte pour un étroit sentier qui, sous des noisetiers, descend vers un petit ruisseau. Le sentier passe sous le tronc d’un énorme bouleau que les éléments naturels ont presque couché de manière horizontale. Le Correc de l’Hort, c’est le nom du ruisseau, est enjambé. On se faufile au travers d’un passage anti-animaux et l’on poursuit désormais sur un chemin creux. C’est notre Chemin des Frênes ou Cami de les Freixes. Les frênes, il suffit de lever la tête pour en constater l'étonnante présence. Si en Conflent, le frêne ne représente que 7 à 8% des arbres et n’arrive qu’en 4eme position au niveau des feuillus, après les chênes verts et pubescents et les hêtres, ici, dans ce secteur, ils sont légions. Ici, pour l’essentiel, il s’agit du Frêne élevé ou Frêne commun ou Fraxinus excelsior pour les érudits de botanique et pour tous ceux aussi qui ne veulent pas que le latin disparaisse à jamais de nos écoles. Dans d’autres régions, il est connu sous d’autres dénominations comme le Grand Frêne ou Frêne à feuilles aiguës ou bien encore le « Langue d’oiseau » ou le « Quinquina d’Europe ». Ce dernier nom est donné à un vin que l’on peut réaliser en faisant macérer son écorce. Quelque soit le nom et bien qu’il existe plusieurs espèces, ici c’est toujours le même arbre et il peut atteindre 40 mètres de haut mais avec un tronc dont la circonférence restera toujours modeste et d’un mètre au maximum pour les plus vieux d’entre eux. Au départ de la balade, seuls quelques rares merisiers arrivent à les concurrencer mais plus l’on monte en altitude et plus la diversité s’intensifie avec d’autres feuillus mais en quantité négligeable (érables, acacias, châtaigniers, saules, aulnes, etc.…) Plus haut encore, quelques pins à crochets et d’autres résineux vont peu à peu se mêler à la lutte de cette épaisse canopée.  Le frêne, lui, va rester néanmoins très présent d’abord parce qu’il s’agit d’un arbre qui aime la lumière et l’eau, mais qui s’adapte aussi et très vite à tous les terrains. Il a en outre d’étonnantes facilités à coloniser presque tous les types de sols et une aisance à se régénérer grâce à ses samares que le vent emporte. De plus, il drageonne couramment à partir d’une souche coupée et développe un système racinaire très étendu.  Ici, au dessus d’Urbanya, si on le trouve en grande quantité, c’est parce qu’il fut un temps où ses qualités étaient reconnues comme bien plus importantes et nombreuses que n’importe quel autre arbre y compris le chêne. Il reboise des zones assez facilement, il se traite facilement en taillis, son bois résistant et souple est d’excellente qualité pour la fabrication de manches d’outils, d’objets usuels et de pièces de charrue, il est un excellent bois de chauffage, quand à son feuillage, il était amplement utilisé comme un fourrage dont raffolent tous les animaux de la ferme. A toutes ses destinations bien en usage aux siècles précédents s’ajoutent les propriétés médicinales de son écorce et de ses feuilles que nos aïeux n’avaient pas manqué de constater pour soigner la goutte, les rhumatismes ou les maladies diurétiques. Enfin, les plus anciens avaient appris à guérir les piqûres de serpents avec le suc de ses feuilles. Alors si le chemin est encore bordé de pierres sèches, si les feixes, les orris, les cortals et les ruines de tous ces vestiges sont si nombreuses c’est parce que l’agropastoralisme a été la principale source d’existence pendant très longtemps. Ici, on était avant tout berger, éleveur ou paysan de père en fils et les quelques autres métiers qu’ils pouvaient y avoir dans le village étaient des sous-traitants ou détaillants des trois premiers : meuniers, forgerons, boulangers, épiciers, bouchers, charretiers, muletiers, herboriste, rebouteux, etc.