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    LE PIC GARRABET ET TERRE MAJOU depuis Sournia par jullie68
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    Autant l'avouer, ce Pic Garrabet (794 m) et ce circuit par Terre Majou (842 m) ne constituaient pas vraiment notre principal objectif du jour. Non, cette balade n'était qu'un joli prétexte à aller chercher du houx pour le vendre sur le marché de Noël de notre village. Mais, ne vous méprenez pas non plus quant à cette vente, nous ne sommes pas des vendeurs à la sauvette et encore moins des vandales de la nature et de la végétation de notre belle région. Non, une trentaine de brins de houx couplés à quelques branchettes de résineux sont vendus 2 euros au bénéfice d’animaux en détresse pour le compte d’une association, voilà quel était ce matin-là, le but de cette belle randonnée au départ de Sournia. C’est donc par ce matin-là exceptionnellement lumineux qui nous avons quitté ce joli bourg et plus particulièrement le village de vacances le Moulin, direction le G.R.P Tour des Fenouillèdes. Bien entendu, traverser le village de vacances nécessite qu’on le fasse en respectant les lieux et les infrastructures. On fait le tour de la petite retenue d’eau alimentée par la rivière Désix. On traverse la rivière par une passerelle en béton et nous voilà déjà sur le G.R.P Tour des Fenouillèdes balisé de marques jaunes et rouges. Attention, ne vous trompez pas et n’empruntez pas le G.R.36 tout proche qui lui est balisé de coups de peinture blancs et rouges. Immédiatement, un bon sentier grimpe dans une pinède et laisse entrevoir sur la droite, les premières vues sur Sournia. Sur la gauche et pour peu que l’on sorte un peu du chemin, de jolies vues s’entrouvrent sur le ravin de Pomeins et sur quelques dômes boisés de Terre Majou. Plus haut et dès lors que  le sentier rejoint une bonne piste forestière, des panoramas plus vastes se font jour sur des lieux de balades déjà bien connus  car déjà empruntés : sur les crêtes de la forêt domaniale du Fenouillèdes du Col de Benta Fride jusqu’au sommet du Sarrat Naout, sur la longue vallée de la Désix où l’on distingue quelques belles découvertes comme le hameau de Rabouillet, la chapelle Saint-Michel ou bien encore les ruines de l’ancien château d’Arsa. Cette piste, on va la poursuivre sur 1.800 mètres environ avant de la quitter au bénéfice de l’ancien G.R.P. Difficile de se tromper car le chemin est fermé par une chaîne et se trouve tout au bout d’une immense pré. Si vous continuez sur le nouveau tracé du G.R.P, vous rejoindrez de la même manière le Pic Garrabet mais par un itinéraire plus long mais moins « galère » que l’ancien mais vous ferez l’impasse sur le houx qui ne se trouve que dans ce secteur. Si vous empruntez mon circuit, le large chemin fait un angle droit etpasse devant un petit mas magnifiquement restauré, devient un sentier plus étroit qui se perd dans la végétation plutôt dense. Deux solutions pour ne pas se perdre, soit on suit de vieilles clôtures qui se trouvent sur la droite et sur lesquelles on repère assez facilement le balisage soit, et c’est sans doute le mieux, c’est de posséder un GPS avec le tracé IGN enregistré. Pour nous, et après une heure de marche, l’objectif fut déjà atteint et il se présenta sous la forme de quelques superbes arbustes de houx magnifiquement chargés de leurs drupes rouges. Une trentaine de branchettes du plus bel effet furent très rapidement accrochés à nos sacs à dos respectifs et nous pouvions désormais consacrer le reste de la journée à cette belle balade. C’est ce que nous fîmes en poursuivant le parcours qui se faufile au milieu des chênes pubescents, des cistes à feuilles de lauriers et de quelques pins « laricio » puis il se poursuit en s’élevant sur un mauvais sentier plein d’ornières et de caillasses jusqu’à rejoindre une nouvelle piste ou plutôt une intersection de trois pistes. Sur la droite, il y a celle qui descend vers Courbous, droit devant le G.R.P Tour des Fenouillèdes qui l’on délaisse puis une troisième piste DFCI F 83 excessivement large partant à