• LE-CAP-DE-MORGIOU

    CAPMORGIOUIGN

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    Cette balade au Cap de Morgiou depuis la calanque de Sormiou que je vous conte aujourd’hui, c’est sans aucun doute celle que j’ai réalisée le plus grand nombre de fois au cours de ma vie. Il faut dire qu’étant enfant, c’est à Sormiou que j’ai passé l’essentiel de mes vacances scolaires. Je ne sais plus exactement mais je devais avoir 7 ou 8 ans quand j’ai accomplie cette balade pour la première fois puis plus tard, il m’est arrivé d’enchaîner cette excursion plusieurs jours de suite dès lors qu’un nouveau copain arrivait dans la calanque pour passer ses vacances.  Bien sûr, à l’époque, je ne partais jamais seul et nous étions toute une bande de potes qui la faisions ensemble. J’ignore donc combien de fois j’ai effectué cet aller-retour Sormiou-Cap de Morgiou-Sormiou mais je pense que ça se chiffre en plusieurs dizaines de fois. J’en garde donc des monceaux de souvenirs. A l’époque, ce n’était pas le goût de marcher, ni l’aspect sportif, ni la découverte du patrimoine historique qui nous faisait aller là-bas et nos desseins étaient beaucoup plus élémentaires : « cette balade était tout simplement très belle et nous voulions le prouver à nos nouveaux copains ». Aujourd’hui, c’est bien évidemment la même motivation qui m’a incité à décrire cette jolie balade dans mon blog mais il y en a aussi désormais quelques autres. En effet, 50 ans et des poussières plus tard, je n’ai pas eu envie, comme on dit, de marcher « idiot » et si quand je le peux, ce désir de marcher « intelligemment » est presque devenu « normal »  pour moi, il l’était tout particulièrement pour cette randonnée-là. Je me suis donc lancé dans des recherches sur le Net avant de partir.  Connaissant bien le Cap de Morgiou et ses nombreux vestiges, je me doutais bien que cet endroit devait posséder une histoire relativement riche et je dois l’avouer mes recherches sur le sujet m’apportèrent des réponses bien au-delà de toutes mes espérances même si parfois l’Histoire et le folklore marseillais finissent par se confondre.  Grâce à quelques sites Internet et au plus remarquable d’entre eux, celui de Madame Michèle Weismann consacré aux calanques que son père le Docteur Albert avait tant aimées, j’appris par exemple que le sentier que j’avais cheminé tant de fois avait été emprunté le 30 Mars 1813 par 200 à 300 soldats de l’armée anglaise. Ils avaient débarqué à Sormiou dans la nuit et passant par ces mêmes crêtes que j’allais emprunter, ils étaient venus dès l’aube prendre à revers les 40 hommes de la garnison napoléonienne en faction au Cap de Morgiou. En lisant ce récit, je revoyais dans ma tête, ces fortifications qui de loin se fondent dans le décor et que l’on aperçoit seulement en arrivant au cap. Eh bien, il semble qu’on rencontre de nombreuses difficultés pour en établir la date exacte de leur édification. On parle d’abord de la construction d’une place forte pour faire face aux Barbaresques mais comme ces razzias en provenance de divers horizons musulmans ont perduré très longtemps dans toute la Méditerranée et bien plus loin encore, on mentionne la date de 1614, sortie, il faut le dire, de je ne sais où. Puis, selon l’histoire locale, peu après la Révolution Française et les guerres qui en découlèrent, les Anglais aidés par les monarchistes se seraient installés à Morgiou en 1793 où ils auraient édifiés ces remparts. Une version de l’Histoire raconte qu’en venant par la mer faire le siège de Toulon pour aider le Général Dugommier, le jeune capitaine Napoléon Bonaparte aurait, en passant devant le cap de Morgiou, essuyé des tirs d’artillerie d’Anglais commandés par un certain Hudson Lowe. Le futur empereur n’aurait pas répliqué et mal lui en a pris car ce même Hudson Lowe fut à Sainte-Hélène son plus affreux geôlier. Mais Bonaparte s’est-il néanmoins souvenu de ces tirs ? On peut le penser car l’Histoire officielle retient un décret impérial du 17 novembre 1810 signé de Napoléon lui-même dans lequel il ordonne la construction ou la reconstruction d’une ensemble de défenses maritimes sensé lutter contre la flotte anglaise qui n’avait de cesse de pirater les bateaux de commerce.  Ainsi et malgré quelques lacunes historiques, une foultitude de choses s’éclaircissait pour moi. Tous ces vestiges découverts depuis ma plus tendre enfance, auxquels mes yeux d’enfant n’avaient jamais prêté beaucoup d’intérêts, prenaient enfin pleinement leurs sens. Le fortin, les remparts, les batteries, la vigie, ces amoncellements de pierres et bien d’autres ruines  se transformaient soudain en de fabuleuses histoires avec un grand « H ».  