• LES-ETANGS-DE-VILLEPEY

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    ETANGVILLEPEYIGN

    Après deux randonnées consécutives dans l’Aude, d’abord au Moulin de Ribaute puis au Château de Quéribus, nous voilà reparti sous d’autres cieux, ceux du département du Var. Bien sûr, la marche n’était pas le motif essentiel de notre déplacement là-bas mais inévitablement la météo étant parfois (mais pas toujours !) propice à d’agréables escapades, nous en avons bien profité. C’est ainsi que deux petites balades dans le Massif de l’Esterel sont venues agrémenter notre séjour. Deux belles balades, il est vrai, aux antipodes l’une de l’autre en terme de découvertes mais ô combien plaisantes car elles présentent l’avantage de pouvoir être réalisées en famille et qui plus est avec des enfants en bas âges. Pour preuve, nous y sommes allés avec tous nos petits-enfants et tout c’est formidablement passé. Cet article est donc consacré à notre première sortie aux Etangs de Villepey qui sont, avec les Salins d’Hyères, les deux seules zones humides littorales de la Côte d’Azur puis il y aura dans la foulée la deuxième sortie consacrée à l’ascension du Mont Vinaigre, point culminant de l’Esterel à 618 mètres. Situés dans le Var sur la commune de Fréjus dans le quartier de Saint-Aygulf au delta de la rivière Argens, les Etangs de Villepey constitue un espace de 260 hectares qui abritent une flore et une faune véritablement remarquable. Le site appartient au Conservatoire du Littoral qui en a fait l’acquisition entre 1982 et 1997 mais c’est la commune de Fréjus qui en assure la gestion. Le départ de notre balade s’effectue depuis le parking de Saint-Aygulf qui, par rapport à la plage de la Galiote, se trouve de l’autre côté de la Nationale 98. On enjambe l’embouchure de l’Argens par le pont et là, deux solutions sont possibles : soit on traverse la N.98, on descend vers la plage de la Galiote puis on repasse sous le pont de la N.98 soit on prend à droite en direction du grand hôtel de Saint-Aygulf, on longe les installations et on parvient au même endroit c'est-à-dire sur une allée bétonnée bordée d’immenses palmiers. On poursuit cette allée et inévitablement, on rencontre un grand panneau indiquant le site naturel protégé des Etangs de Villepey. A partir de là, on entre dans un autre monde essentiellement dominé par l’eau, la végétation et les oiseaux. Les étangs et leurs lisières ont bien sûr de nombres autres locataires (mammifères, poissons, reptiles, batraciens et insectes notamment) mais tellement discrets que vous aurez peu de chance de les apercevoir ou d’y prêter attention dans cette dense et extraordinaire végétation. Oui, ce site est exceptionnel car grâce aux échanges continuels de l’eau douce de l’Argens avec les eaux salées de la Méditerranée, la nature a su créer au fil du temps un véritable mosaïque de milieux bien différents mais complémentaires : étangs, lagunes, vasières, dunes, sansouires, prairies humides et sèches, ripisylve, pinèdes, etc…Tous ces biotopes variés étant bien sûr très favorables à l’installation définitive ou temporaire de nombreuses espèces. On y a recensé plus de 240 espèces d’oiseaux et on y trouve des animaux plutôt rares comme la Tortue cistude ou bien encore le Pachyure étrusque, petite musaraigne ne pesant que deux grammes. Au niveau rareté, la flore n’est pas en reste et certaines plantes y sont désormais presque quasiment endémiques comme la Canne de Pline (Arundo plinii) ou la rarissime Asperge maritime (Asparagus maritimus). Le parcours étant balisé en jaune, je ne vais pas ici vous le décrire dans le détail d’autant que nous ne l’avons pas accompli dans sa totalité et qu’il existe, en outre, une grande boucle qui fait le tour des Etangs de Villepey dans leur intégralité. Sachez que le parcours est ponctué d’un observatoire où vous aurez tout loisir de contempler ou photographier les oiseaux en toute tranquillité et que vous aurez à emprunter des pontons de platelages, des passerelles et des petits sentiers parfois boueux voir mouillés par temps de pluie. Sachez aussi qu’il existe une réglementation très stricte et qu’à certaines périodes de l’année quelques sentiers sont fermés. Renseignez-vous donc auprès de la Mairie ou de l’Office de Tourisme de Fréjus et n’hésitez pas à compulser les quelques sites Internet qui ont été mis en ligne par le Conservatoire du Littoral ou la commune. Il existe aussi un petit dépliant d’information visible sur Internet en cliquant ici - Carte IGN 3544 ET Fréjus – Saint-Raphaël – Corniche de l’Esterel Top 25.


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  • Cette balade au château de Quéribus, vous pouvez la retrouver sur le site Web "www.AudeTourisme.com" proposé l'Agence de Développement Touristique de l'Aude.


