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    LE SENTIER DE CARBODELL A NOHEDES par jullie68
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    Il y a quelques années, le « Sentier de Carbodell », ancien  chemin muletier, a été réhabilité par la commune de Nohèdes en un petit sentier de découverte. Bien avant que la route ait été construite en 1912, il permettait aux Nohédois de rejoindre d’abord la vallée de Nohèdes puis de là, les villageois rejoignaient Betllans, Conat, Ria puis Prades ou Villefranche-de-Conflent par un autre « cami » longeant la rivière de Callau. Si le « Sentier de Carbodell » a tout conservé de son passé ou presque, le reste du parcours est, à quelques petites variantes près, devenu la départementale D.26. Bien évidemment, avec la curiosité coutumière qui est la mienne, j’ai voulu savoir qui était ce « Carbodell » et là, je l’avoue, au fil de mes recherches et de mes interrogations, je suis allé de surprises en surprises. Dès le départ, j’ai pensé que « Carbodell » était un personnage et j’ai orienté mes recherches dans ce sens-là en interrogeant les sites Internet des «noms de familles » comme par exemple, celui tout à fait remarquable de l’historien Jean Tosti dont le dictionnaire présente l’avantage de commenter toutes les origines et étymologies. Il y avait bien un « Carbonell », un « Carboneil » et un « Carbonnel » parfois avec un seul « n » ou un seul « l » parfois avec deux, mais  « Carbodell », lui,  était inconnu au bataillon des noms propres. J’ai donc élargi mes recherches vers des sites comme Lexilogos et tous ceux consacrés à la généalogie. Toujours rien. Je me suis donc rendu au cimetière de Nohèdes et à celui de Conat car je pensais que « Carbodell » était peut-être un muletier du cru dont les « exploits équins » avaient été suffisamment célèbres pour laisser ainsi son empreinte gravée dans le temps. Rien ! J’ai fini par imaginer qu’une erreur de retranscription, comme cela arrivait souvent au temps où les registres d’état-civil étaient tenus à la plume d’oie, avait transformé un « Carbonell » en « Carbodell ». Je n’ai rien trouvé sur la Toile allant dans ce sens et en tous cas, rien de vraiment concret ou trop peu de choses pour en tirer une plausible conclusion. J’ai ensuite analysé toutes les cartes géographiques de Nohèdes et de ses proches alentours, et là, j’ai fini par trouver sur la carte cadastrale, à l’est du village, une vaste parcelle intitulée « Carboudel ». Une rue à Nohèdes portait également cette dénomination.  J’ai donc repris mes recherches avec ce nom-là car je pensais que « Carboudel » était une forme francisée de « Carbodell ». Toujours rien et aucune famille ne portait ce nom-là non plus. Devant tant d’évidences, j’en ai donc déduit que « Carbodell » ou « Carboudel » n’étaient pas des noms de personnes. Oui, mais voilà, pourquoi avait-on donné ce patronyme à un sentier de randonnée pédestre ? J’ai donc adressé un mail au maire de Nohèdes et avec beaucoup de gentillesse, il m’a très rapidement répondu en me disant que l’on pouvait traduire le mot catalan « Carbodell » en « crève-boudin » avant de se reprendre et de préciser que « crève-boyau » était sans doute mieux approprié. Il rajoutait que ce surnom avait été donné au sentier à cause de son exposition très ensoleillée et de sa raideur que l’on éprouvait à le gravir au temps où les villageois l’empruntaient avec des mulets. L’ayant monté, il y a quelques années puis redescendu cette fois-ci, j’imagine aisément ce que cela pouvait être avec des mules ou des ânes lourdement chargés. Voilà, j’avais enfin mon explication car si initialement j’avais pensé à couper le nom catalan « Carbodell » en deux pour en extraire un lieu éventuellement riche en charbon (carbo) et dell (du), je n’avais certes pas imaginé qu’un autre découpage eut été possible. C’est ainsi, qu’avec un découpage comprenant le préfixe « car » d’un côté et « bodell » de l’autre, la traduction devient radicalement différente. En effet,  si le préfixe « car » reste indécis car il peut signifier « sentier » avec la même origine que « carrer » ou bien encore « pierre » de la racine pré-indo-européenne « kar », il peut aussi bien provenir du catalan « secar » signifiant « sécher » dans le sens de « mourir » ou bien encore du mot « cara » signifiant « face » ou « pente »….toutes ces solutions convenant bien à la physionomie du lieu. Par contre « bodell » ou plutôt « budell » s’est clairement le « boyau » ou « l’intestin » catalan et de ce fait, la dénomination du sentier en « crève-boyau » devient sinon éclatante tout du moins vraisemblable et acceptable. La balade, nous l’avions préalablement accomplie avant même toutes ces recherches et si le Sentier de Carbodell est, avec son 1km800 plutôt limité, une fois couplé à la piste de la Vallée de Nohèdes dite del Ribéral (la rivière), il devient de ce fait, un vrai circuit pédestre de 7 km environ. Le départ est situé sur la D.26 au lieu-dit parking des Salines, à 500 mètres à l’est, avant l’entrée du village. Une pancarte « Betllans –Sentier de Carbodell » et le balisage de couleur jaune indiquent la direction . D’emblée, le sentier amorce une descente même si certaines petites portions remontent puis s’aplanissent pour mieux redescendrent ensuite. Il est vrai que le sentier s'adapte à la configuration escarpée du terrain et de ce fait, il s’ajuste aussi au ravin de  la Comall de les Salines et à celui du Rec de Bertran, petits affluents de la rivière de Nohèdes. Sur un itinéraire tout en balcon car souvent échafaudé sur des hauts murets de pierres de schistes, on profite des vues renversantes sur le Massif du Coronat et plongeantes sur la « Vallée de l’Arche perdue (*).  C’est ainsi que l’on va atteindre le fond du vallon où coule la Ribera. Là, on débouche sur une large piste terreuse. On délaisse l’itinéraire qui file à gauche vers Betllans et on prend à droite en suivant le panonceau « Nohèdes par El Ribéral ». Cette piste file vers la Maison de la Montagne et beaucoup plus loin vers le lieu-dit la Farga où l’on reprend l’asphalte de la route pour revenir vers Nohèdes. Auparavant et sur ce long chemin, on aura largement profité de la fraîcheur de la rivière de Nohèdes et des parties ombragées de la forêt pour flâner puis pique-niquer. Au plus chaud de l’été, certains se baignent dans des petites poches d’eau, cuvettes peu profondes ou marmites plus spacieuses mais attention tout de même car l’eau reste très fraîche et la rivière peut parfois se transformer en un torrent fougueux et capricieux. Moi, comme souvent, j’ai flâné et pris énormément de plaisir à observer et à photographier la nature. Ici, sur ces terrains fertiles, une végétation généreuse a repris ses droits mais il n’en a pas toujours été ainsi car aux siècles précédents, ces terres étaient surtout consacrées à l’agriculture. On y cultivait beaucoup de légumes, des céréales, des pommes de terre et des arbres fruitiers. Aujourd’hui, de ses vieilles cultures, ils ne subsistent que quelques champs envahis par la végétation, les ruines d’un vieux moulin, quelques murets en pierres sèches, des terrasses (feixes) effondrées ou abandonnées, de vieux casots et parfois quelques vergers ressuscités.  Si au siècle précédent, Nohèdes vivait en quasi-autarcie et revendait même une partie de sa production agricole faisant ainsi du Sentier de Carbodell, un véritable « crève-boyau » aujourd’hui, ce circuit de découverte c’est un peu le « crève-cœur » d’un passé oublié qui ne reviendra sans doute jamais. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul de Fenouillet Top 25.