Ces Histoires, je ne vais pas vous les raconter toutes dans le détail, ce serait bien trop long et d’autres l’ont déjà fait bien mieux que je ne pourrais le faire moi-même. D’ailleurs ce n’est pas le but de mon blog qui est plutôt de donner envie de marcher et donc d’aller voir par soi-même. Par contre, vous trouverez dans cet article, quelques liens qui vous permettront d’en apprendre autant que moi. C’est donc la tête emplie de tous ces récits d’aventures authentiques que ce 12 septembre, j’ai démarré cette balade vers le Cap de Morgiou. En réalité, ce qui devait être une simple randonnée se transforma presque en une quête en arrivant au cap. Toutes ces ruines, tous ces vestiges que j’avais ignorés pendant tant d’années se présentaient soudain à mes yeux revêtus d’une incroyable importance et la randonnée se transforma bien évidemment en une extraordinaire flânerie d’investigation. J’ai démarré cette flânerie en empruntant le G.R qui s’élève au dessus du petit port de Sormiou. Un étroit sentier balisé en rouge grimpe immédiatement dans le maquis puis longe une barre rocheuse qu’il faut finir par escalader sur un ou deux mètres en s’aidant inévitablement des mains. Une fois cette petite difficulté franchie, le sentier bien que caillouteux s’aplanit et devient bien meilleur. Il longe désormais une longue falaise de calcaire blanc et ici, je ne peux m’empêcher de repenser à la cabane à Bob que tous les calanquais de Sormiou dignes de ce nom ont inévitablement connue. (déjà expliquée dans ce blog dans l’article consacré au Baou Rond). Le sentier contourne cette blanche falaise et arrive au lieu-dit « le Carrefour » où là, il faut suivre un balisage bleu en prenant à droite de l’immense cairn qui a été élevé à cette intersection. Entre-temps, vous aurez déjà eu l’occasion de découvrir les superbes vues plongeantes sur Sormiou et les panoramas plus lointains qui se dévoilent vers l’Archipel de Riou et le Massif de Marseilleveyre. Ces mêmes panoramas dont je vous disais qu’étant enfants, ils étaient nos seules motivations à venir jusqu’ici plusieurs jours de suite. En réalité, ce n’est pas tout à fait juste  car ces collines étaient notre exutoire, nos terrains de jeux, nos terres d’aventures et grimper jusqu’à leurs crêtes, ce n’était jamais une corvée tant nous étions un groupe de copains et de copines uni comme le « Club des 5 » ou le « Clan des 7 » mais à une différence non négligeable c’est que nous, nous étions le plus souvent 10, 15 voire 20.  Rarement, j’ai entendu des amis se plaindre de la difficulté du parcours sauf peut-être quand certains avaient la mauvaise idée de venir marcher avec des chaussures inappropriées du style « sandale de plage » ou bien  « espadrilles en cordes ». Là, dans les éboulis et les sentiers caillouteux à souhait, la partie de plaisir se transformait très rapidement en un calvaire que Jésus lui-même aurait mal supporté. Ceux-là, s’excluaient d’eux-mêmes du groupe et ils  sont très rarement parvenus jusqu’à destination. Car bien sûr, il y avait une destination finale à cette marche de plusieurs heures, le plus souvent effectuée sous une phénoménale canicule. Cet objectif suprême s’appelait : « Saint-Pierre  », ça ne s’invente pas ! Pour arriver devant Saint-Pierre, il fallait d’abord chevaucher la longue crête de Morgiou, descendre l’immense mamelon de la Porte de  Rome dans un sentier difficile car très pentu et gravilllonneux pour atteindre le col de Renard. Là, il fallait poursuivre et franchir les fortifications puis redescendre tout le Cap de Morgiou jusqu'à son ultime extrémité. Ici, à la pointe du cap et non loin de l’emplacement des anciennes batteries, se trouvait « Saint-Pierre », seul endroit où nous pouvions accéder à la mer pour nous baigner et surtout remonter sur la terre ferme une fois les baignades terminées. C’était toujours un vrai bonheur de se baigner là. A la fois parce que nous avions eu très chaud par parvenir jusqu’ici mais surtout parce que la haute falaise était presque toujours un prétexte à se mesurer pour savoir lequel d’entre-nous effectuerait le plongeon le plus haut voire le plus audacieux. Les filles, elles, regardaient nos exploits et nous jouions déjà les frimeurs et les séducteurs dans l’espoir d’un flirt tant désiré. Les plus téméraires avions toujours l’impression de braver des interdits car outre les plongeons, au cap, les courants marins y étaient souvent puissants et redoutables. Pour les moins courageux, il y avait toujours cette petite cuvette pleine d’algues vertes au fond bien lisse où ils pouvaient tremper leurs fesses. Moi, les jours que je préférais, c’était les jours de gros vent d’est quand la mer frappait violemment la falaise.  