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    LE CIRCUIT DU JARDIN ENSOLEILLE depuis St... par jullie68

    Si j’avais été un tant soit peu vaniteux, j’aurais pu dire que je suis l’inventeur de ce circuit que je vous présente aujourd’hui. Mais non, cette boucle démarrant du joli petit hameau de Saint-Martin de Fenouillet existe bel et bien. Pour preuve, sur la carte IGN 2348 ET Prades  - St Paul de Fenouillet, visible sur Géoportail par exemple, elle est même intégralement surlignée en rouge, comme tous les « bons » sentiers balisés dignes de ce nom. Le problème, c’est que lorsqu’on va sur le terrain, il n’y a plus aucun balisage pédestre ou si peu. Si je dis si peu c’est parce qu’en réalité, ce circuit est sans doute l'assemblage involontaire de plusieurs balades qui misent bout à bout constituent la boucle en question. Au menu de cette boucle, on démarre par le balisage jaune propre au « Sentier d’interprétation des Hauts de Taïchac ». Il s’agit d’un tout petit tronçon de cette très belle balade déjà expliquée dans ce blog. Ça, c’est l’apéritif et les amuse-gueules. Après, en guise de copieux hors d’œuvre, la moitié de notre balade est constituée d’un itinéraire VTT N°3 balisé en jaune s’intitulant « Les Abords de Saint-Martin » que l’on peut trouver dans un topo-guide intitulé « 20 randonnées VTT en Pays Fenouillèdes » dans la collection «Les Petits Guides Rando Pyrénées Roussillon ». Ensuite, au moment du plat principal, c'est-à-dire en montant vers le Sarrat de Corda, le balisage disparaît carrément, enfin moi je n’ai rien vu de tel. Ce balisage, on le retrouve sous la forme de quelques marques de peinture jaune au pied du pic Lazerou, là même où paissent très souvent quelques vaches. C’est bien sûr, le plateau de fromages. Enfin, cerise sur le gâteau du dessert, on termine à Saint-Martin de Fenouillet avec le G.R.36 blanc et rouge. Alors bien sûr, si je ne suis pas l’inventeur ni de ce circuit ni de ce menu coloré, il faut comme à toute bonne recette y trouver un nom. J’ai eu beau chercher cette balade sur Internet et dans la vingtaine de topo-guides roussillonnais dont je dispose dans ma bibliothèque, je n’ai rien trouvé. Et là, donner un nom à ce circuit, ce ne fut pas une mince affaire. Ainsi, j’aurais pu garder « les Abords de Saint-Martin », comme le circuit VTT du même nom mais cette dénomination est bien trop généraliste et en outre le circuit n’est pas exactement le même. J’aurais pu aussi l’appeler le Sentier des Bas de Taïchac mais cela aurait pu prêter à confusion avec celui « des Hauts » et en outre une partie de l’itinéraire passe au dessus de l’ancien château médiéval. Ensuite, à l’égard de la minuscule rivière que la balade côtoie, j’ai pensé l’intituler le Vallon de la Rivérole, mais la portion du chemin longeant le ruisseau est si congrue que j’ai trouvé cette idée peu judicieuse. J’aurais pu aussi l’appeler la Boucle de l’Anticlinal de Saint-Paul ou bien le Circuit des plaques tectoniques, car nous sommes ici à l’exacte jonction des plaques lithosphériques européenne et ibéro-africaine. Enfin dernière idée, lui attribuer le nom du point culminant de la boucle mais là, il n’y avait rien de concret, celui-ci se trouvant entre deux petites collines intitulées le Devès et le Roc de la Buffette quand à l’autre versant du vallon, c’est à dire le Sarrat de Corda, il lui manque quelques mètres pour être le point le plus élevé. Alors pour finir et en observant la carte IGN, cette boucle où nous avons pris beaucoup de plaisir à balader, je l’ai appelée le « Circuit du Jardin Ensoleillé ».  S’il y a plusieurs raisons à cela, la principale est qu’à la symétrie parfaite du village de Saint-Martin, il y a une vaste terre qui s’intitule la « Soula de l’Orte ».  Or, tous les toponymistes sont d’accord pour dire que la « soula » c’est un « versant » ou  une « parcelle ensoleillée » au même titre que les mots  « sola », « solana » ou que la « soulane » en français. C'est-à-dire un versant exposé au sud, en français l’adret. Tous ont pour origine la même étymologie du latin « sol » signifiant « soleil ». Quant au mot « orte », ils sont tous d’accord aussi et affirment qu’il s’agit clairement d’un « jardin » voire d’un « verger ».   Ce mot « orte », on le trouve selon les langues écrit « ort », « hort » ou encore « horte », le catalan par exemple ajoutant un « h » que l’on ne retrouve pas dans l’occitan « òrt ». D’origine indo-européenne, tous ces mots ont la même souche latine « hortus », que l’on retrouve de nos jours et dans la langue française dans les mots « horticulteurs », « horticulture », « hortensia », etc…. Certains y rajoutent la notion de « clos », « l’orte » étant un jardin clôturé ou entouré de haies. C’est ainsi qu’à l’origine, la « cohorte » était une division de la légion romaine fermé sur les ailes et marchant en rang serré. De toute évidence, s’il n’y a qu’une manière de traduire la « Soula de l’Orte », c’est bien le « Jardin Ensoleillé ».  A cette séduisante traduction, il faut ajouter que le lieu en question bénéficie de 320 jours d’ensoleillement par an et que cette balade effectuée au printemps m’a permis de recenser d’incroyables variétés de fleurs sauvages, une quantité invraisemblable de papillons et d’oiseaux. De ces évidences, aucun autre intitulé ne me paraissait mieux approprié pour dépeindre cette balade.  Parmi une multitude d’oiseaux, j’ai pu en photographier quelques uns et parmi eux, sans doute le plus beau d’entre tous: le Guêpier d’Europe. Si dans notre Midi, cet oiseau n’est pas si rare que ça, côtoyant très souvent les berges marneuses des rivières et plus généralement toutes les falaises argileuses qu’il creuse d’une cavité pour en faire son nid, le photographier est toujours un immense bonheur. Son plumage multicolore rouge, brun, jaune, bleu, vert, turquoise et noir toujours esquissé de nombreuses nuances est un plaisir sans cesse renouvelé pour les yeux et l’objectif du photographe amateur que je suis. Lors de notre balade, quelques couples étaient présents dans la Vallon de la Rivérole et cette présence n’était sans doute pas étrangère à  une quantité incroyable d’insectes et à la toute proximité de l’Agly. Le petit ruisseau de la Rivérole est un affluent du fleuve et la confluence des deux est toute proche près des carrières du Camp de l’Argent. J’ai donc eu la chance de les photographier à loisirs car au bord du ruisseau, de grands arbres morts ou quelques hautes herbes sèches leur servaient de poste de guet. J’ai pu prendre ainsi plus d’une quarantaine de photos plus ou moins réussies, il faut quand même le dire.