    « Tenez, chaussez vite ces sandales, car les chemins ne sont pas beaux de reste…Voilà qui est bien… Maintenant, cheminez droit devant vous ». Voilà ce qu’Alphonse Daudet fait dire à Saint-Pierre s’adressant à l’abbé Martin, le Curé de Cucugnan dans les fameuses « Lettres de mon Moulin ». Autant vous le dire et même si cette balade au célèbre Château de Quéribus démarre de l’illustre village de Cucugnan et que les chemins ne sont pas spécialement beaux, je ne vous conseille pas de mettre des sandales mais un équipement bien mieux adapté, style de bonnes chaussures de randonnées bien montantes avec de bons et gros crampons. Pour le reste, outre que je connaissais déjà le célébrissime château de Quéribus mais pas cette jolie balade qui y mène, c’est presque une autre raison qui m’a incité à venir à Cucugnan en ce début du mois d’octobre. En effet, il y a quelques mois et alors que j’écoutais une émission sur France Inter dédiée au pain, j’ai entendu l’écrivain Jean-Philippe de Tonnac  (Dictionnaire universel du pain-2010) affirmer que le meilleur boulanger de France était celui de Cucugnan. Il expliqua rapidement pourquoi et ses arguments furent si convaincants qu’inévitablement j’eus envie de venir vérifier par moi-même cette affirmation. Alors, bien sûr cette idée me trottait déjà dans la tête depuis un bon moment et j’ai trouvé l’idée intéressante d’allier cette découverte du boulanger de Cucugnan à une randonnée au départ du village. Voilà comment cette randonnée au Château de Quéribus pris naissance puis fut programmée et je dois le dire, je ne fus déçu ni par le boulanger encore moins par ses produits ni par la balade, même si ma curiosité et ma gourmandise me jouèrent un mauvais tour puisque après avoir vidé mon porte-monnaie chez le fameux boulanger, je me suis retrouvé comme un idiot au pied du château n’ayant plus sur moi ni les 5,50 euros indispensables à une visite pour une personne ni aucun autre moyen de paiement. Bien que connaissant déjà le château, ce fut néanmoins dommage car ce droit d’entrée au château incluait également le spectacle « Le sermon du curé de Cucugnan » au théâtre Achille Mir que j’aurais bien aimé voir car il me rappelait Fernandel mais surtout mon enfance et le temps où ma mère nous lisait les "Lettres de mon Moulin". Peu de gens le savent mais ce conte est à l’origine une histoire véridique dont l’instigateur fut l’abbé Ruffié, le vrai curé de Cucugnan qui en 1858 pour faire revenir ses ouailles infidèles à l’église n’avait rien trouvé de mieux que de leur raconter ce récit où après avoir fait voyage au paradis puis au purgatoire, il leur avait dit avoir trouvé en enfer tous les défunts cucugnanais. C’est peu après que les choses se compliquèrent car on dit que plusieurs auteurs auraient voulu s’attribuer la paternité de cette histoire. Il y a un certain Blanchot de Brenas qui affirme être passé à Cucugnan, avoir entendu les homélies de l’Abbé Ruffié et avoir été le premier à publier ce récit en 1858-1859 sous le titre "Avec mon ami Félix" une série de 11 articles épistolaires dans la revue La France littéraire, Artistique et Scientifique, qu'on trouve souvent référencé sous le faux titre "Voyage dans les Corbières". Mais un petit problème surgit car un certain Hercule Birat, poète narbonnais a écrit en 1855 une histoire semblable intitulée « le Sermon du Père Bourras » publiée en 1860 dans un recueil de poèmes « Poésies narbonnaises ». Il faut reconnaître qu’il était très fort Hercule puisque avant même que l’abbé Ruffié imagine cette histoire, il l’avait déjà rédigée sur la base d’une histoire identique également vraie mais qui venait d’un autre village audois ! En 1867, tiré de l’article de Blanchot de Brenas, c’est Joseph Roumanille, écrivain et un des fondateurs du Félibrige qui publia une adaptation en langue provençale «Lou Curat de Cucugnan dans l'Armana Prouvençau» qu’Alphonse Daudet n’a fait que reprendre à son compte en la traduisant en français dans « les Lettres de mon moulin » en 1869. Achille Mir, lui en fît, une version occitane en 1884. Voilà, tout ça pour dire que certains de ces écrivains s’accusèrent de plagiat mais que la vérité n’a jamais véritablement émergé. Bon, il faut convenir que la plupart d’entre eux eurent un succès plutôt intime et gardèrent un obscur anonymat. Seul Daudet, avec les « Lettres de mon moulin » tira son épingle de jeu et devint vraiment célèbre. Mais oublions un peu l’histoire de ce curé et retournons voir mon objectif N°1 du jour, notre « cher » boulanger. De toute manière, si j’en crois la