Pour se baigner, nous n’avions pas besoin de plonger ni de descendre jusqu’au bord de l’eau, il suffisait de s’accrocher fermement à  un rocher et la mer faisait le reste. Nous étions très inconscients mais je retiens surtout de cette période, les nombreuses parties de rigolades et les bains de soleil que nous avons pu prendre sur les roches blanches, planes et chaudes de Saint-Pierre. Jamais, avant de  lire l’Histoire du cap de Morgiou, je n’avais imaginé que cet endroit où nous faisions les fous et avions pris beaucoup de « bon temps », avait pu servir de débarcadère aux Anglais pour attaquer une nouvelle fois les Français le 2 mai 1813. Ici, de nombreux jeunes soldats français de tout juste 20 ans avaient peut-être trouvé la mort et ce qui avait été un terrain de jeux pour les jeunes insouciants que nous étions , avait été pour eux un champ de bataille et finalement un champ d’honneur. Pour Albert Falco, enfant prodige de Sormiou puis chef plongeur et enfin capitaine de la célèbre Calypso du commandant Cousteau, le cap de Morgiou était un terrain de jeux sous-marins. C’est lui et ses copains qui ont sorti quelques canons napoléoniens de cette guerre contre les Anglais visibles au Club de la Mer de Sormiou. Outre ces histoires guerrières, le Cap de Morgiou est devenu mondialement célèbre depuis la découverte par 37 mètres de fond au lieu-dit la Calanque de la Triperie d’une magnifique grotte rupestre déclarée par Henri Cosquer en 1991. Si vous pensez vous y rendre uniquement pour ça, vous serez très déçu car rien n’est visible ni sur la terre ferme ni par la mer, la grotte ayant été obstruée depuis longtemps par mesure de sécurité et après divers accidents dont certains dramatiques. Une visite virtuelle est visible sur le Net dans l’attente des financements pour la mise en œuvre d’une réplique programmée depuis plusieurs années. Après cette belle découverte du Cap de Morgiou et de ses nombreux vestiges militaires mais également pastoraux, il faut retourner vers le col du Renard et là,  soit on reprend l’itinéraire bleu vers Sormiou, ce que nous faisions étant enfants, soit on file vers Morgiou en suivant un balisage noir qui descend vers la calanque du Renard. Le sentier évite cette petite calanque et part vers la gauche directement vers Morgiou dont on découvre d’abord le port. Ne quittez pas la calanque de Morgiou sans aller voir l’escalier Louis XIII. Non ce n’est pas un bel escalier de style mais quelques marches taillées dans la roche tout spécialement pour la venue du roi dans la petite calanque le 9 novembre 1622. Débarqué en chaise à porteurs, le roi aurait descendu ces escaliers pour venir harponner quelques thons que les pêcheurs de Morgiou avaient enfermés dans leur madrague. Horrible vous ne trouvez pas ?  Pour revenir à Sormiou, on traverse l’allée bitumée au milieu des cabanons et on peut soit poursuivre la Route du Feu et quelques raccourcis jusqu’au col de Morgiou soit emprunter le petit sentier du Vallon des Tinettes dont il n’est pas utile que je rappelle aux marseillais la signification et l’origine de ce toponyme. Le premier itinéraire passe d’abord au col des Escourtines puis derrière le Baou Rond d’où on rejoint le lieu-dit le « Carrefour ». Le second arrive directement à ce même « Carrefour ». Ayant pris, un sentier intermédiaire, souvenir de mon enfance, un peu plus court mais un peu plus embroussaillé, je ne vais pas vous le décrire ici. La magnifique descente vers Sormiou est une formalité et s’effectue par le même sentier pris à l’aller. En retrouvant Sormiou, j’y ai croisé deux couples de touristes anglais et je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à leurs compatriotes soldats qui, pour défendre leur royauté et le régime monarchique français, étaient venus jusqu’ici, dans notre calme et belle calanque, combattre les révolutionnaires français….C’était, il y a exactement 199 ans. La boucle que j’ai réalisée ce 12 septembre fut longue de 12 à 13 kilomètres environ. Carte IGN 3145 ET Marseille- Les Calanques Top 25.