…. Seuls le curé et l’instituteur, quand il y en avait un, étaient considérés comme des gentilhommes dont le travail n’était pas en corrélation avec la nature, la terre ou l’eau. Mais revenons au départ de notre Chemin des Frênes. Sur la droite, on domine les toitures des dernières maisons par dessus une clôture faites de poteaux reliés par des fils de fers. Attention, ces clôtures sont pléthores et peuvent parfois être électrifiées. A partir de là, le  Chemin des Frênes bien nommé se poursuit en surplomb de petits prés ou de vergers en bordure desquels on entend la rivière chanter. Sur la gauche, s’élèvent des murets, plus ou moins hauts, le plus souvent construits en épaisses et lourdes pierres de schistes. Quelques vieux chemins ou sentiers coupent ces murets, en réalité d’anciennes terrasses, et mènent le curieux que je suis vers un vieil orri effondré ou un cortal ruiné. La forêt a tout envahi et les oiseaux y volètent à profusion. J’entends un pic se régalant à creuser son nid dans le bois tendre d’un tronc. C’est le printemps et sa maison doit être prête pour recevoir sa dulcinée et qui sait l’heureux événement d’une prochaine procréation. Je le surprends en plein labeur. Il s’agit d’un superbe pic épeiche à la jolie calotte rouge et au plumage blanc et noir. Un peu plus loin, un admirable rouge-gorge chante à s’égosiller et dévoile à qui veut l’entendre son magnifique poitrail rouge orangé. Dans cette forêt, il suffit d’un peu de patience et l’on arrive à observer une quantité incroyable d’autres oiseaux sur les branches des frênes encore un peu dénudées en cette saison : bruants, mésanges, fauvettes, sitelles, grimpereaux, geais, moineaux, rouges-queues, serins, bouvreuils sont visibles et audibles mais les plus nombreux restent les pinsons et les merles. A cette époque, les mâles,  en quête d’une compagne, se perchent toujours aux faîtes des arbres les plus grands et entonnent des chants étourdissants. Les fleurs poussent déjà à profusion. Les genêts d’un jaune lumineux éclairent les bords du chemin et les espaces les moins boisés. Les papillons et les abeilles viennent y butiner le bon nectar tout frais. A chacun de mes pas, papillons et autres insectes volants, voltigeurs et sauteurs s’éparpillent dans une tourbillonnante anarchie. Mon numérique multiplie les clichés. Sur la droite, la clôture disparaît en filant vers le bas du vallon mais le large chemin se poursuit tout droit et dans une douce élévation. Un agréable palier est atteint à la côte 1.015. La forêt disparaît un instant et laisse la place à un vaste et merveilleux panorama. En réalité, il s’agit d’un petit éperon rocheux faisant office de superbe mirador sur l’ample vallon, le village et tout au loin sur un majestueux Canigou encore bien enneigé. La balade pourrait presque s’arrêter là tant c’est beau ! La contrée a pour joli nom « Ventos de Baix » que l’on peut traduire en « lieu venté d’en bas ». Mais aujourd’hui pas de vent, ni en bas, ni en haut, alors je décide de poursuivre bien que le sentier soit moins évident désormais. Il est néanmoins bien présent. Le sentier monte et passe sous un magnifique pin à crochets bien visible sur la gauche car isolé au milieu des frênes. Un peu plus haut, le chemin continue sous deux autres pins à crochets s’accrochant l’un à l’autre. On reste sur le sentier le plus évident en ignorant toutes les petites caminoles qui partent à droite comme à gauche. Les caminoles sont ces étroites petites sentes que les bovins creusent au hasard de leurs divagations. Des fenêtres s’ouvrent sur l’autre versant de la rivière Urbanya et l’on y remarque d’autres petits sentiers ce qui me conforte dans l’idée de poursuivre cette balade. La haute végétation se renforce, les petits buissons comme les genêts se font plus discrets, les résineux se font plus nombreux, les frênes prennent de la hauteur, les vues disparaissent, la forêt s’assombrit et le sentier monte désormais dans un sous-bois aux essences plus variées. Au fond du vallon qui se creuse, la rivière chante toujours mais en sourdine. Une ruine se présente sur la gauche de l’itinéraire. Un ancien « cortal » sans doute avec de hauts murs presque intacts mais c’est tout et pour le reste, poutres pourries et immenses lauzes de la toiture gisent à l’intérieur. Au pied de la ruine et en bordure du sentier, je découvre une borne blanche surmontée d’un chevron rouge. Une deuxième un peu plus loin. Elles marquent une limite. Peut-être celle de la forêt domaniale de Nohèdes-Urbanya, mais sans certitude ? J’essaierais de trouver une explication ! Je reste sur le sentier le plus emprunté qui se faufile sur d’anciennes terrasses. Ici, à cause d’un fort taux d’humidité, toutes les pierres que par habitude on qualifie de « sèches » sont désormais moussues. Le chemin est parfois encadré de noisetiers stériles mais qui à l’origine ont du être très productifs car on voit bien qu’ils ne sont pas là par hasard.  