    (*) Ce vallon, ici on l’appelle la vallée de l’Arche perdue car selon la légende, Noé aurait amarré son arche à un anneau qui se trouverait au sommet d’un roc du nom de Salimanes ou Salimans (1.694 m) (Voir la photo de ce roc dans mon diaporama).

    Cette balade est présente dans le petit livret consacré aux itinéraires de découverte de Nohèdes : 9 itinéraires pour découvrir la vallée de L’Arche Perdue. Ce guide édité par l’Association Gestionnaire de la Réserve Naturelle de Nohèdes est achetable au tarif de 2 euros à la Maison de la Réserve de Nohèdes. 

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    LE BALCON DE CERET par jullie68
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    Le Balcon de Céret est une balade pédestre bien connue des Cérétans mais également de nombreux autres marcheurs catalans. Elle constitue une « classique » pour tous les clubs de randonnées du département et désormais sa réputation va même bien au delà puisque certaines associations pédestres audoises ou héraultaises viennent parfois y user leurs godillots à l’occasion d’une visite de la Mecque du cubisme. L’été, les touristes le cheminent volontiers car ses portions ombragées en font une sortie pleine de fraîcheur plutôt agréable. . Enfin, comme de nombreuses  randonnées « incontournables », le Balcon de Céret figure dans plusieurs topo-guides régionaux. L’itinéraire est donc bien connu et pratiqué, parfaitement balisé et assez facile à entreprendre. En ce début du mois juin, Dany et moi sommes donc partis vers Céret pour tenter de comprendre ce qui pouvait attirer autant de monde sur ce balcon.  A toutes ces excellentes raisons, nous en avions quand même rajoutées trois autres avant de nous décider : la première et sans doute la meilleure, c’est que nous ne l’avions jamais réalisé, la deuxième, c’était sa distance plutôt modeste correspondant bien à ce que Dany était capable d’accomplir à cet instant compte tenu de ses diverses douleurs articulaires et enfin troisième et dernier motif, la description très incitative que l’historien Jean Tosti en faisait dans son blog consacré à la cité : "Une belle promenade est à faire au Balcon de Céret, par une petite route partant de la place des Tilleuls. Plus on monte, plus les points de vue sont merveilleux. Une balade à ne pas faire en voiture, ce serait du gâchis"Nous avons donc suivi les conseils de l’historien et les directives de notre topo-guide et c’est donc avec cet objectif de voir des points de vue merveilleux que nous avons rejoint Céret,  direction la rue de Nogarède et plus spécialement le parking du Mas éponyme. Ce dernier sert de centre de loisirs aux associations de la commune. Quelques panonceaux indicatifs de randonnées sont là sur le parking et notamment celui indiquant le départ du Balcon. La direction n’est pas réellement indiquée mais pour quelqu’un qui comme moi a pris soin de lire le topo-guide, il n’y a aucun problème puisque un autre panonceau indique très clairement la direction à prendre pour se rendre aux mas Falguerolles et d’en Poble se trouvant sur l’itinéraire. On remonte vers l’est la rue de Nogarède jusqu’à son extrémité puis à droite le chemin de Falguerolles. Après avoir cheminer le bitume au milieu de quelques belles villas, on atteint un dernier mas à quelques encablures de la forêt. On s’y arrête pour observer de bien étranges cactus joliment fleuris. Si j’emploie le mot étrange c’est parce qu’il y a quelques beaux spécimens d’Echinopsis aux superbes fleurs blanches et roses qu’on appelle parfois à tort « coussins de belle-mère » et plus couramment « Cactus Oursin » mais surtout, il y a plusieurs Figuiers de Barbarie montant en arbres et aux « raquettes » complètement inermes c'est-à-dire sans aucune épine ni poil urticant qu’on appelle des glochides.  Très étonné, je demande au propriétaire qui est là dehors si je peux lui chiper une « oreille de Mickey ». Il accepte bien volontiers et voilà que je casse une oreille au figuier et la glisse dans ma poche sans aucun problème. Bien ferme et absolument inoffensive pour la peau, elle va rester ainsi au fond de ma poche toute la journée, sans aucun problème.  