légende qui court ici à Cucugnan, curé et boulanger n’auraient jamais fait bon ménage. Allez savoir pourquoi ? Pourtant Alphonse Daudet avait autant d’intérêt pour les uns et les autres puisqu’en évoquant le récit de Roumanille, il dit : «C’est de la fine fleur de farine provençale qu’on va vous servir cette fois…» puis en commençant sa propre histoire et en parlant de l’abbé Martin : «L’abbé Martin était curé de Cucugnan. Bon comme le pain, franc comme l’or», les deux auraient donc du s’entendre. Enfin, c’est du passé et revenons désormais au présent ! En entrant dans l’originale échoppe de Roland Feuillas ; c’est comme ça qu’il se nomme notre boulanger du Cucugnan, j’ai immédiat annoncé la couleur en lui disant : « Bonjour Monsieur, j’ai oui dire à la radio que vous étiez le meilleur boulanger de France, c’est vrai ça ? » et le boulanger me rétorqua très modestement : « si vous croyez toutes les sottises qui se disent à la radio ! » puis il rajouta dans la foulée : «  c’était sur quelle radio ? ». Quand je lui dis France Inter, la réponse eut l’air de le satisfaire mais il eut néanmoins une moue dubitative. Il prit le temps de nous expliquer comment il réalisait son pain avec des blés cultivés le plus naturellement du monde, par ses propres soins, dans des champs remplis d’insectes, sans pesticide ni rien d’autres, réalisant ainsi des farines inimitables et ce fut sa manière à lui de nous vendre son pain. Un bon pain dont il devait attendre sans doute la fin de la cuisson de sa première fournée car étonnamment ses rayonnages étaient plutôt vides à cette heure déjà bien avancée de la journée. Mais peu importe, il y avait néanmoins une grosse miche au grand épeautre qui, très rapidement, est venue alourdir mon sac à dos. Comme le pique-nique du midi était déjà au fond de mon sac, j’avais conscience qu’il me faudrait attendre ce soir pour savoir si Jean-Philippe de Tonnac avait dit vrai. A mes yeux, ce seul maître à bord des « Maîtres de mon Moulin » de Cucugnan serait-il le meilleur boulanger de France ? Je ne le saurais que dans quelques heures en étalant une excellente terrine ou bien quelques anchois ou bien plus simplement un peu de beurre sur une tranche de ce pain rare et peut-être inégalable. Voilà, notre premier dessein de Cucugnan s’était réalisé et il était temps de partir vers notre second objectif de la journée, le château de Quéribus. Nous le fîmes avec une grosse meringue parfumée aux amandes craquante à souhaits et nous profitâmes de cet entracte gourmand pour visiter tranquillement le village. Son moulin à vent au doux nom d’Omer, les vestiges ruinés de son Forteda de Cucuniano, son église avec sa vierge enceinte dédiée originalement à un couple de deux martyrs orientaux Saint-Julien et Sainte-Basilisse, sa minuscule roseraie poétique et sécrète et ses jolies ruelles aux façades colorées….Voilà comment depuis le parking jouxtant la « Table du curé » à l‘ouest du village, nous nous retrouvâmes à l’est marchant par erreur sur le « Sentier de la Fontaine Vieille ». Cela faisait déjà plus d’une heure que nous avions abandonné notre voiture et après ce bref égarement nous primes enfin au bas du vivant village le bon itinéraire qui enjambe la D.14. Ce chemin traverse des vignes en direction d’un grand oratoire que l’on délaisse quelques mètres avant d’y arriver au profit d’une route bitumée qui file à droite vers Quéribus. Mentionnant le château de Quéribus et un balisage à suivre de couleurs jaune et bleu, un panneau est planté là confirmant la bonne direction à prendre. Nous sommes sur le Sentier Cathare. Après 500 mètres, on quitte l’asphalte de cette petite route rurale au profit d’un large chemin terreux qui longe puis franchit le petit ruisseau de Granan. Peu après, on ne peut pas éviter sur la gauche une grosse flèche peinte sur une pancarte qui nous indique de délaisser le présent chemin au profit d’un étroit et ocre sentier qui grimpe abruptement dans le maquis. Copieusement raviné par les eaux pluviales, ce sentier très raide, sableux ou gravilllonneux et parfois carrément caillouteux n’est pas beau de reste comme aurait dit Saint-Pierre et devient au fil de la déclivité de plus en plus difficile à cheminer. Ce pénible sentier nous entraîne sur des crêtes parfaitement dénommées « les Costes ».  