    10h30, nous quittons Saint-Martin par la petite D.7a par laquelle nous sommes arrivés en voiture. Juste avant le premier virage, un petit sentier file à gauche en entrant dans un sous-bois. Il est balisé en jaune, longe des murets, coupe un ru et grimpe dans le bois pour rejoindre un peu plus haut la D.7 se dirigeant vers Le Vivier. On surveille le balisage, on traverse la D.7 et on emprunte en face un chemin plus large mais qui se transforme très vite en un sentier beaucoup plus étroit.  Les décors s’entrouvrent sur des prés verdoyants et sur les flancs calcaires de la Couillade de Ventefarine et du Roc de Sant Canis. Plus haut, un panonceau nous apprend que nous sommes sur le « Sentier d’interprétation des Hauts de Taïchac » que nous avons pris à contresens indiquant une « Source de la Mort » à 5 minutes  et le village à 25. On poursuit sur quelques mètres pour finalement atteindre une intersection au voisinage d’une aire de pique-nique. Là, on quitte le sentier d’interprétation qui part à droite au profit d’une large piste DFCI N°F35 Bis qui file à gauche.  Au dessus du panneau indiquant la piste DFCI, on note la présence d’un autre panonceau mentionnant qu’il s’agit d’un circuit VTT N°3. Ces panonceaux pour vététistes, 2 cercles et un triangle  de couleur jaune, on va les suivre très longtemps et en tous cas, jusqu’au fin fond du Vallon de la Rivérole., là même où les guêpiers et bien d’autres oiseaux ont été vus et photographiés. Ces panonceaux pour VTT, on ne les quittera qu’en prêtant beaucoup d’attention à la côte 308 mentionnée sur la carte IGN. Là, il faut prendre à droite, enjamber le petit ruisseau et monter un large chemin non balisé peu évident à voir depuis la piste VTT. Si vous loupez cette bifurcation, vous raccourcirez considérablement mon circuit et vous en serez quitte pour rejoindre le point de départ selon le tracé exact du circuit VTT des « Abords de Saint-Martin ».  Bien avant d’arriver à cette intersection, et en cheminant sur la crête et les contreforts du Devès, de grandioses  panoramas se seront entrouverts sur une incroyable diversité de reliefs : sur les « serres » oblongues et abruptes des Corbières, sur le pachydermique et mystique Pech de Bugarach, sur l’étonnante dent du Roc de Vergès, sur toutes les montagnes roussillonnaises plus ou moins lointaines où dans un ciel bleu cristallin, trône comme toujours le Canigou, seigneur magnifique car encore tout de blanc vêtu en cette saison. Beaucoup plus près, le regard s’arrête sur les collines calcaires et tourmentées du tout proche Synclinal de Saint-Paul où l’on peut apercevoir le col des Bouix, la dépression de la Clue de la Fou et la Serre de l’Artigue del Baurien. Tout autour de nous, la végétation n’est qu’une moutonnante toison de chênes verts et de garrigues à perte de vue. Dans cette parure quasi uniforme, émergent quelques ocres et arides vignobles et notamment ceux de Taïchac où l’on reconnaît en contrebas les ruines de l’ancien château médiéval dont la première mention écrite date de 1215.  L’itinéraire finit par rejoindre les vignes de ce superbe domaine avant de franchir l’asphalte de la D.9 près d’une citerne DFCI.  Désormais, au milieu d’une flore multicolore dominée par des cistes blancs et de flamboyants genêts, un petit sentier descend dans le rafraîchissant vallon de la Rivérole. Ici, à la Soula de l’Orte, dans une végétation luxuriante, les oiseaux et les papillons se partagent les airs et mon numérique ne sait plus où tourner la tête de son objectif.  Ici commence notre enchantement faunistique qui va  malheureusement cesser dès lors qu’arrive l’intersection de la côte 308 citée plus haut. Là, on abandonne à regrets la faune et la flore de cet écosystème miniature mais on quitte surtout la fraîcheur de la Rivérole pour une piste torride qui grimpe hardiment dans la Bulasse en direction des contreforts du pic Lazerou. Après avoir longuement dominé des ravins, un premier palier où paissent quelques vaches est atteint.  On ignore la piste qui file tout droit et on emprunte celle qui tourne en épingles à cheveux et file vers l’ouest.  Ici, le tracé surligné de la carte IGN et enregistré dans mon GPS se perd dans les broussailles. On reste sur la piste la plus évidente. 400 mètres plus loin, mon GPS retrouve le tracé enregistré. Au sommet d’une côte, un deuxième palier est atteint sous la forme d’un collet près d’un enclos à bestiaux. L’itinéraire bascule et descend vers le carrefour de notre chemin avec une voie carrossable bitumée. Ici on retrouve un balisage jaune et l’on emprunte l’asphalte de la route. Les paysages changent.  La végétation est plus rase. Les panoramas se dévoilent. Ici au sommet du Sarrat de Corda, les vignobles empiètent largement sur la garrigue. Le bitume laisse la place à une piste sableuse qui file entre cortals oubliés, vignes bourgeonnantes et genêts fleuris. Si sur la droite, le chemin domine magnifiquement plusieurs petites ravines et le Vallon de la Rivérole, les panoramas lointains et à 360 degrés sont prodigieux : Corbières, Canigou, forêts domaniales des Fenouillèdes et de Boucheville, pechs audois, sommets ariégeois sans oublier quelques petits hameaux aux toitures rouges comme perdus ou suspendus au beau milieu des « sarrats » olivâtres des proches alentours. Pour avoir accompli le Tour des Fenouillèdes en 2011, bons nombres de ces paysages me sont désormais familiers et par la pensée, je me projette dans le passé et ces merveilleuses journées à marcher avec mon fils. Des marques de peinture blanches et rouges sur l’écorce d’un chêne annoncent le G.R.36 et le dénouement imminent de cette agréable balade.  L’itinéraire bifurque à droite et descend très rapidement vers Saint-Martin sur une sente limoneuse, ravinée et abrupte. A chaque pas, on redouble de vigilance. Quelques maisons apparaissent d’abord puis le ravissant village tout entier. Les premières venelles sont déjà là. Le joli petit hameau est traversé presque bien plus rapidement qu’il ne faut de temps pour l’écrire. Après 6 heures de marche, arrêts inclus ; et il y en a eu beaucoup ; cette belle flânerie de 14 à 15 kilomètres environ touche à sa fin. Par la beauté des découvertes, elle restera à jamais blottie dans un coin de notre mémoire comme des révélations inavouables dans un jardin secret. Un jardin secret certes mais un jardin ensoleillé rempli de fleurs, d’oiseaux et de papillons. Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul de Fenouillet Top 25.