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  • LOVE-ME-DO
     
    pour écouter Love Me do par les Beatles cliquez ici

    Le temps est passé bien vite ! Voilà la réflexion que je me suis faite quand le 5 octobre dernier, au travers des médias,  j’ai appris que c’était le cinquantième anniversaire du premier enregistrement des Beatles. Il s’agissait de la chanson « Love me do » qui figurait sur la face A d’un single 45 tours sur lequel on retrouvait « P.S I love you » sur la face B. C’était autant le dire un vinyle consacré 100% à « l’amour » avec ces deux jolies chansons écrites par Paul McCartney mais créditées au duo Lennon/McCartney comme ce fut très souvent le cas au temps de leur fructueuse mais trop courte collaboration. Nous étions donc le 5 octobre 1962, je venais d’avoir 13 ans et je démarrais ma deuxième année de 6eme. Eh oui, je n’étais pas en avance n’ayant pas encore pris conscience de l’importance que pouvait revêtir une bonne formation scolaire. Ce n’était pas la faute de ma mère qui me faisait bosser très dur le soir et n’arrêtait pas de me dire « travailles plus à l’école, tu verras, tu le retrouveras plus tard ! », ni celle de mon père qui me bousculait un peu quand il prenait connaissance de mon carnet de notes et surtout des « mauvais » commentaires de mes profs. Mais que voulez-vous, je préférais le football, je commençais à prendre goût à la musique et surtout, j’étais un garçon turbulent, dissipé, bavard et « pouvant beaucoup mieux faire » comme je peux encore le lire dans les mentions de quelques-uns de mes livrets scolaires que j’ai précieusement conservés. Il en fut ainsi jusqu’au Bac et je n’eus vraiment le déclic d’apprendre et de me former qu’en étant amoureux et en entrant dans la vie active et professionnelle. Mais trêve de bavardage (eh oui, je le suis encore !) et revenons à l’année 1962. Ce n’est pas cette année-là que je fis connaissance avec les Beatles. En effet, nous n’avions pas encore de tourne-disques à la maison et les seules chansons que je pouvais entendre c’était celles du « Poste T.S.F » comme nous disions en ce temps-là.   A l’époque, on entendait très peu de chansons en langue anglaise et de ce fait ma mère ne connaissait uniquement que des chanteurs français du style Tino Rossi, Georges Guétary, Charles Trenet, Jean Sablon ou bien les Compagnons de la Chanson dont elle raffolait ! C’est ces chanteurs-là et quelques autres qui ont bercé mon enfance et une partie de ma jeunesse. En réalité, j’ai entendu du rock anglais pour la première fois en 1963 chez un copain de collège dont le père voyageant aux U.S.A lui ramenait les premiers vinyles 45 tours. D’ailleurs, j’ai toujours gardé en mémoire le canular qu’il m’avait fait en me montrant un disque de Buddy Holly car ressemblant à ce dernier comme « deux gouttes d’eau » ; même visage, même lunettes et même coupe de cheveux noirs et frisés ; il avait tenté de me faire croire que c’était lui qui avait enregistré ce disque sous un nom d’emprunt. J’ai d’autant mieux marché dans cette plaisanterie qu’il se défendait déjà très bien à la guitare sèche, qu’il avait appris « Peggy Sue » par cœur et qu’il imitait Buddy Holly à la perfection. Pour la petite histoire, son père avait acheté ce disque tant il avait été frappé lui-même par la ressemblance de son fils avec le chanteur de rock qui était mort quelques années auparavant dans un accident d’avion. Pour moi, Buddy Holly fut le premier chanteur de rock que j’ai aimé. Ce copain essaya même de me convaincre de « monter » un groupe de musiciens avec deux de ces amis mais le poste de batteur qui me plaisait bien étant pris et n’étant pas doué pour la guitare, je ne vis aucun intérêt à poursuivre dans cette voie. Voilà, comment je fis connaissance avec le rock’n’roll et quelques-uns de ses meilleurs représentants en 1963. J’avais donc 14 ans et Buddy Holly, Eddie Cochran, Elvis Presley, Bill Haley, Chuck Berry et quelques autres encore allaient devenir mes idoles. En ce qui concerne les Beatles, je ne les ai entendu pour la première que l’année suivante en 1964 alors que j’étais en vacances chez ma tante Juliette à Drancy. Mes cousins avaient acheté le 45 tours qui venait de sortir et sur lequel figurait encore « Love me do » mais aussi « You Really Gotta Hold On Me » et « Boys » mais surtout « Roll Over Beethoven » que je connaissais déjà dans la version originale de Chuck Berry. Je fus immédiatement subjugué par leur « Roll over Beethoven » à eux mais je compris surtout que ces « quatre garçons dans le vent » avaient quelque chose de plus que les autres. J’ai tout de suite aimé leurs musiques et leurs chansons car je trouvais qu’ils ne s’enfermaient pas dans un style. Ils étaient très éclectiques mais avaient leur propre style avec à la base leurs propres compositions et ça j’ai aussitôt adoré ! Ils alternaient le rock des années 50, leur propre rock et de magnifiques mélodies sur lequel on pouvait dansé des slows voluptueux. Sans doute, ma mère était-elle pour beaucoup dans mes goûts très variés et voilà pourquoi j’ai trouvé mon compte dans la musique des Beatles.  Ma mère commença à m’offrir leurs premiers disques et je me mis ainsi à faire la collection de tous leurs 45 tours et de tous leurs albums.  Je devins un « fan » même si je n’aime pas la connotation de ce mot. En réalité, j’ai été un vrai admirateur mais pas un « fada hystérique » comme j’ai pu en voir lors de nombreux concerts. Non, moi, j’étais plutôt dans la délectation et si je collectionnais leurs disques et uniquement leurs disques, c’était avant tout pour les écouter religieusement. Ah oui, j’avais un « tic », c’était celui de vouloir traduire toutes leurs chansons et là, je dois l’avouer ce ne fut pas toujours facile pour moi car d’abord la compréhension n’était pas toujours évidente mais en plus, à l’époque, l’anglais n’était pas vraiment mon fort. 