En réalité, l’unique beauté de ce sentier est de passer de l’ocre jaune au rouge presque grenat alternant les marnes sableuses, les poudingues agglomérés au sein d’un paysage essentiellement calcaire. En raison de toutes les difficultés du terrain, chaque replat est le bienvenu pour reprendre son souffle et profiter d’un superbe panorama qui s’entrouvre sur Cucugnan, le vallon du Verdouble et les collines environnantes : la Serre du Bac, la Serre de la Maureille, le Bois de Devès avec ses étranges strates rocheuses en forme de trois étriers, Peyrepertuse et sa forteresse, la montagne de Tauch, etc….Pour l’instant, le château de Quéribus reste invisible. Plus haut, le regard bascule sur l’autre versant : la bergerie de Granan blottie au fond du vallon, la colossale Serre de la Quille et enfin le Grau de Maury et son échancrure qui laisse entrevoir une infime partie du pays Fenouillèdes et de la chaîne pyrénéenne. Quand la déclivité s’amenuise enfin, le château de Quéribus est là à quelques encablures. Le donjon apparaît dans sa majestueuse puissance, perché sur son étroit éperon rocheux, il fut en 1255 le dernier bastion de la résistance cathare à tomber face aux soldats de Saint-Louis. Dégageant une incroyable force et un prodigieux sentiment de sécurité, il suffit de jeter un seul regard vers les hauts remparts pour comprendre pourquoi il servit au fil des siècles de place forte et de refuge à une multitude de locataires divers et variés. L’histoire de ce fortin, c’est presque à elle toute seule l’Histoire de nos régions catalano-occitano-pyrénéo-roussillonnaise bien trop longue à raconter ici. Ma bourse étant aussi vide que si un « trabucayre » m’avait détroussé, c’est de loin que nous avons admiré le château et nous avons profité de cet imprévu pour consacrer un peu plus de temps à pique-niquer dans un pré aménagé à cet effet.  Cette agréable aire de pique-nique avec de jolies tables et bancs de bois jouxte les installations, buvette, boutique et sanitaires qui se trouvent à l’entrée du château. Nous étions arrivés par le haut du parking mais pour repartir, nous avons emprunté la piste qui passe entre un emplacement réservé aux poubelles et les latrines aménagées dans de jolis chalets de bois. Cette large piste se faufile dans la garrigue mais s’entrouvre de temps à autre sur de lointains panoramas où dans le bleu opaque de l’horizon, on peut imaginer la Méditerranée au dessus de nombreuses collines. Ce chemin nous emmène sans problème au lieu-dit la Fagette où des panonceaux on ne peut plus clairs nous demandent de quitter le Sentier Cathare qui file vers Padern au profit d’un P.R au balisage jaune qui va vers Cucugnan. La piste est toujours aussi large mais désormais elle descend et il va en être ainsi jusqu’à l’arrivée. Au moment où elle amorce un premier virage en épingles en cheveux, il n’est pas inutile de la quitter quelques instants pour s’approcher avec prudence du bord de la falaise de la Grosse Roque. De ce mirador naturel, on embrasse merveilleusement le vaste vallon de Cucugnan garni d’une incroyable mosaïque de champs et de vignobles aux couleurs chamarrées entourant le village. Effrayé par notre présence inopinée, un circaète Jean-le-Blanc, reconnaissable à son plumage essentiellement clair et strié, pousse un cri strident puis s’éloigne de la falaise. Au loin, le Bugarach pointe le bout de son pech dans une dentelure de la Quille. Plus que jamais, les remparts blancs de Peyrepertuse se confondent avec les calcaires de la « serre » qui les soutiennent. Après cet intermède, l’itinéraire poursuit encore sa descente, amorce un large virage, passe sous la haute paroi de la Grosse Roque puis file vers Cucugnan que l’on aperçoit au bout de la piste. On finit par retrouver l’asphalte d’une voie beaucoup mieux carrossable qui se fraye un chemin entre un maquis typiquement méditerranéen, quelques champs en jachère et de jolis vignobles aux vives couleurs d’automnes où quelques beaux raisins restent à grapillonner. C’est donc avec les doigts collants et les lèvres sucrées de ces mielleux raisins que nous retrouvons l’oratoire aperçu au départ puis entrons dans Cucugnan. Et si nous reprenions le Sentier de la Fontaine Vieille, histoire de nous laver un peu les mains ? Cette boucle réalisée est longue d’une douzaine de kilomètres et il faut y rajouter environ un kilomètre si on fait l’aller-retour jusqu’au château car bien entendu ce dernier, qu’il ne faut pas manquer de visiter, reste le but essentiel de cette randonnée. Les altitudes étant respectivement de 270 mètres au bas de Cucugnan et de 650 mètres au château de Quéribus, c’est sur un dénivelé somme toute modeste d’environ 380 mètres qu’il faudra s’élever. Qui a dit que Quéribus était un véritable nid d’aigles ?Carte IGN 2447 OT Tuchan – Massif des Corbières Top 25.