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    Circuit de l'Entour de Siou-Blanc par jullie68

    Le Siou-Blanc est un vaste plateau calcaire et un massif karstique varois bordé de chaque côté par d’autres massifs bien plus connus : Au nord-ouest, il y a celui de la Sainte-Baume, à l’est celui des Maures et au sud les mont toulonnais que sont le Mont-Faron et le Mont-Caume. Le point le plus élevé est la « Colle de Fède » culminant à 825 mètres d’altitude. Située au nord-ouest de Siou-Blanc, la commune la plus proche est Signes traversée par le Canal de Provence. Au sud-est, nous avons depuis Fréjus, traversé les communes de Solliès-Pont puis de Solliès-Toucas pour parvenir au Siou-Blanc par une « bonne » route forestière. En effet, si la partie centrale de Siou-Blanc est assez peu boisée, sa partie orientale est grandement occupée par la magnifique forêt domaniale de Morières-Montrieux. Les possibilités de randonnées y sont nombreuses avec pas moins de 9 circuits parfaitement balisés par le Conseil Général du Var. Les balisages de couleurs différentes et un nombre incalculable de panonceaux indicatifs facilitent grandement chaque itinéraire et permettent même d’inventer d’autres circuits. A vrai dire, les poteaux fléchés sont présents à chaque intersection et comme le Siou-Blanc est un vrai labyrinthe de voies carrossables, de  pistes, de chemins et de sentiers, toutes les indications qui y sont mentionnées sont inévitablement d’une grande utilité. Elles sont utiles pour les randonneurs pédestres mais aussi pour les cavaliers, les vététistes et en général pour tous les amoureux de la nature qui sont amenés à parcourir ce vaste plateau. Sans doute passionnés mais pas vraiment affectueux pour la nature et en particulier pour la faune, j’exclus volontairement les chasseurs de cette liste, bien que malheureusement, ils arpentent eux aussi le Siou-Blanc. Alors, bien sûr soyez prudents si vous cheminez sur ce plateau à l’époque de la chasse à la plume ou d’une battue aux sangliers c'est-à-dire de septembre à février. Chaque poteau indique le nom du lieu-dit et sa position géographique, longitude et latitude. En outre, tous les poteaux sont agrémentés de panonceaux directionnels précisant le nom de la boucle, sa longueur totale et la distance le séparant du panonceau suivant. Mon fils Jérôme, dans un souci de me faire découvrir un maximum de choses avait fait le choix de la boucle la plus longue que l’on appelle le circuit de « l’Entour ».  Ce nom commun masculin de vieux français plus souvent mis au pluriel ou précédé de la préposition « à » signifie simplement « tour » ou « boucle » dans le sens d’ «environs », de « voisinages » et en un mot d’« alentours ». Quand au nom « Siou », certains prétendent sur le Net qu’il signifierait « source » ou « petite mare » ou « creux rempli d’eau », c’est le cas par exemple dans le remarquable site consacré à la toponymie de la commune de Signes que vous pouvez consulter en cliquant ici.. Après être allé sur les lieux, j’avoue que cette explication a ma préférence car je suppose que quant il pleut des cordes, les « cloaques » naturels y sont très nombreux. Toutefois, d’autres personnes pensent qu’il s’agit d’une « cîme », le  « Siou-Blanc » étant les « cimes blanches » en relation avec la couleur des roches calcaires. D’autres disent que Frédéric Mistral aurait coupé court à toutes supputations toponymiques en écrivant dans son « Lou trésor dóu Felibrige » ou «Dictionnaire provençal-français » qu’il signifierait « sillon » eu égard aux nombreuses dolines qu’on trouve dans le massif. J’ai donc fait mes propres recherches dans ce livre et je serais moins catégorique d’abord parce que les mots provençaux signifiant « sillon » s’écrivent « sihoun », « silhou », « selhou » ou  «suelhou » et jamais « sillou » comme une certaine logique aurait pu le dicter.  Ensuite parce que Mistral écrit très clairement que « siou » est un « seau à traire » ou encore la conjugaison du verbe « être » à différentes personnes comme par exemple « je suis », « qu’ils soient » ou « sien ». Enfin, il n’est pas impossible non plus que « siou » soit un « signe » ce qui bien entendu expliquerait peut-être « Signes » le nom de la commune la plus proche et peut-être même si on y rajoute l’adjectif « blanc » tout simplement un « blanc-seing ». Enfin dans son « Dictionnaire provencal-francais ou dictionnaire de la langue d’oc », le lexicographe Simon Jude Honnorat ne mentionne le mot « siou » qu’en relation avec le verbe « être » et précise que dans le Béarn, il est la traduction de la préposition « sur », c'est-à-dire « au dessus »..  