gauche. C’est celle qu’il faudra prendre dès lors que le pique-nique au sommet du Garrabet (794 m) aura été avalé. En effet, il serait dommage de ne pas rejoindre ce sommet qui n’est qu’à quelques mètres et qui constitue un superbe belvédère à 360 degrés sur tout ce territoire. Depuis le gros cairn servant de pinacle, le vue embrasse les contreforts du Dourmidou, passe par les crêtes de la Serre de Sournia jusqu’au sommet du Roc Jalère et du Pic de Bau, descend vers Séquières, Campoussy, Sournia puis remonte à l’opposé sur toutes les crêtes boisées des forêts domaniales des Fenouillèdes et de Boucheville caressant au passage celles communales du Vivier, de Rabouillet. Voilà la jolie ronde visuelle que vous louperez en oubliant cet objectif. Après cette belle visite, il faut prendre sur quelques mètres, la très large piste F83 qui file sous d’immenses pins sylvestres. Cette piste étant très nouvelle et ne figurant pas sur les cartes IGN qui, elles, sont plus anciennes, vous aurez à nouveau le choix entre poursuivre le tracé désormais balisé en jaune (P.R) et qui descend dans le vallon de Pomeins soit poursuivre cette piste forestière sans doute un peu lassante. De toute manière, les deux options se rejoignent au point culminant de cette balade à 842 mètres d’altitude tout près de la côte 853. Ici, la toponymie « Terre Majou » c'est-à-dire la « terre la plus grande » mais ici il faut peut être entendre la « terre la plus haute (major) » prend tout son sens. L’itinéraire devient unique, la piste s’aplanit descend un peu et rejoint la départementale D.619 non loin du Roc Cornut. Vous aurez donc la possibilité soit d’aller voir cette belle curiosité déjà vue dans ma balade intitulée le « circuit de Campoussy » soit il vous faudra vous diriger vers le dolmen de la Font de l’Arca encore appelé dolmen de Campoussy ouen occitan dolmen du « Cabanoto dels Tres Peyres », un des rares dolmens de notre région a être « truffé » de cupules. Là aussi, vous aurez le choix entre deux itinéraires soit rester sur le sentier peu évident à trouver ; la création de la nouvelle piste ayant amplement effacé le balisage au départ; soit beaucoup plus simple, descendre la D.619. Après le dolmen et sur un peu plus d’un kilomètre, cette D.619 sera dans tous les cas inévitable pour rejoindre le G.R.36 qui, un peu plus bas, permet de regagner Sournia par le lieu-dit la Mole. Bien sûr, le bitume n’est jamais agréable à cheminer mais nous avons eu l’incroyable chance d’être précédé d’un beau renard qui ne semblait pas du tout effrayer de notre présence derrière lui. Après cette agréable distraction, le G.R.36, presque tout en sous-bois, nous entraîna vers l’arrivée. Tel qu’accomplit et décrit ici, ce circuit autour de Terre Majou a une longueur d’environ 13 à 14 kilomètres. Le dénivelé est avec ses 350 mètres plutôt modeste ce qui permet de cataloguer cette balade dans les « plutôt faciles ». En été ou par forte chaleur, il faudra veiller à emporter de l’eau en quantité suffisante. Bonnes chaussures et un équipement du parfait randonneur sont vivement recommandés avec notamment un GPS pour se repérer sur la partie la plus difficile du Tour du Fenouillèdes. Pour avoir accompli ce tour en septembre 2011 avec mon fils, je sais qu’il est assez peu emprunté et le balisage est parfois peu évident à distinguer. Enfin concernant le houx, notre objectif du jour,  son ramassage est comme tous les fruits de la terre réglementé par l’article 547 du Code civil « Les fruits naturels ou industriels de la terre, les fruits civils, le croît des animaux, appartiennent au propriétaire par droit d'accession ». Dans la nature, il est donc nécessaire d’être toujours respectueux de l’arbre, seuls les pieds femelles ayant des fruits et encore pas tous les ans. Il faut donc que la récolte s’effectue toujours avec une grande modération et ne pas toujours se rendre au même endroit chaque année afin que la plante récupère des tailles précédentes. Ce n’est que dans ces conditions que le houx sera synonyme de porte-bonheur ! Carte IGN 2348 ET Prades – Saint-Paul-de Fenouillet Top 25.