Le sentier devient moins évident mais continue et finalement j’atteint un petit ru presque uniquement bourbeux : c’est le Correc de les Freixes. Sur certaines cartes de Géoportail, j’ai noté que ce lieu est parfois intitulé le « Bac de les Freixes ». Il faut dire que les frênes sont encore très présents sur ce flanc ombragé du vallon. J’enjambe le « correc » aisément. En contrebas, j’entends la mélodie d’une rivière plus importante et je décide de descendre vers ce que j’imagine être un torrent. Ici commence la vraie incertitude de la balade car le sentier a quasiment disparu mais par bonheur de petites sentes creusées par les animaux se poursuivent en balcon sur l’autre rive du Correc des Freixes. Je les emprunte jusqu’à la confluence des deux cours d’eau que finalement j’atteins sans difficulté. La carte I.G.N que j’ai emportée me permet de savoir qu’il s’agit bien de la rivière Urbanya. La rivière est là et l’enjamber à cet endroit n’est qu’une simple formalité. De part et d’autres de cet enfantin passage, le petit torrent forment néanmoins de minuscules cascades et de jolies petites vasques. Après les 240 mètres de dénivelé déjà accomplis sous un chaud soleil et une température presque caniculaire, ces cuvettes aux eaux claires sont bien trop tentantes. Je transpire alors malgré l’ombrage qui règne dans ce sous-bois, je me déshabille et dans une parfaite tenue d’Adam, j’opte pour une baignade rafraîchissante mais bien agréable après la suée. Après cette immersion sauvage et dénudée dans les eaux limpides de la rivière Urbanya, je décide de poursuivre sur l’autre rive en grimpant vers un muret en pierres sèches. A l’instant même où je me mets à grimper, quelle n’est pas ma surprise de me retrouver presque nez à nez avec un énorme « matou » noir.  Il a de longs poils et de magnifiques yeux d’un vert intense. A sa façon de se dissimuler derrière un rocher toute en continuant à m’observer fixement, j’ai immédiatement supposé qu’il s’agissait d’un « chat sauvage ». Sans doute, un chat domestique abandonné et redevenu sauvage par la force des choses. Avec son pelage noir, brillant et fourni, il paraît magnifique et pas du tout affamé. J’espère que ce n’est pas qu’une illusion car je sais qu’une telle toison indispensable en hiver cache parfois une maigreur insoupçonnable. Quand je l’ai vu, il était certainement entrain de chasser car les rives de la rivière sont sans contexte l’endroit le plus propice à trouver pitance : les oiseaux, les gros insectes, les rongeurs et autres lézards y sont toujours très nombreux. En tentant de m’approcher d’un peu plus près pour le photographier bien mieux, il s’est enfui dans des hautes herbes mais j’avais déjà compris qu’il était anxieux de ma présence sur son terrain de chasse favori. Je n’ai donc pas insisté et sur la rive opposée, j’ai poursuivi la caminole en direction de cet amoncellement de pierres sèches ressemblant à un muret. Après le muret, la caminole s’est rapidement transformée en un sentier plus évident qui m’a servi de fil d’Ariane en direction du lieu-dit Orriet. A mi-chemin, j’avais remarqué sur la carte I.G.N qu’un autre sentier partait vers un autre lieu-dit du nom de « Serra Mitjana ». Ces deux appellations, « Serra Mitjana » et « l’Orriet », j’avais enregistrées leurs positions dans mon G.P.S car des vestiges y étaient clairement mentionnés. Pour atteindre le « Serra Mitjana » qui est un vieux cortal en ruines et que l’on peut traduire en « la colline du milieu », j’ai fait un court aller-retour en galérant un peu car le petit sentier qui y mène est peu évident, encombré de branchages et mal débroussaillé.  C’est assez marrant la manière dont les anciens donnaient des noms ordinaires et pratiques aux lieux qu’ils avaient l’habitude d’habiter ou de fréquenter : le haut, le bas, le milieu, venté, hort signifiant le jardin, Freixes pour les frênes, planes pour les plaines..... Pour aller vers l’Orriet, et malgré de nombreuses fougères encore sèches en cette saison, une sente plus dégagée m’entraîne vers une clairière et un autre cours d’eau, petit torrent bien plus fougueux que celui des Freixes : le Correc du Coll del Torn prenant sa source près du col et du pic éponymes.  