    Voilà, 50 ans sont passés, j’aime toujours la musique des Beatles mais j’aime aussi le jazz et l’ancienne chanson française….celle que ma mère m’a apprise à aimer….

    Merci m'man !

    Love, love me do…

    Aime, aime moi…


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  • LES-CHAPELLES-DU-CORONAT

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    A partir du joli village de Conat, j’avais eu l’occasion de vous entraîner à la découverte de deux vieilles chapelles perchées sur le Pla de Balençou (Vallenso). Il s’agissait de celle ruinée de Sainte-Marguerite de Nabilles puis celle magnifiquement restaurée de Saint-Christophe qui jouxte le hameau de Llugols. Ce minuscule hameau de Llugols, je l’avais découvert deux ans auparavant, en 2007, lors de mon Tour pédestre du Coronat et je garde encore aujourd’hui le souvenir de cette étape profondément ancré dans mon cœur tant j’avais apprécié l’accueil à la fois amical, bienveillant et empreint d’une grande simplicité qui m’avait été réservé par le couple du gîte Naulin. Lors de ce court séjour qui n’avait duré que le temps d’un après-midi et d’une nuitée, j’avais vraiment été « soigné aux petits oignons ». Le lendemain matin, partant pour la dernière étape pour relier Jujols, j’avais quitté le gîte à regrets tant j’y avais apprécié sa sérénité et tant je m’étais senti bien dans ce hameau un peu oublié du monde. Ne trouvant pas suffisant de quitter le gîte avec nostalgie, j’étais parti de surplus avec Bonnie, le chien des Naulin. Un chien très attachant et espiègle qui m’avait suivi pendant plus de deux heures et si loin que je m’étais inquiété de son sort dès lors qu’il m’avait brusquement quitté pour partir à la poursuite de probables sangliers. Je venais de traverser Conat et j’étais à ce moment-là dans l’ascension qui allait m’amener à la très belle chapelle de Saint-André de Belloc. La tête emplie de ces charmants souvenirs et de bien d’autres, j’ai donc décidé de repartir sur ce même chemin et c’est donc une portion de cette étape du Tour du Coronat en direction de Belloc et de Campilles que j’ai mise à l’affiche de mon blog. Pour la nécéssité d’en faire une balade sur une seule journée, je l’ai transformé en une jolie boucle qui nous ramène au point de départ. Ce point de départ, c’est la Place du 8 mai 1945 qui jouxte la mairie de Conat. En réalité, il s’agit d’un parking où l’on peut garer de nombreuses voitures. Une rampe monte derrière le petit cimetière en direction du magnifique clocher de l’église. Un panneau de bois se présente : « Beilloc ». Cette dénomination qui peut s’écrire également Belloc ou Belloch est un toponyme assez répandu dans le département et dans tout le sud-ouest signifiant « Beau lieu ».  Quand on sait cela mais qu’on ignore où l’on va randonner, c’est plutôt encourageant car on peut imaginer que de belles « découvertes » vont sans doute se présenter. Un étroit sentier monte à découvert laissant entrevoir de jolies vues sur les jardins maraîchers. Très rapidement une deuxième pancarte métallique de couleur verte se présente : « Conat, Réserve Naturelle – Ministère de l’Environnement – La faune, la flore, les milieux naturels sont protégés ». Une prévention qu’il n’est pas inutile de rappeler tant il arrive de trouver des déchets de toutes sortes sur certains sentiers. Le nôtre s’enfonce dans un bois. Si vous avez accompli la balade vers le Pla de Balençou sur le versant ensoleillé qu’ici on appelle à juste titre la « Solana », vous constatez immédiatement la différence qu’il peut y avoir entre cet adret et l’ubac ou « Bac » en catalan, c'est-à-dire le versant ombragé du vallon où nous nous trouvons aujourd’hui. Ce vallon, c’est celui du Callau (parfois écrit Caillau ou même Caillan). Au milieu coule la rivière…du même nom. Aujourd’hui, finit les caillasses aux arêtes acérées, finit les lauzes de schistes qui glissent sous les pas, finit les gravillons sableux qui roulent sous les godillots, finit les grimpettes en plein cagnard,  non, ici c’est un sentier souple fait d’un terreau de feuilles décomposées ou de ramilles desséchées que l’on chemine le plus souvent. Malgré un bon dénivelé, il est très agréable à cheminer et serpente essentiellement dans un sous-bois de petits feuillus : les chênes verts, les buis, les chèvrefeuilles, les cornouillers, les pistachiers lentisques, les genêts, les églantiers, les baguenaudiers, les genévriers et bien d’autres arbustes de ce maquis bordent le parcours qui s’élèvent en zigzagant en sein de la « Boixera ». Brusquement, à l’approche des falaises, les senteurs se modifient et un parfum de résine emplit l’espace dès lors que la majorité de ces feuillus va laisser la place aux pins à crochets qui vont devenir à leur tour majoritaires. En cette fin du mois d’août, les plantes fleuries se font plutôt rares : quelques euphorbes, de jolis chardons, des céphalaires à fleurs blanches, de rares catananches, quelques ombellifères. Vers le bas, les belles vues sur Conat apparaissent à l’occasion de quelques trouées. En face, se dégagent les panoramas sur le Pla de Balençou où tels de petits « Lego », on peut distinguer les chapelles précitées et les rares maisons du hameau de Llugols. Sur la droite le vallon du Caillau s’entrouvre largement sur des décors plus vastes et des horizons plus lointains où prédominent les habitations. La plaine de la Têt est perceptible. L’ouest reste invisible et ce n’est qu’en arrivant au pied de la falaise qu’on finit par embrasser cet