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  • Les gens qui ne possèdent pas d’animaux ne peuvent pas comprendre combien la perte d’un animal de compagnie peut être une grande période de tristesse et beaucoup de bonheurs perdus. A fortiori, ceux qui ne les aiment pas le comprendront encore moins. Avant-hier, notre chatte « Minette » nous a quitté pour s’envoler vers le paradis des chats. Il y a une douzaine d’années environ, Minette que les enfants appelaient également « Chavache » eu égard à ses taches blanches et noires telles celles des vaches normandes, nous l’avions récupérée au fond de notre jardin où elle avait élu domicile au début d’un été. Nous étions dans une période où nous n’avions plus d’animaux et sans doute, s’était-elle sentie en sécurité car en quelques années, nous venions de perdre notre chienne « Titoune » puis un vieux gros matou que nous avions appelé « Papichat » et que nous avions déjà récupéré dans le jardin. Tous les deux nous avaient laissé dans le désarroi car ils étaient morts de vieillesse presque successivement, enfin plutôt de maladies dues à leur vieillesse et dont nous avions souhaité abréger leur souffrance par une euthanasie effectuée dans les règles de l’art par un vétérinaire.  Au retour de nos vacances d’été, Minette avait mis au monde trois petits chatons tout simplement merveilleux que nous élevâmes pendant quelques mois avant de les placer auprès de personnes qui étaient désireuses d’adopter de gentils matous. Pour Dany et moi, l’image de ces trois petits chatons jouant avec leur mère ou avec les jets d’eau du système d’arrosage reste à jamais gravée dans nos mémoires et ce sont des moments de joies inoubliables. Ce fut un déchirement de nous en séparer et encore aujourd’hui, nous le regrettons parfois mais au bout de quelques mois, deux des trois chatons partirent sous d’autres cieux et le troisième prénommé « Zouzou » resta à proximité de chez nous chez des voisins qui l’avaient adopté un peu comme un « jouet » pour leur premier enfant qui commençait à grandir. « Minette », elle, resta au fond du jardin encore au moins quatre années. Il faut dire que Minette était une chatte qui avait une peur incroyable du genre humain et même si nous aurions préféré qu’elle intègre le domicile, nous n’y arrivâmes jamais malgré de multiples tentatives. Dès le premier hiver, nous achetâmes une niche très confortable uniquement pour elle mais un froid glacial sévissait et ce fut un tourment que de la voir errer dans le vent et le froid. Les deux hivers suivants furent moins froids et Minette s'était habituée à nous voir mais restait néanmoins très craintive. Le quatrième hiver fut de tous, le plus effroyable et le plus rigoureux. Les températures tombèrent pendant plusieurs semaines en dessous de zéro et de la voir se promener dans le jardin avec les moustaches gelées et des stalactites de glace pendant de ses lèvres et de son menton s’étaient pour nous quelque chose d'insupportable et un vrai crève-coeur  Plusieurs tentatives pour la piéger restèrent encore vaines mais cette fois, nous étions décidés à tout tenter pour parvenir à nos fins. Un matin, alors que la neige était tombée dans la nuit, Dany eut l’idée d’approcher la niche au plus près de notre baie vitrée. Minette, toujours très méfiante, hésita longuement à revenir dans sa tanière et ce malgré le froid. Elle finit quand même par se décider à entrer dans la niche et alors qu’elle était bien tranquille entrain de dormir, Dany sortit sans bruit, les pieds nus dans la neige et elle plaqua l’entrée de la niche contre celle de la baie vitrée. Il ne restait plus qu’à ouvrir la porte coulissante et Minette intégra la maison pour la première fois. Toujours très peureuse, elle resta cachée pendant plusieurs semaines dans un placard ne sortant que la nuit pour manger des croquettes et faire ses besoins dans une litière. Minette a toujours été une chatte très propre, peu exigeante et peu compliquée pour manger, des croquettes suffisaient amplement à son plaisir. Pendant les longs mois d’hiver et appréciant sans doute la chaleur ambiante, Minette ne demanda plus jamais à sortir de la maison. Elle continuait à avoir peur de nous mais elle savait néanmoins où était désormais son bien-être et son bonheur. Son bonheur allait devenir le nôtre car au fil du temps, Minette s’avéra être une chatte d’une gentillesse extrême avec tout le monde. Entre temps, d’autres chats avaient intégrés la maison. Il y eut d’abord « Tarzan » un chat roux, le sportif par excellence qui portait parfaitement son nom et qui arrivait à grimper sur les toitures en escaladant le seul crépis d’une façade haute de deux étages. Il s’évapora du jour au lendemain