Je remercie l’homme et nous poursuivons notre chemin vers le bois que nous atteignons très rapidement. Si de nouveaux panonceaux sont là à cette intersection de chemins indiquant clairement le « Balcon de Céret », nous optons d’abord pour la cascade malgré deux informations contradictoires qui en indiquent malgré tout la modeste proximité : 5 minutes pour l’un et 25 minutes aller/retour pour l’autre mais peu importe nous y allons quand même. Cette cascade c’est celle de Baussos dont j’ai entendu parler mais que je ne connais pas. Superbe, tranquille et rafraîchissante, nous allons nous y attarder à un point tel que nous aurions presque oublié que nous étions venus pour un autre motif : le Balcon de Céret. Pique-nique, photos et bains de pieds vont ponctuer ce long arrêt improvisé. Une heure et demi plus tard mais avec une paresse incroyable, nous estimons qu’il est temps de rebrousser chemin et de se consacrer à notre balade. Un sentier s’élève franchement dans une végétation de type maquis constitué principalement de bruyères arbustives, de cistes, de quelques lavandes à toupets et bien sûr des inévitables chênes qu’ils soient verts, blancs ou lièges. Au départ, les vues s’entrouvrent joliment sur Céret et sur ses proches alentours. Un peu plus loin, on profite de chaque ouverture pour observer des paysages un peu plus lointains vers la Plaine du Roussillon et les Albères notamment. Puis, les panoramas disparaissent et le sentier se faufile exclusivement dans une végétation plutôt épaisse. De toute manière, le sentier se faisant plus caillouteux, les yeux se consacrent essentiellement à examiner le sol et les pieds. 2 kilomètres plus loin et 200 mètres plus haut, on atteint le Mas d’en Poble, petit domaine paisible posé au milieu de prés verdoyants. Une large piste terreuse prend le relais du sentier mais atteint très vite l’asphalte d’une route que l’on emprunte vers la droite. Bien qu’en balade pédestre, le bitume ne soit jamais la panacée, ici, grâce aux décors plutôt variés et contrastés, de surcroît sur une portion plane,  on l’oublie assez vite : mas, cerisaies, parties forestières ombragées, panoramas lointains, prairies verdoyantes où paissent quelques moutons donnent à cette route un attrait incontestable. Ici, les points de vue merveilleux de Jean Tosti se dévoilent et on regrette simplement que le Canigou soit entièrement enveloppé d’un épais matelas nuageux le rendant ainsi invisible. 1.300 mètres plus loin,  on quitte le bitume au profit d’un étroit sentier qui descend dans un bois en direction d’un petit vallon et du Mas d’en Clic. Au fond du vallon, on enjambe le Correc de Nogarède, celui-là même où nous faisions « trempette » à la cascade de Baussos quelques heures plus tôt. Ce ruisseau dissocie la forêt de quelques vergers et terrains cultivés. Après le Mas d’en Clic, on retrouve le maquis et ici commence le sentier dit de la Porte de fer. La Porte de fer est un abri sous roche ayant été fréquenté depuis des temps immémoriaux et dans lequel les archéologues ont retrouvé des fragments de poteries ainsi que des pièces de monnaie romaines. Ce sentier longe un vieux canal d’arrosage aujourd’hui rafistolé de « bric et de broc » mais ayant eu en son temps ses heures de gloire. Taillé dans la roche et fonctionnant encore aujourd’hui, ce canal construit en 1866 captait ses eaux dans le Tech du côté d’Amélie-les-Bains. Chemin faisant, il alimentait toutes les fontaines du canton et pendant très longtemps, il a été le principal moyen d’irrigation de tout le Bas-Vallespir. Une stèle en hommage aux exploitants ayant financé sa construction s’élève sur la place des Ormeaux à Céret. Depuis ce canal, on profite de chaque fenêtre s’entrouvrant sur la cité puis le sentier finit par atteindre le goudron de la route Jean Caball. Là, sur la gauche, à moins de 500 mètres de distance, il y a une superbe table d’orientation vers laquelle on peut effectuer un rapide aller/retour avant de poursuivre entre murets, champs et jardins vers l’ancien couvent des Capucins cher à Frank Burty, peintre, créateur puis conservateur du Musée d’Art Moderne. Les premières maisons de Céret sont déjà là et la balade tire à sa fin. On emprunte la rue des Capucins puis à droite l’avenue d’Espagne en passant devant le stade et le lycée Déodat de Séverac. On poursuit l’avenue d’Espagne jusqu’au camping le Bosquet de Nogarède puis juste après le camping, on emprunte un escalier qui rejoint la rue de Nogarède.  La balade au Balcon de Céret est finie et nous ne regrettons pas de l’avoir accomplie. Selon le tracé enregistré dans mon GPS, cette boucle a été longue de 11km500 incluant bien sûr les allers et retours vers la cascade de Baussos et la table d’orientation ainsi que quelques divagations personnelles pour aller photographier une fleur des champs ou bien un oiseau. Je ne vous dirais pas le temps que nous sommes restés sur ce modeste parcours car même arrêts inclus vous trouveriez ça très exagéré voire ridicule. Enfin, en randonnée, l’essentiel n’est-il pas de prendre du plaisir ? Nous en avons pris ! Carte IGN 2449 OT Céret – Amélie-les-Bains – Palalda – Vallée du Tech Top 25. 