horizon fait de petites collines verdâtres, de profonds ravins insondables et sur les hauteurs, d’une longue chaîne de montagnes bleutées qui s’étire de la forêt domaniale de Nohèdes-Urbanya jusqu’au Massif du Madres. Ici, en atteignant le Serrat des Estelles, haute falaise blanchâtre veinée de rouille, on en termine avec l’essentiel du dénivelé. Ici, atteindre les « Etoiles », c’est tout simplement franchir ce seul passage accessible que l’on appelle le Pas de l’Echelle et parvenir au dernier barreau de cet escabeau rocheux. Ce dernier échelon, c’est un éperon broussailleux qui s’avance sur des panoramas époustouflants. Mais aujourd’hui, qu’ils soient proches ou lointains, ces panoramas sont plutôt opalescents. On devine au loin la petite perle scintillante du lac de Vinça. Encore plus loin, on ne fait qu’imaginer la Plaine du Roussillon encadrée de longues collines grisâtres dont les extrémités disparaissent dans une ouate blanchâtre infinie : la Méditerranée !  Déjà, le regard se tourne vers d’autres pôles d’intérêts : la belle forêt de Belloc prend pour la saison quelques couleurs automnales d’un rouge déjà bien vermillon, le Massif du Canigou, dont on n’aperçoit pas encore le pic, ressemble d’ici à une colline bleutée presque plane. Sur la gauche et au loin, de l’autre côté d’une petite ravine, on croit voir un bâtiment blotti dans un petit bosquet de chênes et ce n’est qu’en avançant encore qu’on arrive enfin à distinguer le joli clocher-mur d’une chapelle. Il s’agit de Saint-André de Belloc qui se détache enfin dans un ciel pur mais très laiteux. Notre premier objectif n’est plus très loin et il ne faut désormais que quelques minutes pour l’atteindre. Au préalable, on aura serpenté dans une sombre pinède puis longé un grand mur de pierres se terminant par un petit souterrain. Est-ce les vestiges d’une petite enceinte et d’une ancienne soute à munitions ? Vauban serait-il venu jusqu’à Belloc, lui qui avait la farouche volonté de vouloir sécuriser tout ce secteur du Conflent ? Il faut dire que dans cette colline de Belloc qui domine le fort Libéria, Villefranche-de-Conflent et ses remparts mais également la confluence des trois vallées de Cady, de Rotja et de la Têt, ces quelques reliefs seraient de bien pâles vestiges militaires au regard de tout ce que Vauban a édifié pour que Villefranche ne tombe pas entre les mains des Espagnols. Par une large piste, on atteint un carrefour et l’ancien hameau de Belloc ou du moins ce qu’il en reste, c'est-à-dire deux ou trois ruines envahies par des lierres et des ronces, une minuscule bâtisse servant désormais de refuge aux randonneurs et enfin la belle chapelle Saint-André parfaitement restaurée mais malheureusement fermée certainement par crainte des vandales. Aucune des fortifications de Vauban n’arrêtera jamais ceux qui ont souillé et barbouillé les murs et les cloisons du refuge d’innombrables tags et surtout de messages indélicats et grossiers. Le vandalisme n’est pas un vain mot et malheureusement, la bêtise humaine, ses abjections et leurs ignominies arrivent sournoisement dans les plus belles de nos montagnes munies trop souvent de bombes de peinture ! Je n’en suis pas certain mais je suppose que pour les randonneurs qui voudraient avoir un aperçu de l’intérieur de la chapelle, la clé du cadenas est sans doute disponible dans une mairie ou auprès d’une association de sauvegarde du patrimoine du secteur. Il doit en être de même pour la chapelle Saint-Etienne de Campilles, deuxième objectif de notre balade. Depuis Belloc et pour se diriger vers Saint-Etienne de Campilles, il faut, après la découverte de la chapelle Saint-André, retourner au carrefour des pistes et face au refuge, il faut emprunter celle qui file vers le sud. Immédiatement, un petit panonceau « Saint-Etienne » et un balisage jaune et rouge sont visibles sur le tronc d’un arbre. Le balisage, c’est celui de l’ancien Tour du Coronat jamais réhabilité. On quitte la piste au profit d’un étroit sentier qui s’enfonce dans un sous-bois. Au fur et à mesure que l’on s’élève, le sentier s’élargit jusqu’à devenir une piste forestière. Ici, on déambule dans ce qui est déjà la forêt domaniale du Coronat et même si le « mont » du même nom est à plusieurs lieux d’ici, on est bien au sein du massif éponyme. Tout en montant, Dany et moi sommes affligés car peut-on donner le nom de « forêt » à ce spectacle de désolation qui s’ouvre désormais devant nous. Nous ne reconnaissons plus rien de cette belle et sombre forêt de hauts pins noirs d’Autriche et de grands pins sylvestres que nous avions découverts bien des années auparavant et dernièrement encore lors de mon Tour du Coronat. Que sait-il passé ? Quelques bûcherons seraient-ils devenus fous ou bien, est-ce les effets d’une terrible tempête ? Non, par expérience et pour avoir déjà vu de tels dégâts un peu partout dans le département, je comprends qu’une violente tornade est à l’origine de ce désastre. D’ailleurs, il suffit de regarder certains de ces pins fracassés, étêtés et dépouillés de leurs branches pour comprendre que c’est sans doute Klaus qui en janvier 2009 est passé par là. J’ai lu sur le Net (http://guyviguier.free.fr/) que l’Administration forestière avait racheté tous les terrains de cette Combe de Belloc et de Campilles dès 1875 alors que le hameau de Belloc s’était déjà vidé de tous ses habitants. Le but était d’en faire une forêt purement anthropique car à l’époque, ce secteur de montagne escarpé était désertique et seuls quelques