Alors le « Siou-Blanc » est-ce la « mare blanche », le « sillon blanc », le « dessus blanc » c'est-à-dire des « cimes blanches », comme certains le pensent ou bien un « seau blanc » ou bien a-t-on signé dans ce lieu un « blanc-seing » important ? Au regard de ces différentes hypothèses, la discussion reste ouverte mais notons toute de même que selon Frédéric Mistral, le mot « soui », notez la nuance, c'est une « petite mare » ou une « fondrière ». Entre « mare » et « sillon », la vérité n’est plus très loin, en tous cas on chauffe !  Enfin, le Siou-Blanc et ses proches alentours ont été pendant la guerre de 39/45, des hauts lieux de la résistance. Quelques stèles prouvent l’âpreté des combats en rendant hommage à tous ces combattants tombés pour la France et la liberté. C’est sans doute grâce eux que le Siou-Blanc est aujourd’hui un havre de paix où il fait bon marcher. Dommage que 6 mois dans l’année, les détonations des fusils continuent à se faire entendre. En ce 17 avril, deux jours après notre courte balade au Rocher de Roquebrune, nous voilà partit cette fois pour une longue boucle. Jérôme estime la distance à 19 km mais les panonceaux sur le terrain indiquent 19,5 km au départ puis un peu plus loin 22,5 km et sur le Net, elle est mentionnée comme difficile. A vrai dire, personnellement, je ne l’ai pas trouvé très difficile et je pense que tous les randonneurs rodés aux longues distances auront le même avis que moi car les montées cumulées sont de 1.050 mètres environ et idem pour les descentes, et le dénivelé d’environ 400 mètres entre le point le plus bas et le plus haut reste tout de même modeste. Personnellement, j’ai trouvé le circuit un peu long au regard des quelques découvertes qui jalonnent le parcours c'est-à-dire principalement l’Eléphant de pierre, la Colle de Fède, les Aiguilles de Valbelle et l’abri de Siou-Blanc. Il est vrai que ces découvertes sont plutôt distantes les unes des autres et que rien n’interdit de faire plusieurs randonnées plus courtes pour les découvrir.  Il est vrai aussi qu’en raison de la distance et en marchant avec mon fils, c'est-à-dire d’une allure plutôt rapide, je n’ai pas pu flâner ou m’arrêter comme je le fais d’habitude en solitaire. En raison de cette vélocité, je n’ai pas non plus pu pratiquer mon dada favori à savoir prendre le temps nécessaire pour mes observations et photographies de la flore et de la faune. Bien sûr, j’ai pris le temps de quelques photos mais en bien moins grand nombre que je ne peux le faire d’habitude mais une fois encore la chance a été avec moi. Le plateau calcaire de Siou-Blanc est truffé d’avens est pourtant je n’en ai guère aperçu. Deux ou trois seulement entourés de barrières de sécurité. Il est vrai que ces cavités sont le royaume des spéléos et c’est sans doute mieux ainsi. D’ordinaire, j’ai pour habitude d’expliquer ma balade et de décrire le circuit effectué mais cette fois-ci, je vais déroger à cette règle car j’estime que ce serait faire affront au travail remarquable du Conseil Général du Var qui a édité un superbe topo-guide dans lequel les 9 circuits sont magnifiquement expliqués. Ce topo-guide est accessible sur Internet, téléchargeable au format  PDF et donc imprimable. Vous y trouverez bien sûr le Circuit de l’Entour de Siou-Blanc avec de nombreuses références à la flore, à la faune et aux découvertes que l’on peut y faire tant sur le plan paysager que patrimonial. Vous trouverez aussi tous les conseils, contacts utiles et informations pratiques pour réaliser votre randonnée dans les meilleures conditions. Je n’ai donc rien d’autre à rajouter si ce n’est que le circuit en question nécessite l’équipement du parfait randonneur et il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle et bonne randonnée sur le plateau de Siou-Blanc. Je vous communique pour cela le lien qui vous permettra d’accéder au topo-guide où se trouvent les 9 randonnées :