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  • (Cette photo est un montage sorti tout droit de mon imagination)

    Il y a quelques jours, mais tout à fait par hasard, je suis tombé sur le site Internet d’un jeu vidéo s’intitulant « l’Injustice ou les Dieux sont parmi nous ».  Un jeu qui consiste à faire entretuer de colossaux héros du style Batman, Superman, Wonder Woman, Flash, pour ne citer que les plus connus. J’ai trouvé ce titre plutôt étrange car même si je ne crois pas en Dieu ou en un dieu, il me paraît assez aberrant qu’il puisse y avoir une divinité au dessus de nous et des injustices en même temp. Sinon ce dieu ou ces dieux que l’on dit parfois tout puissants à quoi servent-ils ? Que font-ils ? Pourquoi ne font-ils rien pour empêcher ces injustices ? Ce jeu, je ne le connais pas, mais un titre comme « L’Injustice ou les dieux ne sont pas parmi nous » ou bien encore « l’Injustice ou les diables sont parmi nous » m’auraient mieux convenus. Ici, bien sûr, je ne parle pas de l’injustice des hommes, le plus souvent incontrôlable et motivée par de vils instincts ou de basses motivations.   Non, je parle de celle qu’on appelle plus communément la malchance, le malheur, la malédiction ou la fatalité. Or, cette fatalité, elle vient encore de frapper un de mes meilleurs amis et ce jour-là, malheureusement aucun dieu n’était avec lui.