champs abandonnés subsistaient sur ses flancs. Ce fut chose faite avec une plantation de pins noirs d’Autriche dès la fin du 19eme siècle. Voilà cette forêt décimée avait au moins 110 ans et ses arbres une hauteur d’au moins 25 mètres pour un diamètre d’environ 40 centimètres. Tôt ou tard la nature reprendra sans doute ses droits mais pour reconstituer une forêt à l’identique qu’elle soit naturelle ou pas, il faudra encore le même laps de temps. Quelques rares arbres ont résisté mais de  nombreux gisent encore à terre, d’autres ont eu leurs troncs fracassés et sectionnés mais pour la plupart, ils ont définitivement disparu et ont sans doute fini leur voyage, broyés dans des scieries, transformés en granulés en en bois de chauffage. Les beaux papillons, attirés par cette clairière aussi soudaine qu’inattendue ont pris possession des lieux et prennent plaisir à butiner les innombrables buplèvres, les jaunes séneçons, les lavandes parfumées et les dernières fleurs roses ou pourpres des nombreux plants de thym et d’origan. Dans la montée, le Canigou se dévoile intégralement et sa vue nous fait un peu oublier les calamités subies par cette forêt. Tout en montant vers Campilles, la forêt semble avoir moins souffert dans ce secteur et je peux me replonger dans mes vieux souvenirs de mon Tour du Coronat. D’ailleurs, je n’ai rien oublié ni de la belle petite chapelle Saint-Etienne qui apparait soudain avec sa toiture mi-ciment et mi-lauzes grises, ni de mes vieux souvenirs et notamment de cette rencontre impromptue avec un couple de touristes bien sympathique et leurs trois filles. Une de ces rencontres imprévue mais si cordiale qui fait que l’on aime encore un peu plus la randonnée pédestre. Pendant que cette jeune femme veillait fidèlement sur ses trois enfants, ce jeune homme voulait tout savoir du fonctionnement de mon GPS et de la cartographie du lieu. Fan de VTT, il voulait tout savoir des randonnées du coin. Pendant que son épouse ne pensait qu’à m’offrir un bout de son gâteau, lui voulait tout savoir du Pic du Canigou, étant persuadé que son ascension était réservée aux seuls alpinistes chevronnés. Je ne pus faire autrement que de répondre à toutes les interrogations de ce jeune homme. Je ne pus faire autrement que de goûter à un morceau de ce délicieux gâteau si gentiment offert. Ce jour-là, ce fut pour moi, une halte si agréable que je ne vis pas le temps passer et mon arrivée à 20 heures à Jujols, terme de mon Tour du Coronat, fut bien plus tardive que je ne l’avais initialement programmée. Voilà dans quel état d’esprit j’ai retrouvé Campilles, son agréable replat où j’avais longuement papoté et où il fait si bon se reposer à l’ombre des chênes verts. Un peu plus loin, j’ai retrouvé le faîte de son « Roca Roja » dont le folklore prétend qu’avec un filon de son marbre rouge on aurait construit une partie du tombeau de Napoléon. Je ne peux bien évidemment pas vous certifier si cette histoire est vraie ou fausse mais elle m’a été racontée par un ami des plus fiables. Depuis le sommet de ce roc, les vues sur Villefranche, le fort Libéria et la confluence des trois vallées y sont exceptionnelles et imprenables. On peut au choix retourner vers Belloc par le même chemin ou bien en empruntant la piste, un peu plus longue, qui passe au pied du pylône émetteur TV. A Belloc, on descend la piste qui file vers l’est mais après la dernière grande bâtisse en ruines, on emprunte aussitôt un sentier qui file à main gauche et entre dans un sous-bois. Ce sentier est un raccourci qui évite quelques sinuosités de la piste et permet de découvrir des amoncellements de pierres rouges et un original « orri » de la même couleur. Ces petits terrils sont les résidus et les dernières traces des nombreuses mines de marbres qui ont été exploitées dans le secteur jusque dans les années 70. Très difficile d’accès, celle de Belloc où l’on extrayait un marbre griotte fut abandonnée bien auparavant. Dans le Massif du Coronat, on a trouvé des marbres de toutes les couleurs et on trouve encore très facilement de nombreux fragments mais ici sur les flancs de la colline de Belloc, les marbres exploités par une marbrerie de Ria étaient plutôt violet, incarnat ou bien griotte. Après les mines, on retrouve la piste qui va nous ramener sans problème vers la Vallée du Callau, d’abord sur le D.26 et finalement vers Conat. Il y aura bien au préalable une dernière chapelle, mais c’est celle de Sainte-Croix et comme il s’agit seulement d’une vieille ruine amplement délabrée, on n’y prête guère attention d’autant que de magnifiques vues apparaissent en surplomb des Fontanells. Ici, la piste paraît récente mais il s’agit en réalité de chemins ancestraux qui faisaient le lien entre Ria et Conat ou Llugols et Belloc et que les bergers utilisaient pour la transhumance. C’était les fameux « Cami ramader ». Sur la D.26 et en direction de Conat, il y a aussi un petit oratoire dédié à Saint-Joseph. Puis enfin, à l’entrée de Conat, on trouve un autre oratoire quasiment semblable dédié à la Vierge. Après avoir parcouru une quinzaine de kilomètres pour un dénivelé de 540 mètres environ, l’incroyant que je suis a finalement terminé cette « religieuse » boucle après être resté un peu plus de 5 heures arrêts inclus sur les sentiers du Coronat. Ce fut pour moi un pur bonheur que de remonter à Belloc et Campilles car j'y avais laissé quelques bons vieux souvenirs que j'ai finalement retrouvés ! Carte IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.