    http://www.var.fr/c/document_library/get_file?uuid=267df77f-19b2-4e37-899a-61736f0462a4&groupId=35004

    Carte IGN 3544 OT Rocher de Roquebrune Top 25.


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  • 11 juillet, 8 heures. Nous voilà enfin prêts pour partir quelques jours en vacances, direction les Hautes Vosges. Nous avons loué un petit chalet à Gerbépal, village tranquille de 570 habitants à 10 km de Gérardmer. Voilà déjà trois mois que nous repoussons ces vacances pour diverses causes pas toujours réjouissantes : activités associatives bien trop prenantes, petits problèmes de santé sans trop de gravité mais ô combien perturbants et tracassants, emploi du temps familial à composer, animaux à faire garder, etc…  Nous avons décidé de flâner et de rejoindre les Vosges en deux jours. Comme à notre habitude, nous n’avons réservé aucun hôtel pour ce soir et nous laissons la bonne fortune en décider presque pour nous. L’aventure c’est l’aventure. Ce n’est pas que le titre d’un film. La France est si belle surtout celle qu’on dit profonde. C’est la France rurale, celle que nous aimons Dany et moi. Toutes proportions gardées, nous avons décidé de « speeder » jusqu’à Clermont-Ferrand puis le reste du temps de lambiner par des petites routes secondaires voire de campagnes jusqu’à Gerbépal. Dans l’après-midi, nous sommes déjà en Bourgogne et visitons Paray-le-Monial, la superbe cité dite du « Sacré Cœur ». A 19 heures, nous stoppons devant un hôtel tout mauve aux volets verts menthe à l’eau. Nous sommes à Génelard, petite bourgade bourguignonne de 1.400 habitants assez loin des grandes voies de communication. Il y a tout de même une gare TGV et une incroyable école aux allures de château et longue comme un jour sans pain sur une place gigantesque. L’hôtel, c’est le F-Commerce, « F » comme Facebook peut-être à moins que ce ne soit la première lettre d’un prénom ? En tous cas, la liaison Internet fonctionne à merveilles et nous restons ainsi en contact avec la prétendue « civilisation » un jour de plus. Dans un cadre « art déco » aux influences africaines indéniables, nous sommes accueillis très gentiment par la charmante patronne dans une espèce de capharnaüm hésitant entre la caverne d’Ali Baba et une boutique d’antiquaire. Nous adorons. Nous aurons droit à la chambre bleue pour une nuit très paisible et bienfaisante. Le repas est à la hauteur de l'accueil que nous avons eu, c'est à dire excellent et pour 20 euros par personne, d’un rapport qualité/prix plus que correct.