    Jean-Claude, je l’ai connu il y a deux années environ au petit village d’Urbanya. Avec son épouse Nicole, Jean-Claude arrivait tout droit de Nancy et s’était, tout comme moi, aussitôt amouraché pour ce minuscule village du Haut-Conflent. Jean-Claude venait d’avoir 60 ans. Il avait tout abandonné dans le nord pour venir vivre dans le sud une retraite paisible dans ce bourg perdu qu’est Urbanya. Jean-Claude avait acheté une jolie demeure de village, mais comme toutes les maisons de ce coin-là, elle nécessitait une ample restauration. Jean-Claude s’était attelé à cette tâche avec une volonté farouche et un courage exemplaire et cette année, il était quasiment arrivé aux bouts de ses peines. Son petit coin de paradis était complètement rénové et très confortable. Enfin, Jean-Claude avait fait tout ce qu’il fallait pour vivre ici à Urbanya, toute l’année et jusqu’à la fin de ses jours. L’hiver, il était désormais certain qu’il y ferait chaud et l’été, la maison avec ses murs très épais serait naturellement plus fraîche.  Parallèlement à la maison, Jean-Claude avait acheté dans le bas du village, un grand terrain en friches en bordure de la rivière. Immédiatement et avec l’aide de Nicole, il s’était mis à cultiver un immense potager. Le champ était si vaste que finalement, il s’était équipé d’un petit tracteur et avait investi dans un grand « pick-up », beaucoup plus pratique à conduire sur les routes et les pistes de montagnes. Dans son champ, Jean-Claude cultivait des pommes de terres et toutes sortes de légumes ainsi que des arbres fruitiers déjà présents sur le terrain. Comme ils l’avaient fait avec nous, Jean-Claude et Nicole s’étaient très vite liés d’amitié avec la quasi-totalité de ses voisins et des habitants du village qu’ils soient résidents permanents ou secondaires comme nous le sommes nous-mêmes. Sans vouloir être péjoratif, Jean-Claude et Nicole sont ce qu’on appelle de vrais braves gens. Des gens simples et chaleureux. Plus familièrement, je dirais qu’ils ont la main sur le cœur et des gens généreux comme eux, j’avoue en avoir très peu connu au cours de ma vie. Toujours prêts à rendre service, à donner un coup de mains aux uns et aux autres, à distribuer allègrement les légumes et les fruits qu’ils ramassaient laborieusement dans leur grand potager. Jean-Claude avait même proposé de cultiver un autre grand champ, se trouvant à côté du sien, qu’un propriétaire avait laissé en jachère depuis de longues années. Il avait proposé de s’en occuper à charge de partager le fruit de son labeur. Evidemment, le propriétaire avait accepté cette offre plus que correcte et qui ne lui coûtait rien, pas même les semis ni l’eau que Jean-Claude pompait dans la rivière. D’ailleurs, quand je rencontrais Jean-Claude, je le trouvais plus souvent occupé à prodiguer un service à quelqu’un qu’à ses propres travaux. Jean-Claude ne savait pas dire non et quand moi-même, j’avais évoqué l’idée de poser une gouttière dans ma maison, il m’avait spontanément proposé son aide avant même que je le lui demande. Jean-Claude était ainsi, un gentil garçon d’une serviabilité exemplaire. Moi, je m’étais lié d’amitié avec lui car outre les qualités que je viens de citer, Jean-Claude n’était pas un chasseur et nous avions quelques « atomes crochus » sur ce plan-là. Jean-Claude aimait les animaux et la nature en général et de ce fait, nous ne pouvions que nous entendre. A la mort de son lapin qui s’était fait piquer à la gorge par une guêpe, plusieurs personnes l’avaient vu pleurer. Voilà, Jean-Claude était ainsi, tendre, affectif, affable, attachant et d’une gentillesse absolue. Un vrai chic type.

    Jean-Claude n’est pas mort et si je parle de lui au passé c’est parce qu’il ne pourra plus jamais être le même homme que j’ai connu auparavant. Là, je parle de sa vaillance, de son ardeur, de sa générosité, et de cette qualité magnifique qu’il avait de dire « oui » à tout le monde. Le 11 juillet, Jean-Claude a fait un terrible accident vasculaire cérébral. Un A.V.C comme on dit plus couramment. Un grand trou noir qui l’a d’abord plongé dans un coma d’où il est ressorti presque par miracle. Le deuxième. Le premier miracle s’est qu’il s’en soit sorti grâce à l’hélicoptère qui était venu le chercher de toute urgence à Urbanya. Sans ce moyen de secours ultra rapide, Jean-Claude ne serait sans doute plus de ce monde. Quand l’occasion m’a été offerte d’aller voir Jean-Claude, il était déjà sorti de l’hôpital et était au Barcarès en rééducation dans une clinique. Entre-temps, il avait déjà fait quelques allers-retours entre les deux car il avait failli mourir d’une pneumopathie. Quand je l’ai vu, physiquement il n’était plus le même homme que j’avais connu auparavant. Paralysé sur tout le côté droit, c’était ce que l’on appelle avec inhumanité un « légume », une personne très handicapée. Allongé dans son lit, il était immobile, il ne bougeait plus aucun membre ou si peu. Son menton reposait sur son cou et sa tête tombait de ses épaules comme un fruit trop mur prêt à choir. Son œil droit était fermé et le gauche était tout en bas de l’orbite. Ses lèvres tombaient et sa bouche n’était qu’un vilain rictus. Il parlait avec beaucoup de difficultés et avait « décollé » de nombreux kilos sans doute à cause d’une alimentation exclusivement ingurgitée par perfusion au travers d’une poche gastrique. Parmi ses paroles la plupart inintelligibles, nous avions néanmoins compris que Jean-Claude se souvenait de tout et de nous. Les larmes aux yeux, il évoquait son état de fatigue et le trou noir dans lequel il était tombé en ce 11 juillet. Ce trou noir, il s’en souvenait parfaitement mais l’on sentait bien que pour lui tout ce qui s’était passé ce jour-là restait incompréhensible. Avec le grand cœur qui était le sien et qui avait résisté à cette terrible détresse, il n’imaginait pas que l’accumulation de fatigue avait pu jouer un mauvais tour à son cerveau. En nous regardant, il disait Gilbert et Dany pour démontrer qu’il se souvenait de nous et se prouvait à lui-même qu’il n’avait pas perdu la raison. A mon tour, j’ai eu les larmes au yeux car si une personne ne méritait pas de se retrouver dans cet état c’était bien le gentil Jean-Claude. C’était très injuste et je dirais même inadmissible. De cette image de Jean-Claude, j’en ai fait des cauchemars car je n’arrivais pas à me faire à cette idée. Je n’acceptais pas cette cruelle injustice. Pour moi, le sort de Jean-Claude était inacceptable. Intolérable.