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  • MOULINRIBAUTEIGN
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    En lisant le titre de cet article et si vous ne connaissez pas le Moulin de Ribaute, vous vous direz : « super, nous allons balader et visiter un moulin ! ». Eh bien au risque de vous décevoir, ce ne sera pas vraiment le cas. En effet, le Moulin de Ribaute était un ancien moulin à eau ayant appartenu aux habitants de Duilhac-sous-Peyrepertuse permettant de moudre du blé sans que cette population ait à payer des taxes à un quelconque seigneur. Dans des temps plus reculés, ces droits seigneuriaux étaient si fréquents qu’on les appelait des « banalités » alors il faut le reconnaître, le cas de ce Moulin de Ribaute est si rare et si exceptionnel qu’il mérite bien d’être signalé. Et si je parle de ce moulin au passé c’est parce que de nos jours, vous n’entendrez ni le doux murmure de l’eau entraînant une roue à aubes, ni le crépitement des grains de blé passant sous les meulières. De ce moulin pas « banal » pour un sou, il ne reste que quelques vestiges c’est à dire de simples murs de pierres ruinés et deux meules qui gisent à terre dont une brisée. Mais ne soyez pas déçus pour autant car s’il y a une chose dont je suis certain c’est que vous ne serez ni chagrinés par cette petite balade et encore moins par le cadre enchanteur au sein duquel a été édifié ce moulin. Ce décor enchanteur se situe dans une portion des Gorges du Verdouble, gorges qui auraient déjà fait l’objet de quelques reportages télévisées. Le coin est donc relativement connu si j’en crois ce que j’ai pu en lire sur le Net. Bon personnellement, avant de m’y rendre pour cette petite randonnée, je ne le connaissais pas alors je me suis dit que je ne devais certainement pas être le seul dans ce cas. Cette escapade commence donc à Duilhac-sous-Peyrepertuse, petit village audois très pittoresque qui, à lui tout seul, mérite déjà qu’on s’y attarde et je ne parle pas bien sûr de sa forteresse médiévale archi-connue qui le surplombe et dont les visites se chiffrent chaque année en plusieurs milliers de visiteurs. D’ailleurs, pour des yeux habitués, la « Citadelle du Vertige », comme on l’appelle ici, est déjà bien visible du point de départ de notre balade. Ce point de départ se situe au village même en bordure de la D.14 non loin de l’Hostellerie du Vieux Moulin et devant un immense platane. De toute manière, un grand panneau décrivant la randonnée au Moulin de Ribaute est planté là, au bord de la route. Un large chemin descend vers des jardins potagers encore bien fleuris en ce début octobre. Dès le premier virage et en enjambant le ruisseau de la Fontaine, une marque de peinture jaune sur un mur nous rassure quant à  l’exactitude de la direction à suivre. Ce balisage jaune, on va le rencontrer sans cesse et d’ailleurs au moindre doute, d’autres signes comme des panonceaux directionnels et indicatifs et quelques cairns viennent opportunément nous confirmer le chemin à emprunter pour réaliser cette petite boucle. Le large chemin s’élève progressivement au dessus des dernières cultures et il ne se rétrécie qu’au moment d’entrer dans un sous-bois de chênes verts où il semble vouloir s’éloigner définitivement de la civilisation. Non, malheureusement la civilisation n’a pas totalement disparue de cette épaisse végétation car c’était sans compter sur quelques insensibles à la cause écologique qui ont laissé dans ce joli maquis de nombreuses « bagnoles » rouillées et d’horribles amas de ferrailles divers et variés. Effrayé non pas par ces ramassis métalliques mais par nos gros godillots, une petite couleuvre évite nos crampons et se jette dans le premier arbre creux venu. Duilhac s’éloigne mais on prend le temps de se retourner pour admirer le village coloré et pyramidal qui s’élève sur fond  de « Quille » verdâtre. La « Quille », c’est cette longue chaîne rocheuse formant derrière nous un proche horizon allant du Grau de Maury jusqu’au Pla du Brézou et qui culmine, l’air de rien, à 964 mètres d’altitude. Une autre balade en perspective ? On tombe sur un calvaire mais notre itinéraire n’en est pas vraiment un même si quelques menus tracas nous obligent à redoubler de vigilance. En effet,  sous nos pieds, le terrain devient plus caillouteux à l’approche du Col de la Croix Dessus (403 m) et dans le ciel, après moultes circonvolutions lointaines, un grand rapace noir au ventre blanc a décidé de nous angoisser en passant juste au dessus de nos têtes. De ce fait, nos yeux hésitent entre les difficultés du sentier et la proximité inquiétante de ce grand vautour tournoyant sans cesse. Au col, on retrouve la D.14 et on découvre une croix métallique au dessus d’un tertre ce qui explique sans doute la toponymie de ce lieu. Déjà un panonceau attire notre regard nous indiquant un itinéraire qui part en épingle à cheveux. Un premier coup d’œil sur la carte IGN pour constater que le chemin file en direction d’une colline répondant au doux nom de « Vente Farine ». Me dirigeant vers un ancien moulin à blé, ce nom m’interpelle d’autant que je me souviens l’avoir déjà aperçu lors d’une autre randonnée. De retour à la maison, j’ai cherché un peu et j’ai retrouvé une Couillade de Ventefarine non loin du « Sentier des Hauts de Taïchac » à Saint-Martin de Fenouillet. En cherchant encore, j’ai compris que ce toponyme que l’on écrit aussi « Bente Farine » était assez présent dans de nombreuses régions françaises même si je n’ai peut-être pas réussi à en trouver une signification absolument incontestable. En effet, les explications historiques restent plutôt vagues certains supposant qu’il s’agissait d’un lieu où était situé un moulin à vent, d’autres un endroit où souffle un vent violent et d’autres enfin le surnom donné à un meunier. En tous cas, une chose est sûre c’est celle désignant un lieu où il était question de « vent » et de « farine »,  alors l’explication la plus plausible est clairement celle qui signifie « qui évente le son de la farine ». On retrouve cette étymologie dans d’autres contrées et par exemple le village provençal de Ventabren (Venta-bren) signifierait la même chose c'est-à-dire un lieu où s’effectue le blutage, opération de tamisage consistant à séparer ces deux constituants du blé que sont l’enveloppe et le grain. « Vente ou Bente farine » serait dont un endroit où l’on éventait la farine pour la séparer du son tout simplement. Mais revenons à notre mou….lin de Ribaute. Le sentier descend un peu, semble vouloir revenir vers Duilhac puis bifurque à droite et s’aplanit quelque peu au sein de vieilles ruines et d’une végétation de plus en plus arbustive. Ici on retrouve tous les arbrisseaux communs aux Corbières : chênes verts et kermès, cistes cotonneux et de Montpellier, genêts, cornouillers, nerpruns, filaires, salsepareilles, baguenaudiers,  etc…et j’en oublie. Dans ce décor totalement verdoyant, rares sont les plantes qui exhibent d’autres nuances de couleurs. Mais il y en a néanmoins quelques unes : les asters à feuilles de sedum avec leurs superbes fleurs mauves en étoiles serties d’un cœur jaune, quelques séneçons d’un jaune citron éclatant et les fruits rouges des Osyris blancs et des pistachiers lentisques. En se retournant, la haute colline de Peyrepertuse semble encore un peu plus découpée et désormais les remparts se détachent dans un ciel bleu purgé de tout nuage.  Le sentier finit par atteindre une plate-forme rocheuse que l’on va longer dans une descente très caillouteuse mais glissante à la fois car faite d’une argile rouge. En s’approchant du bord de ce plateau, on prend conscience que l’on est au sommet d’une haute falaise dominant de profondes gorges mais une abondante végétation ôte toute sensation de hauteur et éclipse la rivière.  De l’autre côté du ravin, le massif de l’Anayrac déploie sa toison olivâtre où émergent quelques barres rocheuses blanchâtres.  Il en est de même sur l’autre versant de l’interminable vallon, côté Serrat du Bac.Quelques mètres plus bas, la rivière Verdouble si chère à Claude Nougaro apparaît enfin dès lors que l’on arrive en surplomb du petit barrage de Ribaute.