     

    12 juillet, 9 heures. Nous quittons Génelard en programmant Gerbépal dans notre Tom-Tom. A la question « voulez-vous emprunter les autoroutes ? », nous répondons clairement « NON ». De petites routes campagnardes en petites routes départementales, complètement désertes heureusement, nous avançons à la rapidité d’un escargot. Normal en Bourgogne, me direz-vous ! 10 heures 30, j’aperçois un panneau indiquant « Beaune ». Aussitôt me reviennent à l’esprit des paroles que je pensais à jamais enfouies dans ma mémoire. Celles d’un oncle bourguignon qui m’avait dit : « Si un jour, l’occasion se présente, n’hésites pas à aller visiter Beaune. C’est une cité magnifique. Il y a les Hospices. La Collégiale. Les Halles. De très jolis jardins. Des ruelles agréables à arpenter. Tu me le promets, tu iras ? ». Il était né à Glanon à quelques kilomètres de Beaune, sa ville d’enfance. Moi, j’avais 15 ans seulement. Sur mon GPS, je programme Beaune pour apprécier la distance qui me sépare de cette demande de promesse vieille de 50 ans à laquelle je n’avais jamais vraiment répondu affirmativement. Verdict du GPS : 30 kms, soit 60 pour me remettre ensuite dans le droit chemin. On y file avec l’idée de faire une visite au pas de charge mais pas de chance c’est samedi et jour de marché. Il y a foule. Pas de chance pour moi car Dany, elle, adore flâner sur les marchés. Heureusement, on trouve sans problème une place de parking. Au sein de cette foule bigarrée, le pas de course envisagé se transforme en une marche hésitante entrecoupée de rushs dès que des ouvertures se présentent. Comme il se doit, on visite les étincelants Hospices et on jette un regard dans la grandiose collégiale. Pas vraiment le temps de se payer une visite guidée et juste le temps d’acheter un casse-croûte que l’on avalera sur le bord de la route. On est attendu à Gerbépal pour la remise des clés du chalet au plus tard à 19 heures. 13 heures, nous quittons Beaune sous un ciel incertain. Il reste 280 km à parcourir par les voies les plus rapides et sans doute quelques kilomètres de mieux par les petites routes qui vont se présenter à nous. 16 heures, nous approchons de Gerbépal et sur la route, un panneau nous indique la fermeture prochaine de cette voie pour cause d’arrivée du Tour de France à Gérardmer. Nous prenons la première bretelle qui se présente et là, à Saint-Nabord, on se retrouve pris dans une véritable souricière. Obstruée par des barrières, impossible d’aller plus loin sur cette route car la caravane du Tour de France est annoncée. Impossible de reculer car il est bien trop risqué et dangereux de reprendre en sens inverse la bretelle que nous avons quitté. On décide de garer la voiture et d’aller voir passer les coureurs. Nous sommes dehors depuis deux minutes quand tout à coup un déluge s’abat sur nos têtes. Les gens massés sur le bord de la route restent impassibles à cette violente averse. A l’abri sous leurs parapluies ou sous le capuchon de leurs K-WAY, ils courbent l’échine. Ici, le Tour de France c’est sacré et nous le constaterons vraiment au cours de cette semaine de vacances. Nous, on réintègre la voiture mais un véritable rideau de pluie empêche toute visibilité extérieure.  Dix minutes plus tard, l’orage semble passé. Le Tour de France est passé lui aussi et nous n’en avons rien vu. On patiente encore une bonne demi-heure avant que les barrières soient définitivement levées et la route libérée. 18 heures, nous sommes à Gerbépal devant le chalet. Une dame affable au fort accent alsacien nous remet les clés et procède à la visite des lieux. Ici pas d’Internet et simplement un vieux poste de télévision difficile à faire fonctionner sans télécommande mais captant néanmoins la TNT. Pour le reste, pas grand-chose à dire et le rudimentaire confort nous va bien.