Là, de l’autre côté du ruisseau, je tombe sur un chemin creux bien plus large encore bordé de pierres sèches qui débouche au lieu-dit « Orriet » où je découvre une grande bâtisse encore bien debout mais où la toiture et un plancher paraissent jouer les équilibristes. Une grande plaie béante s’ouvre sur la façade avant et bien évidemment je me garde bien d’y entrer tant le danger semble omniprésent. Ce chemin, malgré quelques hésitations, je vais l’emprunter assez facilement jusqu’à Urbanya et ce n’est qu’à mon retour que je découvrirais sur les plans cadastraux, qu’il s’agit du Cami ou « Chemin de l’Orriet ». Un Orriet étant un petit orri c'est-à-dire un minuscule abri de berger en pierres sèches, il n’y a aucune logique avec la grande ruine subsistant en ce lieu portant ce nom. Il me faudra sans doute y retourner, chercher et voir si un tel petit édifice est encore présent à cet endroit. J'en ai bien trouvé un mais un peu plus bas du vallon. D’ailleurs, emprunter ce chemin de l’Orriet dans son intégralité sera un prochain objectif et peut être aura-t-il lui aussi le privilège d’un autre article dans mon blog. Le retour vers Urbanya s’effectue sur une partie plus ensoleillée du vallon qu’on a coutume d’appeler « solana » ou « sola ». La soulane ou adret en français. Alors bien évidemment, ce tronçon de la balade est moins boisé et permet des vues assez incroyables sur le vallon d’Urbanya et sur toutes les montagnes environnantes. Les vestiges agropastoraux y sont aussi nombreux que sur l’autre versant. Les amoncellements de pierres sont le paradis des gros lézards verts. La flore y est bien différente de l’autre versant avec de nombreux buissons épineux comme les ronciers, les prunelliers ou les aubépines. Les papillons et les oiseaux qui en occupent les airs ne sont pas les mêmes que sur l’autre flanc du vallon. Ici, on rencontre des alouettes, des pies grièches, des tariers et des traquets. Près de l’arrivée et pour ceux qui ne la connaissent pas, il ne faudra pas oublier de vous rendre à la cascade. Pour cela, il suffit de prêter l’oreille et le murmure de l’eau qui tombe en cascade de 5 à 6 mètres de hauteur vous servira de fil conducteur. L’été et tout spécialement les jours de forte canicule, elle est le lieu de baignade privilégié des enfants du village et de quelques adultes qui les accompagnent. Ils aiment venir s’y rafraîchir en laissant couler la cataracte sur leurs têtes, leurs épaules et leurs dos. Certains encore plus téméraires ne dédaignent pas plonger dans la petite marmite que l’eau a creusée en tombant. Les eaux y sont cristallines mais bien fraîches quelque soit la saison. Après la cascade, le village est presque déjà là. On longe la rivière Urbanya sur sa rive gauche ou bien sur sa rive droite selon le choix effectué au départ de la cascade où une petite passerelle de bois attend votre décision. Dans les sous-bois, les belles ancolies semblent jouer les timides en baissant leurs superbes corolles d’un bleu violacé. Les doronics sont plus gaillardes et dressent fièrement leurs pétales jaunes.  Quoi qu’il en soit la fraîcheur de la rivière accompagne les derniers pas et ce d’autant que cette jolie balade se termine encore à l’ombre des grands frênes. Cette randonnée est à faire de préférence au printemps car le Chemin des Frênes bénéficie encore d’un bon débroussaillage effectué par les chasseurs en hiver. Si vous n’aimez pas les chemins non balisés, ne vous risquez pas à la faire telle qu’expliquée ici.  Idem si les petits égarements ou les incertitudes vous stressent. Ici, le tracé indiqué sur la carte IGN est le plus juste possible mais comme je n’ai pas enregistré de tracé « trackback » dans mon G.P.S, c'est-à-dire en marchant, il peut être parfois qu’approximatif, notamment sur la partie entre le Correc de les Freixes et celui du Coll del Torn. La boucle telle qu’indiquée ici sur la carte I.G.N, et mesurée à fortiori, est longue d’environ 5,750 km. Cette distance inclut l’aller-retour à la cascade et au cortal Serra Mitjana, point culminant de la balade à 1.125 mètres d’altitude. Elle n’inclut pas toutes les découvertes des autres cortals et orris que l’on peut découvrir en sortant de l’itinéraire indiqué ici. Avec ces courtes incartades, le dénivelé est d’environ 270 mètres. Il s’agit donc d’une toute petite balade où le poids de l’histoire rurale d’Urbanya est omniprésent. Elle est dédiée à ceux que l’aventure et l’aspect sauvage d’une randonnée non balisée ne rebutent pas. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul de Fenouillet Top 25.