    On l'appelle le Verdouble                                    Toi le pêcheur en eau trouble
    La rivière qui déroule                                         Elle n'est pas faite pour toi
    Ses méandres sur les pierres                               Le moindre poisson te double
    La rivière des hautes Corbières                            Et te glisse entre les doigts
     
    Mais si tu aimes la chanson                                  Il scintille le Verdouble
    De son hameçon                                               Mais le cours de son argent
    Elle te servira comme un échanson                         Ni les dollars, ni les roubles
    Les flots fous, les flots flous                               Ne te le paieront comptant
    De ses fraîches flammes

    Pas la peine que tu te mouilles                     Mais tu seras riche à millions de ronds dans l'eau
    A percer ses coffres-forts                                 Il suffit d'un plongeon d'une gente dame
    C'est dans l'
    oeil de ses grenouilles                         Et si tu bois le bouillon, pars à vau-l'eau
    Que sont ses pépites d'or                                  Noyé dans un baiser, ce n'est pas un drame
     
    Ô, ô mon eau, ma belle eau, ma bonne eau                Dans les gorges du Verdouble
    Fais-moi flotter en haut de ta divine ronde               Sur un lit de cailloux blancs     
    Ô ô ô, ô mon eau, radieuse radio                           J'ai composé ces vers doubles
    Passe-moi en canot stéréo sur tes ondes                  Que j'espère ressemblants
     
    Si aux eaux de mon Verdouble
    Tu préfères l'océan
    C'est facile, tu les ouble
    Tu les oublies simplement.                
     