     

    13 au 18 juillet. Au milieu des sapins et des bouleaux blancs, le cadre est agréable et silencieux. Les vaches paissent devant la terrasse. Les oiseaux viennent se laver au petit ruisseau jouxtant le chalet. Puis ils finissent leur toilette à la fraîche rosée du matin et finissent pas se sécher en plein soleil sur les branches des épicéas. Les villas alentours sont magnifiquement fleuries comme en général ici dans toutes les communes des Vosges et d’Alsace. Les vacances commencent vraiment et nous allons passer une semaine extraordinaire à balader et à vrai dire, nous profiterons assez peu du chalet. Nous y dormons essentiellement sans trop écouter les informations toujours aussi répugnantes. Par cupidité et par la folie des hommes, on apprend qu’un avion est tombé en Ukraine. 298 personnes y ont laissé la vie. Encore la folie des hommes et pour cause de convoitise inconsidérée, la guerre a repris de plus belle dans la bande de Gaza, tuant sans aucun discernement femmes et enfants et population civile en général. En France, les premières manifestations s’organisent, parfois très violentes. Les images de Paris ressemblent souvent à une guerre civile. L’Allemagne a gagné la Coupe du Monde. Ici, avec leurs splendides et grandioses forêts, les Hautes Vosges sont superbes. Nous visitons Epinal puis le lendemain Gérardmer où nous assistons à un merveilleux feu d’artifice au bord du lac. La météo capricieuse a été clémente avec nous. Le lendemain, la Route des Vins d'Alsace est au programme. Nous la ferons en deux fois tant il y a de beaux petits hameaux fleuris à découvrir. Avec leurs magnifiques façades à colombages, les maisons sont féeriques. Après de longues années de déclin, les cigognes sont amplement de retour. Oiseau emblématique, on leur aménage des nids sur les toits pour facilité leur réintroduction. Ici tout est propre. Ici, pas de tags sur les murs et des façades impeccables comme si elles avaient été repeintes la veille. Ici pas de poubelles dégueulant dans les caniveaux et pas de papiers gras par terre. Les gens sont souriants et très accueillants. Parfois, nous avons l’impression d’être dans un autre pays. Il est vrai que nous avons volontairement évité les grandes agglomérations que sont Strasbourg, Colmar et Mulhouse. Toujours très attirés par la montagne, nous passons le reste du temps à parcourir la Route des Crêtes, à cheminer les charmants sentiers des différents « Ballons », à ramasser d’exquises myrtilles ou à déguster de délicieuses spécialités dans les fermes auberges avenantes et plutôt abordables. On va quitter à regrets toutes ces bonnes et jolies choses.

     

    19 juillet, 9 heures. Nous quittons Gerbépal, direction le domicile. Une descente vers le Midi toujours prévue en deux jours. Cette fois, priorité aux souvenirs. J’ai dessiné un parcours qui va nous faire passer par le Haut Jura et tous ces admirables villages que nous avions connus en juillet 2003 au cours d’un périple pédestre et gastronomique d’une semaine s’intitulant « Les Saveurs des Hautes-Combes ». Moi, à cause de l'Histoire des lieux, je l'avais intitulé « Dans les pas des moines défricheurs ». Saint-Claude, les Bouchoux, Lajoux, La Cure, Les Créssionnières, Lamoura, Villard Saint-Sauveur, nous empruntons les minuscules routes menant à tous ces hameaux blottis dans une nature exubérante et verdoyante toujours aussi belle 11 ans plus tard. Une petite halte nostalgique aux Bouchoux et au restaurant La Chaumière pour un simple « expresso » mais pour une discussion à bâtons rompus avec l’agréable propriétaire. Les souvenirs ressurgissent et nous quittons à regrets ce havre de paix et ce gentil monsieur. Une deuxième et brève halte dans une fruitière pour quelques véritables morceaux de comté et de morbier et nous poursuivons notre itinéraire vers l’Ain et l’Isère. La France est belle de partout. Nous enjambons le Rhône à Vienne et atterrissons le soir à 20 heures à Saint-Hostien à l’hôtel Le Meygal. Saint-Hostien est une petite commune de 700 habitants situé dans le Velay c'est-à-dire dans la région Auvergne et dans le département de la Haute Loire. Il est tard. La journée et la route ont été longues et ont eu raison de notre désir de découvertes. Nous sommes bien fatigués. Il n’y aura donc pas de visite dans la cité et donc rien à en dire. L’hôtel lui est très bien. Les propriétaires sont accueillants, serviables et même chaleureux. La cuisine est plutôt traditionnelle mais excellente. Il y a la télévision dernier cri et la liaison Internet dans la chambre mais ce soir je n’ai ni l’envie de regarder la télé et encore moins celle de déplier mon portable. Avant de m’endormir, je vais me contenter de feuilleter et de lire quelques pages d’un journal que j’ai trouvé sur la table du salon de l’hôtel et qui s’intitule « la Gazette ». Cette « Gazette », c’est celle du Val d’Oise et franchement, je n’aurais jamais du ouvrir ce journal et lire le moindre article. Voilà presque une semaine que je n’écoute pratiquement pas les infos et la France serait entrée en guerre si j’en crois le titre de deux articles de la page 3 que je viens de lire consécutivement. Guerre civile, j’entends car pour les autres, on est déjà en guerre au Mali et contre une ribambelle de terroristes un peu partout dans le monde. Titre de la première chronique : « Gonesse - Couvre-feu après la tentative de meurtre » et pour la deuxième, «Argenteuil - Tirs de mortiers et affrontements avec la police à la veille du 14 juillet ». Couvre-feu, mortier, affrontements, des mots très guerriers à vous foutre la trouille. La Une est consacré à l’été 1944. C’est qu’ils me gâcheraient mes vacances, ces foutus médias !