    Il y a quelques jours, j’ai revu Jean-Claude pour la deuxième fois et il était beaucoup mieux. Trois semaines s’étaient écoulées. Sa tête et son buste étaient droits. Il bougeait légèrement ses jambes. Il bougeait également ses bras y compris le droit ainsi que ses mains. Les paroles étaient toujours aussi difficilement intelligibles mais il semblait parler avec beaucoup plus d’aisance et en tous cas, les mots sortaient plus facilement de sa bouche. Si j’éprouvais des difficultés à déchiffrer tout ce qu’il me disait, sa femme et ses filles semblaient parfaitement le comprendre. Il a même téléphoné à l’une d’elle avec le portable. Il ouvrait son œil droit mais le gauche était toujours dans la même position. Il paraissait souffrir de la violence des rayons du soleil et n’ouvrait qu’un œil ou l’autre alternativement. Pour l’alimentation, il avait toujours la poche gastrique. Il réclamait à boire en riant et dans la foulée, il se mettait à pleurer en entendant la voix de sa fille au téléphone. Malgré tout ça et en trois semaines, Jean-Claude avait à coup sûr fait d’énormes progrès. Nous l’avons assis dans un fauteuil roulant et nous sommes tous partis le promener. J’étais très content de balader Jean-Claude même si cette action m’aurait semblé impensable et complètement saugrenue trois mois auparavant. Il avait l’air heureux. Enfin, quand je dis heureux c’est autant qu’on peut l’être quand on est conscient d’une telle situation. En tous cas, il semblait être heureux d’être avec sa femme et sa fille et aussi avec nous peut-être. J’ai la faiblesse de le penser.

    Dans cette phase de rééducation qui va sans doute être très longue, Jean-Claude fera encore de nombreux progrès. Jean-Claude renaîtra à la vie. A une vie certes différente de celle qu’il a connue jusqu’à présent mais à une vie nouvelle quand même. En tous cas et même si je ne crois pas qu’il y ait un dieu tout puissant sur cette terre, je vais prier pour ça. Jean-Claude le mérite car c’est un chic type et quelque soit l’homme qu’il sera dans le futur et quoi qu’il arrive, je sais qu’il le restera.

     

    Quand je le regarde, je me dis que la vie est belle mais fragile et qu’il faut profiter des instants présents.

     

    Voilà, à travers ce billet, je voulais rendre hommage à mon ami Jean-Claude que la malédiction vient de frapper si injustement et si cruellement.

     

    Oui, je crois que j’ai raison, la vraie injustice c’est bien qu’il n’y ait aucun dieu parmi nous.


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    LE SENTIER GEOLOGIQUE D'ALBAS par jullie68