    (Paroles: Claude Nougaro. Musique: Laurent Vernerey)

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    Un petit lac expose son miroir verdoyant et limpide où quelques poissons de toutes tailles musardent non loin de la surface. Le sentier passe à gauche de cortals en ruines et arrive à une intersection de chemins. Celui pour retourner vers Duilhac part à droite et passe devant les bergeries en question. Mais pour l’instant, l’heure du pique-nique a déjà sonné et comme des bancs et des tables de bois ont été aménagées à cet effet sur une vaste esplanade ce sont autant d’invitations à nous y installer. En ce début d’octobre, les touristes sont plutôt rares et si le silence n’est pas absolu, nous mangeons néanmoins dans la tranquillité et le calme que seuls le gazouillis des oiseaux et le clapotis du ruisseau viennent agréablement briser. De temps en autres, cette douce quiétude est interrompue par quelques tous proches jappements. Ces aboiements proviennent de deux chiens joueurs que nous allons découvrir dès le pique-nique terminé en même temps que ces merveilleuses cascades, toboggans, vasques et autres cuvettes naturelles que le Verdouble a su créer au sein de ce magnifique décor de calcaire. Pour cela, il nous aura fallu enjamber le mince filet d’eau du Rec de Riben pour nous diriger vers le petit barrage où une passerelle de bois permet de rejoindre les ruines du Moulin de Ribaute. Derrière ce dernier, un étroit sentier permet d’accéder au lit du Verdouble et à ses trésors d’architecture que ses eaux vives ont mis des siècles à sculpter. Avec un peu d’imagination et si vous observez bien la rivière, vous n’aurez pas de mal à distinguer que Dame Nature a eu la délicate attention de ciseler la tête d’un meunier coiffé de son bonnet blanc. Etonnant non ? Grâce à leur pureté et leur couleur menthe à l’eau, chaque petite poche d’eau, chaque petite alvéole, chaque cavité plus profonde ou chaque « marmite de géant » sont autant d'appels du pied à vouloir tremper nos fesses ou à « piquer une tête ».  Dommage que l’été soit déjà si loin ! Les deux gentils chiens l’ont bien compris, ils n’ont cure de la saison, de l’interdiction de se baigner et n’attendent qu’un bâton ou un geste de leurs maîtres pour profiter pleinement de ces piscines cristallines. Ici chaque rocher plat ou poli par les eaux est un sofa de pierre que le meilleur des designers n’aurait pas pu imaginer. D’ailleurs, certains artistes ont été inspirés par ce lieu et ces rochers et ont cru bon d’y laisser quelques dessins insolites. Sur ces rochers, on y prend un peu de repos, on y réalise quelques féeriques photos et on peut même y grimper en remontant par la gauche le cours de la rivière pour une découverte un peu plus approfondie des gorges. On quitte à regrets ce petit paradis des Corbières en empruntant l’itinéraire qui passe devant les bergeries en ruines et suis le lit du Rec de Riben. Sans souci, il va nous ramener à Duilhac en longeant de vieilles vignes, d’anciennes terrasses et traversant des prés oubliés où la nature et la végétation ont largement repris leurs droits. Sur la fin, de belles vues se dévoilent sur les Hautes-Corbières, Peyrepertuse et Duilhac. Ici,  l’altitude étant moins élevée que celle du village, ce dernier prend des airs de « paesellu » corse.  Pour qui connaît un peu la Corse, cette vue de Duilhac est singulière et on aurait vite fait de penser que l’on a été téléporté tant la ressemblance avec quelques villages de l’Ile de Beauté est remarquable. Avec moins de 7 kilomètres, visite des vasques du Verdouble incluse, et son dénivelé plutôt modeste de 130 mètres seulement, cette magnifique randonnée est la balade familiale par excellence. On la terminera par une visite de Duilhac en pensant surtout à ne pas oublier d’aller goûter à l’eau fraîche de sa fontaine ornée d’un vers de Ronsard : "Quiconque en boira, qu'amoureux il devienne ».  Les plus vaillants pourront y adjoindre un aller-retour jusqu’à Peyrepertuse à partir de Duilhac quant aux plus téméraires et aux plus sportifs, ici on les appelle les « Sauta-rocs" ou "Saute-rochers", il y aurait, paraît-il, une boucle réalisable enchaînant le Moulin de Ribaute, les Gorges du Verdouble, Rouffiac-des-Corbières, le château de Peyrepertuse et retour à Duilhac. N’ayant jamais réalisé ce long circuit et n’en connaissant pas les difficultés, je me garderais bien de vous le décrire et donc de vous le conseiller. Enfin pour les plus étourdis, je précise que ce Ribaute-là se trouve bien à proximité de Duilhac-sous-Peyrepertuse et qu’il ne faut donc pas le confondre avec la commune de Ribaute également située dans l’Aude mais sur les rives de l’Orbieu.  Carte IGN 2447 OT Tuchan – Massif des Corbières Top 25.