     

    20 juillet, 9 heures. Il est temps de rentrer à la maison mais je suis un amoureux de l'Auvergne alors hors de question de la quitter comme un amant surpris par le mari trompé. Au programme, un autre itinéraire « nostalgie » et une autre balade pédestre pleine de merveilleux souvenirs : le Chemin de Stevenson effectué aux étés 2004 et 2005 (à lire sur mon site perso en cliquant sur les années). Nous ne sommes pas très loin du Puy en Velay et cette fois, j’ai prévu de refaire ce parcours, non pas à pied, mais en voiture. Nous démarrons direction le Monastier-sur- Gazeille et toute la matinée se passe très bien et sans aucune pluie malgré un ciel très plombé. Après le Monastier-sur-Gazeille, les villages se succèdent : Saint-Martin de Fugères, Goudet, Landos, Pradelles, Langogne, Cheylard l’Evêque, Chasseradès, le Bleymard, le Pont-de-Monvert, Florac. Que de bons souvenirs d’autant que la route coupe très souvent le sentier de Grande Randonnée dont nous reconnaissons certains passages. Il est 13 heures, nous stoppons à Florac pour déjeuner. La pizzeria les Caraïbes propose des pizzas et des flammeküeches alsaciennes cuites au feu de bois. Nous optons pour les flammeküeches que nous n’avons pas réussi à manger en Alsace. Qu’à cela ne tienne, nous les mangerons en Lozère. Elles s’avèrent succulentes. Nous quittons Florac sous quelques gouttes de pluie mais la suite va être moins réjouissante et les Cévennes vont nous réserver des orages dont elles ont tiré leurs lettres de noblesse sous le nom « d’épisodes cévenols ». Au plus fort de la violence des pluies et du vent, nous sommes au sommet du Mont Aigoual et là, plus question de nous rendre à Saint-Jean du Gard comme initialement prévu. En quelques minutes, les routes se transforment en de véritables torrents. Autant dire que nous n’en menons pas large et le plus court chemin pour rejoindre la maison sera la mieux. Mais le réseau routier dans ce coin-là de la France, ce n’est pas la panacée et nous mettons presque deux heures pour rejoindre Millau. Ouf ! Les vacances se terminent bien et qui plus est, sous un ciel bien dégagé grâce à une puissante tramontane. Nous sommes bien en Roussillon. La maison est là. Nos chats, notre tortue et nos poissons rouges se portent bien.

     

    On va reprendre nos « bonnes » habitudes. La lecture des mails sur le PC du bureau. Ce soir, téloche et informations toujours aussi pitoyables : les avions continuent de tomber comme des fruits trop murs. Nos responsables compatissent à la douleur des familles mais personne n’évoque les vraies raisons de ces catastrophes meurtrières. Pourquoi, as-t-on laissé voler ces avions alors que les contrôleurs et les pilotes savaient pertinemment qu’ils auraient à affronter des conditions climatiques déplorables et dangereuses ? La vie de centaines de passagers ne compterait-elle pas au regard des intérêts économiques ? La guerre à Gaza s’est encore durcie. Economiquement la France va de plus en plus mal. Le chômage a encore progressé. Lors d’une interview, Manuel Valls se dit satisfait de sa politique mais depuis bientôt deux mois, il est passé sous la barre des 50% d’opinions favorables. Dix jours de vacances et rien n’a vraiment changé. La France est toujours coupée en deux politiquement. La France a toujours deux visages. Le beau visage de la France profonde et rurale, c'est-à-dire celui des Hautes Vosges, de le Route des Vins d’Alsace, de ce merveilleux Haut Jura et de ce poumon aquifère qu'est l'Auvergne. Nous venons de découvrir ou de redécouvrir ce visage mais il faut avoir conscience qu'il y en a un autre moins réjouissant, celui de la Gazette du Val d’Oise. Un visage beaucoup plus dur et beaucoup plus violent que nos responsables ont peine à juguler. Mais le veulent-ils vraiment ?

     

    Ah que c’était bon les vacances !

    Allez, je m’en vais manger une tartine avec de la confiture de myrtilles, histoire de me rappeler les vacances et le mal qu'elles m'ont donné lors de leur cueillette.…..

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