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  • A  mi(e)s blogueuses et blogueurs bonnes vacances.........

    A bientôt pour de nouvelles randos.....les anciennes fonctionnent toujours.....


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    LES LUCIOLES DE ROQUEBRUNE SUR ARGENS par jullie68

    Notre fils Jérôme sait que sa mère et moi aimons les randonnées pédestres et cette année, il nous avait inscrits pour les « Lucioles » de Roquebrune-sur-Argens dans le Var.  Ils nous étaient donc difficile de refuser et ce d’autant que le 23 avril, deux jours avant cette randonnée nocturne, c’était mon anniversaire. Alors bien sûr, Jérôme avait tout orchestré et manigancé et il était évident qu’une reculade de notre part aurait été malvenue. C’est ainsi que nous avons pris la voiture direction Fréjus et le soir de cette randonnée, avec Dany, nous étions fins prêts pour parcourir les 14 kilomètres de la randonnée sélectionnée (voir carte IGN). En réalité, trois balades bien distinctes avec des distances de  7, 14 et 21 km pouvaient être choisies par les concurrents mais en ce qui nous concerne, nous partions bien évidemment dans l’inconnu le plus absolu. Il y avait même un trail réservé aux adeptes de ce sport et aux randonneurs bien plus sportifs que nous. Or mis lors d’égarements mémorables mais totalement involontaires, jamais, nous n’avions randonné de nuit et bien sûr c’est une expérience que nous avions envie de connaître même si nous l’appréhendions un peu, à cause des problèmes articulaires de Dany. Vers 20h30, nous sommes en famille et avec quelques amis devant la Salle des Fêtes de la place Germain Ollier pour récupérer nos dossards respectifs. Il y a un monde fou et des files d’attente. Nous avons même retrouvé Cathy et Fred, de formidables amis avec lesquels j’avais accompli le Tour pédestre du Capcir en 2013. Stands divers et variés, concurrents déguisés, orchestre en fanfare, animateurs et organisateurs sur les estrades micros en main, il règne une ambiance du tonnerre sur la ligne de départ. Le bruit court que plus de 2.000 concurrents se sont inscrits et une évidente effervescence monte au fil des minutes dans l’attente du signal annonçant le départ. Ça promet. Quand vers 21 heures, le signal est donné, la nuit est pratiquement tombée. Toute cette foule se met en branle et la randonnée se transforme d’abord en un tranquille et lent défilé dans les jolies ruelles de la cité. En musique, la fanfare ouvre tranquillement les hostilités. Nous sommes parmi les premiers mais la foule est si dense qu'il nous est très difficile d'évaluer la quantité de personnes qu'il peut y avoir devant et derrière nous. Quelques brefs arrêts dans la cité, le temps pour les musiciens de faire entendre leurs cuivres et leurs timbales, puis tout ce petit monde repart gentiment au rythme des joyeuses harmonies. Soudain, à la sortie de la ville, la longue procession s’arrête et un gigantesque bouchon se forme instantanément. En effet, les tout premiers marcheurs ont atteint la dernière rue bitumée qui s’est soudain muée en un chemin terreux puis en un sentier très étroit entrant dans la garrigue. Alors bien évidemment, cet entonnoir n’est pas adapté à recueillir un tel flot de concurrents. Nous attendons et je ne sais pas pourquoi mais au moment même où nous repartons, là les choses changent tout à coup. A l’instant même où l’important cortège se remet en route pour entrer dans le goulot de ce petit entonnoir très rétréci que forme la petite sente, tout se précipite. Sans que je sache vraiment pourquoi, la vitesse s’accentue soudainement à l’endroit même où tout devient plus sombre car nous venons d’entrer dans le maquis et dans un sous-bois de petits chênes verts. Tout le monde presse le pas. Certains en sont même à courir pour dépasser ceux qu’ils estiment trop indolents. Moi, qui n’ai pas vraiment envie de  courir ; ça n’est pas dans mes habitudes ; je mets ça sur le compte des plus jeunes, qui sont les plus nombreux et qui n’ont pas envie de rester « coincer » derrière d’éventuels « traînards » de mon acabit. Ça court, ça dépasse à droite comme à gauche, malgré l’étroitesse du chemin. Pour Dany et moi, la balade nocturne que l’on espérait plutôt paisible se transforme en une épreuve rapide assez