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    Une fois n’est pas coutume mais c’est dans les « faits divers »  que je suis allé chercher le sujet de mon « Journal Mensuel ». Un horrible fait divers il est vrai que tous les médias ont plus ou moins relaté sans suffisamment insister à mon goût sur l’incroyable acte de courage,  inutile certes et c’est bien dommage, qu’un jeune de tout juste 22 ans a réalisé en ce triste après-midi du vendredi 26 octobre 2012. Ce garçon s’appelait Pierre Lambert, il allait fêter son anniversaire et était étudiant à l’Université du Sud Toulon-Var.  Quand sa collègue Mayinga est tombée dans les eaux furieuses d’une canalisation d’évacuation des eaux pluviales passant au milieu du campus, Pierre n’a pas hésité une seule seconde pour lui venir en aide. Pierre a offert sa vie pour tenter de sauver son amie Mayinga qui était en difficulté et il faut bien le dire à une époque où beaucoup trop de gens agissent uniquement par cupidité ou convoitise, un tel acte d’une telle bravoure complètement gratuit mérite une reconnaissance bien supérieure à une simple décoration à titre posthume décidée par notre « cher » Président Hollande.

    Si j’en crois les témoignages relayés par de nombreux journaux tout s’est passé bien vite sur le campus de La Garde en ce vendredi après-midi. Il était environ 15h30. Tout comme Pierre, plusieurs étudiants venaient de sortir de la bibliothèque de l’Université. Pierre était déjà dans sa voiture. Mayinga, 26 ans discutait avec trois de ses amis sur le parking du campus quand elle a glissé dans le fossé en contrebas où démarrait une longue canalisation d’évacuation des eaux pluviales. A cause des pluies diluviennes des heures précédentes, elle a rapidement été emportée vers l’entrée puis à l’intérieur de la canalisation par des eaux devenues torrentielles. Pierre qui avait tout vu de cette scène, est sorti de sa voiture en courant et a tenté de la sauver en se jetant dans les eaux tourbillonnantes où s’écoule habituellement un maigre ruisseau du nom de la Planquette. Malgré son mètre 90 et sa puissante stature, Pierre a été aspiré à son tour dans la canalisation souterraine de 60 cm de diamètre qui 800 mètres plus loin se jette dans la mer. Les autres étudiants présents ont bien tenté de venir en aide à Mayinga et à Pierre mais il était déjà bien trop tard et bien trop risqué d’entreprendre une quelconque action sans aucun moyen matériel. Ils ont alerté les secours et d’énormes moyens ont été hâtivement mis en œuvre mais toute action de secours s’est vite avérée bien trop tardive, les victimes ayant sans doute très rapidement péri noyés, enfermées quelles étaient dans leur prison de béton. Les corps des deux pauvres malheureux étudiants ont été retrouvés quelques heures plus tard par des pompiers spécialisés dans la plongée.

    Bien que mon article n’ait pas pour but de porter un quelconque jugement et d’ouvrir une polémique, il serait bien de comprendre comment un tel accident a pu se produire au sein même d’un campus universitaire où sont amenés à circuler des milliers d’étudiants. Pour la mémoire des deux jeunes étudiants, ce serait bien que la vérité apparaisse au grand jour afin que toutes les mesures de sécurité soient mises en œuvre pour que de tels accidents ne se reproduisent plus jamais nulle part. Il serait également judicieux de comprendre pourquoi il y a désormais tant de décès dès qu’il pleut beaucoup dans le Var. Selon de nombreux spécialistes, les causes seraient connues mais ignorées, semble-t-il, des pouvoirs publics.

    Quand à Pierre Lambert, cet héroïque garçon,  il mérite bien mieux qu’une simple médaille du courage et du dévouement remise à titre posthume par Manuel Valls.

    Sans citer personne mais quand je vois qu’on octroie des médailles à tour de bras, pour « un oui ou un non », qu’on élève des statues ou bien qu’on attribue un nom de rue ou encore qu’on renomme tel bâtiment du nom de tel ou tel homme politique défunt ou pas, je me dis qu’il faut faire bien mieux pour Pierre Lambert, ce formidable jeune homme qui de surcroît a laissé dans un profond et immense chagrin, tous le gens qu’il avait connus ou côtoyés de près ou de loin.

    L’acte intrépide qu’il a accompli en y laissant sa vie est aussi courageux, digne et respectable que ceux de résistants qui, dans les années 40, ont perdu leur vie pour libérer la France. Alors, ce serait bien d’ériger une statue à son image au sein de l’Université Sud Toulon-Var et même de renommer cette université, l’Université Pierre Lambert.

    Voilà, en ce mois de novembre 2012, rien ne m’a paru mieux que de rendre hommage à ce jeune garçon….Il s’appelait Pierre Lambert….et mérite autant que bien d’autres de passer définitivement à la postérité.

    Dommage que je n’ai pas le pouvoir de décider de ce genre de choses !…Bon j’ai le pouvoir de le dire et de l’écrire mais dans ce cas précis ça ne suffit pas à mon bonheur…..Très sincèrement,  pour mon bulletin de novembre, j’aurais préféré trouver un autre sujet que celui-ci…..Mayinga et Pierre, reposez en paix....


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