    Si à quelques jours de son anniversaire, vous dites à votre épouse « tu sais chérie, je vais t’amener voir des pierres », soit vous avez énormément d’argent et elle va s’imaginer que vous allez l’amener Place Vendôme ou au pire, si vous en avez juste un peu, comme c’est mon cas, elle se voit déjà devant le manège à bijoux de chez Leclerc. Mais quand vous voyez qu’elle n’a pas forcément compris ce que vous vouliez lui dire et que vous rajoutez « on va balader dans l’Aude au Sentier géologique d’Albas » alors là bien sûr, elle est fatalement déçue. Eh bien, c’est exactement ce qui s’est passé en ce 24 mai, 5 jours avant l’anniversaire de ma bien-aimée. Bien sûr qu’elle était dépitée mais passée la déception et comme elle adore aller balader et aime bien les randonnées pédestres, très vite, elle n’a plus pensé aux brillants ou autre solitaires et s’est empressée de préparer son sac à dos. La journée était belle et nous avons pris la direction de l’Aude par des petites routes très agréables traversant quelques villages qui l’étaient tout autant : Vingrau, Tuchan, Villeneuve-les-Corbières, Cascastel pour arriver finalement au beau petit village d’Albas. La veille, j’avais tout préparé : tracé dans le GPS, carte IGN et quelques topos et renseignements chipés deci delà sur les sites Internet qui m’avaient semblé les plus notables. Il restait à préparer les pique-niques et nous serions fin prêts pour accomplir les deux petites boucles au départ d’Albas que j’avais mise au programme et que j’avais prévu de réaliser dans la foulée l’une de l’autre. Elles avaient pour noms le « Sentier Géologique » et « Autour du Bouichas » et selon les informations recueillies, la première était donnée pour 9 km environ et la seconde pour 8. En raison de ses souffrances articulaires dont les crises faisaient régulièrement  le « yo-yo », 17 km, c’était sans doute la distance maximum que Dany pouvait accomplir. Mais en ce moment, la vitalité était là, les douleurs semblaient s’être éloignées et je comptais sur la faiblesse des déclivités pour enchaîner ces deux petites balades, histoire de ne pas avoir à revenir marcher à Albas. Il est donc déjà 11 heures quant nous garons notre voiture sur le parking qui jouxte le petit plan d’eau. Nous sommes en bordure de la D.106,  à 1,2 km au sud d’Albas et le départ est là comme l’indique un ample écriteau résumant les grandes lignes de la « Rando du Géologue ». Nous serons amenés à découvrir 7 panneaux informatifs au fil de ce premier parcours. Le balisage est représenté par un trait et un cercle de couleur jaune. Nous le suivons en direction du joli petit étang. Plus loin, un premier et coquet panonceau « Rando du géologue » se présente. Ici, dans les Corbières Orientales, on soigne les itinéraires car lors d’une balade à l’ermitage Saint-Victor au départ de Fontjoncouse, nous avions rencontré les mêmes panonceaux de bois joliment peints et gravés. Légèrement sur la droite, la Serre de Ginoufre apparaît déjà avec son relief ondulé et plissé si particulier. Un premier panneau intitulé la Source de Pintrou, source alimentant le village en eau potable, explique la structure géologique de cette « serre ». Juste après, un autre panneau décrit, avec force détails et dessins, la coupe des différents terrains traversés au cours de la randonnée. Ici, nos godillots foulent les premières terres rouges contrastant étonnement avec une végétation verdoyante et quelques flamboyantes gerbes de genêts. Très curieusement, je viens de ramasser un galet ovale dans une couche de terre rougeâtre ressemblant très étrangement à ceux figurant sur une photo du panneau consacré aux œufs des dinosaures. Peu de chance qu’il s’agisse d’un œuf et je pense même qu’il s’agit d’un simple galet mais je le garde en souvenir. Droit devant, les premières maisons d’Albas se dévoilent. Deux ou trois blocs de pierre burinés sont le témoignage des anciennes carrières de marbre rose. Le village est déjà là et sans trop s’y attarder car on préfère en garder la visite lors du retour, on emprunte le chemin des Espeyrols (chemin des pierres).  De toute manière, le balisage est bien présent et en le suivant, on débouche à l’ouest d’Albas sur la D.40. Après moins de 400 mètres au milieu des vignes et sur l’asphalte, nous voilà à nouveau dans la garrigue par une large piste terreuse qui part à droite et monte en direction de l’ancien « Moulin à Vent ». Alors que je suis entrain de photographier quelques fleurs sauvages, quelle n’est pas ma surprise d’entendre les mêmes sifflements aigus que ceux que j’avais entendu lors de ma précédente balade au bord de la Rivérole, sur le « Circuit du Jardin Ensoleillée » de Saint-Martin de Fenouillet. Plus aucun doute, au bout de la piste, il s’agit bien de deux guêpiers d’Europe qui virevoltent telles des hirondelles mais dans des vols plus saccadés. Les voilà qui se posent sur des câbles électriques mais bien trop loin pour que je puisse les photographier correctement malgré la puissance de mon zoom. Il faut que je m’approche. A cause de ma manie à photographier tout et parfois n’importe quoi, Dany a pris une avance considérable mais tant pis, elle m’attendra. L’occasion est trop belle d’autant qu’en bordure même du chemin, un terrier, nid reconnaissable du guêpier, est là, bien présent, creusé dans l’argile même du talus. Je quitte la piste et file dans la bien nommée « Garrigue » et là, avec beaucoup de chance et à 20 mètres de mon objectif, plusieurs autres