inattendue. Bien que cette cadence dépasse notre rythme de marche habituel, on tente tant bien que mal de rester au contact des amis et de notre groupe familial. Seulement éclairés de notre lampe frontale et d’une « luciole » phosphorescente offerte à tous les concurrents, cette « rude » cavalcade est peu évidente car le peloton reste toujours aussi compact et en plus, le terrain est loin d’être plat et souple. Il est même assez dur et caillouteux et même très pierreux par endroits. A cela s’ajoute, le franchissement de petits rus où les rochers sont glissants. L’itinéraire monte, descend, monte, descend et nécessite assez souvent vigilance et prudence ; enfin c’est le sentiment que j’en ai personnellement ; et pour Dany et moi, bien évidemment, garder ce rythme soutenu est une gageure. Sans que je sache en fournir la distance, peut être le tiers du parcours, on va tenir cette cadence le plus longtemps possible et rester au contact du flot des concurrents jusqu’à « l’explosion » inévitable. Explosion « cardiaque » et manque de souffle bien sûr mais surtout explosion articulaire avec pour Dany, le réveil de ses problèmes arthritiques récurrents et pour moi, la renaissance d’une vieille tendinite du genou droit, résultat d’une accidentelle glissade sur un rocher bien trop humide car recouvert d’argile. Le pire pour moi, c’est qu’outre cette tendinite du genou droit, souvenir du Tour du Capcir, une douleur nouvelle s’éveille au même endroit sur le genou gauche. Alors bien évidemment, par la force des choses, je vais freiner des quatre fers et Dany se joint à moi dans cette nouvelle allure plus conforme à nos tracas et à nos possibilités. On décide d’arrêter-là cette « course aux échalotes » ou plutôt aux « lucioles ». Désormais, on a pris la décision de flâner. Les amis et la famille ont beau nous attendre, nous ne pouvons pas aller plus vite et chacun des petits points d’animation sont autant d’arrêts bienvenus. La plupart en auront assez de nous attendre et je ne les blâme surtout pas. Je les comprends même. Quand au principal point de ravitaillement, il arrive avec enchantement : plaisir de manger et de boire bien sûr, qui plus est au bord d’un petit lac et donc dans un cadre agréable et dans une belle ambiance, mais surtout bonheur de sortir des ténèbres et de retrouver pour un laps de temps aussi court soit-il la lumière même si elle n’est qu’artificielle. Comme le dit si justement un proverbe persan « le jour a des yeux et la nuit a des oreilles ». Or ce qui nous manque le plus dans cette randonnée, ce sont d’abord les yeux car Dany et moi sommes surtout des contemplatifs. Ici, impossible de savoir où l’on marche vraiment, même si quelques modestes repères apparaissent dans la nuit noire simplement éclairés par la clarté céleste et par nos faiblardes loupiotes : éclairage des villes ou de maisons isolées,  petits bois de chênes, pinèdes plus hautes, ruisseaux qu’on entend plus qu’on ne les voit, obscurs vallons et sombres collines plus ou moins lointaines. Or là, on ne voit que ça c’est à dire des ombres, des silhouettes, c'est-à-dire pas grand chose et de ce fait, on ne fait surtout qu’entendre. Le bruit sourd des ribambelles de godillots martelant le sol bien sûr, mais aussi les voix et parfois les rires ou les fous rires savoureux des autres concurrents, le ruissellement des multiples cours d’eau, les croassements de ceux qui les habitent, les stridulations des grillons,  et très curieusement, le gazouillis de nombreux oiseaux qu’on aurait pu croire endormis à cette heure si tardive. Il faut dire que tout ce petit monde faunique peu habitué au bruit des humains doit être le premier surpris de tout ce tapage nocturne. Alors après cet appréciable et sympathique entracte qu’a été le ravitaillement et afin de terminer au mieux cette randonnée, Dany et moi avons continué à flâner jusqu’à l’arrivée, en compagnie de Jérôme qui, avec beaucoup de prévenance, nous avait attendus. Nous avons flâné mais en claudiquant et nous ne pouvions guère aller plus vite. De ce fait, je l’avoue, j’ai vu arriver avec satisfaction, les premières maisons de Roquebrune car autant le dire, les 14 km de cette balade nocturne ont sans doute étaient les plus longs de ma mémorable expérience de randonneur. D’abord parce que j’ai souffert