sans que nous ne sachions jamais ce qu’il était advenu de lui. Bien qu'il fut très indépendant, il savait être câlin aussi et sa disparation si soudaine nous laissa dans un grand désarroi. Puis, il y eut Milie que j’ai eu l’occasion d’évoquer dans ce blog lors d’un autre départ plein de tristesse puis il y eut enfin « Noxy », un chaton que notre fille avait trouvé dans un caniveau de Narbonne. Avec la douceur qui la caractérisait, Minette accepta tous ces autres chats sans problème. Dans la maison, des chats il y en eut bien d’autres, des chatons que Dany et moi élevions au biberon pour le compte de l’Association les Chats d’Oc de Saint-Estève mais des chats adultes de passage aussi comme P’tigrou, Nokia, Kiwwie, Zeus, Chloé, Windows, j’en passe et des meilleurs et Minette accepta toujours tout ce petit monde autour d’elle sans aucune difficulté. Zouzou, lui, ne quitta jamais sa mère étant plus souvent chez nous que chez les voisins qui l’avaient en principe adopté. Leur entente était fusionnelle et ils dormirent toujours encastrés l’un dans l’autre. Quand nos voisins, les maîtres de « Zouzou » quittèrent le voisinage pour partir sous d’autres cieux, ce dernier réintégra la maison qu’il n’avait jamais vraiment quitté. A Minette, tout lui allait bien pour peu qu’on la laisse tranquille et qu’elle puisse se prélasser au soleil. Elle avait eu si froid au cours des hivers où elle avait vécu dehors qu’elle en avait gardé des séquelles sous l’apparence de rhumatismes qui la faisaient souffrir et boiter bas. Elle adorait le soleil mais le soleil lui aussi lui joua un mauvais tour sous la forme d’un cancer de la peau qui peu à peu envahit une de ses oreilles et qu’il fallût malheureusement lui couper pour qu’elle survive le plus longtemps possible. Malgré, cette opération qui la gratifia du risible surnom de « Van Gogh », le cancer finit par atteindre également son nez. Nous avons toujours pensé qu’avant d’atterrir dans notre jardin, Minette avait été sans doute une chatte battue et bien que la crainte de l’homme était ancrée au plus profond de ses gênes, elle s’avéra être la chatte la plus câline qu’il soit. Une fois dans nos bras, elle se laissait caresser pendant des heures ronronnant de plaisir. Après les joies avec ses chatons et les tourments des premières années où elle vécut dehors, Minette nous apporta tendresse et bonheur jusqu’à ce samedi matin 15 février où on la trouva complètement épuisée après des vomissements sans fin et des convulsions à répétition. Elle passa le week-end à dormir, respirant très faiblement et difficilement, ne buvant plus et ne s’alimentant plus, ne faisant plus ses besoins. Ce lundi 17, dès la première heure, nous étions chez la vétérinaire et après divers examens, analyses et radios, en fin de matinée, le verdict tomba, impitoyable : un taux d’urée trop élevé bloquant le système rénal, un cancer de la peau très étendu sur le museau, des tumeurs peut-être cancéreuses dans le ventre et une fatigue extrême ne laissant rien présager de bon. Une fois encore et comme nous y avions été confrontés pour « Titoune » et « Papichat », nous étions pris entre les tenailles d’un acharnement thérapeutique sans peu d’espoir d’un retour à une vie normale et celle d’une horrible euthanasie d’un être vivant que nous aimions profondément. Une fois encore, nous fîmes à regrets le choix de cette solution définitive et extrême, ô combien difficile à prendre car pleine de sentiments de culpabilité. Comment pouvait-on donner la mort à un animal de compagnie aussi gentil et nous ayant apporté du bonheur puis accepter ce dilemme ?

    Ce lundi 17 février vers midi, Minette s’est endormie pour toujours. Minette nous a quitté et avec elle des tranches de vie et de notre bonheur familial sont parties…

    Le matin par exemple et ce depuis le début de ma retraite, elle se réveillait et avait pris l’habitude de me laisser sa place qu’elle avait occupée sur le canapé pendant la nuit me permettant ainsi de prendre confortablement mon p’tit déj sur un plateau devant la télé. Dès le p’tit déj terminait, elle remontait sur la canapé et venait se faire cajoler. C’était devenu un rituel et ce rituel me manque déjà.

    Zouzou cherche sa mère partout et il ne sait plus où dormir et quand on sait qu’il dort au moins 16 heures au cours d’une journée, on imagine son désarroi et le vide qu’il aura à combler pour retrouver un semblant de vie normale.

    Même « Noxy » qui n’était pas spécialement gentille avec elle, semble la chercher et elle parait intriguée par cette soudaine disparition.

    Oui, c’est sûr, Minette va nous manquer à tous et pour longtemps……


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