guêpiers se reposent au sommet d’un petit mamelon marneux. Voilà, avec une aubaine inouïe, une fois encore, j’ai réussi à capter dans mon numérique quelques photos de ces superbes oiseaux magnifiquement colorés. Satisfait et joyeux de cette réussite, je reprends la piste. Dany est déjà arrivée aux ruines du moulin à vent et m’a attendu car midi est largement passé et elle estime que l’heure du pique-nique a sonné. C’est d’autant bien que depuis le moulin, les panoramas sur Albas et son petit vallon sont magnifiques. Tout en déjeunant, on observe les guêpiers dans leur quête perpétuelle à saisir en plein vol, tous les insectes qui se présentent dans leurs ballets aériens. Une fois le bec plein, ils repartent se détendre sur les câbles électriques ou sur les éléments les plus élevés de la garrigue. Au moment de repartir, deux nouveaux panneaux se présentent. Le premier est consacré au récif corallien de Pech-Agut et le second aux fossiles de la Serre d’Azeu, ces deux modestes sommets se trouvent droit devant nous dans le paysage. On a beau tenté d’être imaginatif, on a beaucoup de mal à concevoir qu’on se trouve ici devant l’ancienne barrière d’un atoll corallien et dans ce qui était la passe d’un lagon tropical. Pourtant, la suite du chemin va nous démontrer le contraire et avant même que l’on soit au faîte de ces collines vieilles de 50 millions d’années. En effet, l’itinéraire descend d’abord dans un vallon où s’écoule un minuscule ruisseau. Dans ce milieu de type maquis méditerranéen qu’on aurait pu penser complètement asséché, un filet d’eau limpide se faufile entre roches et végétations. J’y ai même photographié une belle grenouille. Un nouveau panonceau « Rando du Géologue » nous fait partir à droite pour grimper vers la Serre d’Azeu et la crête de Roucadeu. Ici dans cette modeste montée, parfois dallée de roches étonnantes,  il suffit de prêter un peu d’attention et de se baisser pour ramasser quelques fossiles de bivalves ou bien quelques débris coralliens. Nous sommes bien sur l’ancien récif sous-marin annoncé mais ici nous n’avons pas besoin ni d’un masque ni d’un tuba et encore moins de palmes aux pieds, mais plus simplement de bonnes chaussures de marche. Si ces trouvailles en guise de souvenirs sont bien sûr à récolter avec parcimonie, on va vite les oublier au fond du sac ou de la poche dès lors qu’on atteint un panonceau « point de vue à 50 m ». En effet, on se trouve ici au sommet de Roucadeu, à 400 mètres d’altitude et en surplomb d’un long anticlinal intitulé « les Arènes ». Une belle et légitime dénomination au regard des paysages proches comme lointains que l’on embrasse de toutes parts depuis cet amphithéâtre naturel. Automatiquement et de ce fait, la suite du parcours va être plus terne et seul un autre panneau, au demeurant plutôt technique car expliquant la « nappe de charriage »,  va retenir notre attention. Le sentier redescend d’abord vers la D.40 à l’est d’Albas puis rejoint celui-ci par l’ancien chemin de Durban. Une visite du village s’imposant, il faut quitter le balisage pour rejoindre le centre où se trouve la belle église consacrée à Saint-Paul Serge. Si les ruelles et les maisons sont jolies et fleuries et le clocher de l’église superbe, une fois encore, on regrettera que cet édifice religieux soit fermé aux visiteurs. On le regrettera d’autant plus qu’on peut y découvrir, paraît-il, une superbe et monumentale tapisserie intitulée « l’Allégorie du Souffle ». Elle a demandé 15 années de travail à quelques vaillants artisans du village. Cette œuvre, de 9m sur 10m, comporte 13 panneaux. de style figuratif et d’inspiration biblique dédiés à : l’Aigle de Saint-Jean, l’Oasis dans le désert, le Baptême, la Pentecôte, la Résurrection, le mont des Oliviers, le Golgotha, la rosace, la Jérusalem Céleste, le cheval blanc de l’Apocalypse et le déluge. Mais bon, tant pis ce sera l’occasion rêvée pour revenir à Albas. Nous y reviendrons d’autant plus volontiers que Dany était bien trop fatiguée pour poursuivre la deuxième balade programmée « Autour du Bouichas ».  Nous sommes donc retourner vers le chemin des Espeyrols et avons immédiatement repris la direction du petit plan d’eau et du parking où nous avions laissé notre voiture. Une petite variante nous a permis de découvrir deux derniers panneaux dédiés, pour le premier à ce long synclinal qui va d’Albas à Saint-Victor en passant par Fontjoncouse et un second consacré aux conglomérats fluviatiles. Nous avons donc terminé cette belle randonnée de manière très ludique. Selon mon GPS, cette jolie balade a été longue de 10,5 km, incluant quelques petites sorties de routes très personnelles, pour un dénivelé de 202 mètres et des montées cumulées évaluées à 452 mètres. Le but de mon récit, vous l’aurez bien compris, n’est pas d’être trop technique sur le plan géologique. Ce n’est pas mon domaine loin s’en faut même si je suis curieux de cette science. Concernant la géologie d’Albas, d’autres personnes l’expliquent bien mieux que moi sur Internet et certains l’ont même vulgarisé bien mieux que je n’aurais pu le faire ici. Vous trouverez donc ci-après l’adresse de quelques sites remarquables :

    -         http://albas11.free.fr/index.htm

    -         http://audephotos.over-blog.com/les-merveilles-d-albas

    -         http://www.lindependant.fr/2013/05/17/corbieres,1755549.php

     Carte IGN 2447 OT Tuchan – Massif des Corbières Top 25. 


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