des deux genoux et ensuite parce que l’essentiel m’a manqué : « VOIR ! » ou n’était pas là : « DECOUVRIR ! » Cette randonnée nocturne était sans doute à faire et nous l’avons faite mais je ne pense pas que nous renouvellerons l’expérience car nous préférons et de très loin, marcher en pleine lumière. Toutefois, il faut néanmoins reconnaître que les organisateurs d’ASCS (*) ont accompli des prouesses pour mettre en œuvre une telle logistique et à ce titre, il faut bien évidemment les féliciter et les remercier pour cette superbe 11eme édition. Il faut d’autant plus les remercier que les sommes récoltées servent à lutter contre la pauvreté et la misère de notre monde, alors bien évidemment ce n’est pas la besogne qui manque et les besoins sont sans limite. Alors un conseil, allez faire cette randonnée des Lucioles de Roquebrune-sur-Argens car au delà de nos petits bobos, de nos petits problèmes physiques et du regard futile que nous pouvons porter sur cette randonnée, il y a bien évidemment de nombreux aspects positifs. Le premier est bien entendu de faire une bonne action mais il y aussi un côté très festif, convivial, agréable et même sans doute très attractif pour les plus jeunes qui trouvent ici une façon saine de se défouler et de faire des rencontres.  Les quelques points d’animation et de ravitaillement sont toujours très colorés et très sympathiques avec des bénévoles souriants et prévenants et de la musique pour que l’ambiance ne retombe pas malgré les kilomètres s’additionnant dans les mollets au fil du temps. Alors, j’ai déjà proposé à Jérôme de refaire cette même balade mais un jour de grand beau temps, histoire de bien voir tout ce que nous avons raté…..Si ça se produit, je vous raconterais ça dans mon blog……et qui sait peut être sous le titre très insolite « des Lucioles diurnes de Roquebrune-sur-Argens…. ». Carte IGN 3544 Fréjus – Saint-Raphaël – Corniche de l’Esterel Top 25.

    (*) Association Sportive et Culturelle pour la Solidarité. Cliquez sur ASCS et vous en saurez plus sur les actions menées.


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  • Je n’ai aucun pouvoir divinatoire et encore moins celui de prévoir un quelconque avenir, et pourtant dans mon article du mois dernier concernant Daesh, rédigé le 6 juin, j’écrivais « va-t-on attendre que quelques islamistes djihadistes déguisés en réfugiés arrivent sur nos plages et viennent égorger nos femmes et nos enfants ? ». Alors bien évidemment, en écrivant cette phrase, je pensais à un acte terroriste en France mais ce dernier s’est produit en Tunisie, à Sousse exactement et le 25 juin. 38 morts et de très nombreux blessés dont plusieurs le resteront à vie. Toutes ces victimes essentiellement européennes sont l’acte d’un seul individu : Seifeddine Rezgui, 23 ans, inconnu des services de police jusqu’alors. Les images de ce tueur que j’ai vues à la télévision me faisaient penser à ce jeu vidéo auquel mon fils jouait sur sa PlayStation. Si je me souviens bien, il s’agit d’un soldat, qui s’avançant dans les rues d’une ville, tire sur tout ce qui bouge. Le but étant de faire un maximum de morts. « Call Duty », c’était son nom me semble-t-il ? Alors faut-il pour autant croire que ce genre d’acte terroriste isolé ne se produira pas en France ? Je crois que la réponse est clairement « NON ». Cet acte est isolé mais il a été clairement commandité par Daesh et après une vague d’arrestations, on peut même imaginer que le tueur avait quelques complices. Il se dit même que le tueur était en liaison avec ceux qui avaient agi au musée Bardo de Tunis quelques mois auparavant. Dans le même temps, on apprend la décapitation d’Hervé Cornara, ce chef d’entreprise isérois, homme sans histoire, apprécié de tous,  victime de son salarié, un certain Yassin Salhi, 35 ans, plusieurs fois suspecté de radicalisation, sans casier judiciaire mais dont on sait avec certitude qu’il appartenait à une mouvance salafiste. Or, on sait que certaines de ces mouvances ont fait de la création d’un Etat Islamique et par ricochets du « djihad »  leurs principales visées. De plus, Yassin Salhi a adressé un étrange selfie à une de ses anciennes connaissances, lui-même radicalisé et aujourd’hui en Syrie. On le voit, paraît-il, apparaître avec la tête de sa victime.

    De toute part, nous entendons nos gouvernants dirent que nous sommes en guerre. Manuel Valls parle de guerre de civilisation au singulier et précise qu’il ne s’agit pas d’un choc des civilisations comme évoqué lors de la guerre en Irak. D’autres se contentent de dire que nous sommes en guerre contre le terrorisme ou contre des terroristes. Mais si les hommes politiques, les philosophes et certains journalistes s’attachent à une « guerre des mots », croyez-vous que le citoyen lambda se passionne pour ce genre de débats. Non ! Les Français ont peur ! Le monde est en guerre et bien évidemment la France l’est aussi et en première ligne qui plus est. En guerre contre Daesh bien sûr, mais surtout en guerre contre des ennemis qui peuvent désormais s’avérer être des « anonymes » et sur notre sol. Tous les analystes sont d’accord sur ce point et ce n’est pas le tout récent rapport du député PS Malek Boutih intitulé « Génération radicale » qui contredit cet état de fait. En France, les feux de la radicalisation et de l’attrait du djihad ont déjà longuement couvé, il commence à brûler comme de nombreux événements le prouvent : Mohamed Merah, Charlie Hebdo, Hypermarché Cacher et la récente décapitation en Isère. On ne serait pas loin d’un embrasement d’une grande partie de la jeunesse de nos banlieues que l’on a laissé partir à la dérive en direction de quelques communautés que nos gouvernants n’ont pas voulu maîtriser voire endiguer. Cette jeunesse vit en grande partie du trafic de drogues et de bien d’autres contrebandes. Pour l’instant, ces économies souterraines servent de balanciers à ce risque d’embrasement. Mais jusqu’à quand ? On laisse faire ou l’on fait peu. Parfois, la police se contente de compter les morts car heureusement l'attrait de gros gains rapides engendre les pires violences. Le problème est bien là : nos gouvernants restent aveugles ou semblent impuissants à voir certains problèmes de société et ça depuis de trop longues années. Qu’ils soient de droite ou de gauche, ils ne veulent pas voir ou si peu. Un événement ou une tuerie se produisent et ils le récupèrent politiquement. Ça, ils savent faire ! Ils sont même parfaits dans ce registre. Les maîtres mots dans leurs bouches sont «  de ne pas faire d’amalgames » et surtout « de ne pas stigmatiser telles ou telles communautés religieuses». Ne froissons personne et surtout pas quelques électeurs potentiels ! Mais pour tout le reste ? Que font-ils de tous les problèmes de sociétés qui couvent et qui servent de terreau au Front National ? Que va faire la France contre le terrorisme djihadiste ? Que va-t-elle faire contre ce risque d’embrasement sous-jacent d’une frange de notre population ? Va-t-on laisser la « guerre de civilisation » devenir une « guerre civile » ? Que va faire le monde contre Daesh ? Va-t-on continuer à leur balancer quelques bombinettes bien trop inefficaces et qui ne les empêche nullement d’avancer un peu partout au Moyen-Orient et sur le continent africain ? Et même en Asie paraît-il ?  Pourquoi le monde et l’Europe sont-ils si mal organisés et si inefficaces face à ce même ennemi qui déploit au fil des jours d’immenses tentacules ? J’ai du mal à comprendre cette guerre à laquelle on veut donner trop de noms ! J'ai du mal à comprendre cette inertie et ce manque d'efficacité ? Le monde est en guerre….une nouvelle guerre de Cent Ans ? Peut être plus longue, peut être moins mais à une différence non négligeable c’est que celle-ci n’est pas partie pour connaître des trêves comme la première en avait connues…..


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