    (PS : Ayant reçu plusieurs messages et commentaires, je confirme que ces deux chapelles et même une troisième (Notre-Dame de Vie) peuvent être découvertes à partir d'une randonnée en boucle qui démarre de Villefranche-de-Conflent. Cette randonnée porte le nom de Circuit des Trois Chapelles ou Balcon de Villefranche-de-Conflent.

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  • Bon an, mal an, j’ai toujours donné quelques euros à plusieurs associations caritatives comme les Restos du Cœur, l’Arc, les Orphelins de la Police, l’Ifaw, le Téléthon, etc…et quelquefois encore pour des causes exceptionnelles comme le dramatique séisme d’Haïti ou bien le terrible tsunami de 2004 dans l’Océan Indien mais je dois l’avouer, participer à deux marches, en deux jours consécutifs, pour deux bonnes causes, cela ne m’était jamais arrivé.

    Bien sûr, je n’en tire aucune gloriole mais quand on aime la marche comme je peux l’aimer c’est un vrai petit plaisir que d’avoir participé à ces Virades de l’Espoir organisées dans mon village. Après avoir marcher la veille contre Groupama pour « Libérer le Madres », voilà une cause que je connaissais mal et avoir entendu Armand Abad, le représentant départemental de l’Association « Vaincre la mucoviscidose »  énoncer les sanglots dans la voix, les prénoms de tous les enfants malades du département avait quelque chose de tout spécialement émouvant. Rien qu’à cause de ça, j’étais content d’être venu, d’avoir fait un don et cela suffisait à mon bonheur…

    Mais au moment de partir, mon attention fut attiré par un véhicule qui était garé sur le parking appartenant sans doute à  l’Association et sur lequel était apposé le logo de Groupama sur la carrosserie. Bien évidemment, je fis la déduction que le groupe d’assurances participait certainement à cette opération. Après vérification sur le Net, j’eus la confirmation que cette hypothèse s’avérait juste et que Groupama participe bien à travers sa Fondation pour la Santé aux Virades de l’Espoir…

    A vouloir trop en faire, ne risque-t-on pas de passer pour une girouette ?  Un jour d’un côté, un jour de l’autre !!!

    Vous ne trouvez pas que c’est compliqué tout ça ? Moi si !

    Vous pouvez faire un don en cliquant sur le lien suivant :

    "VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE"

    Définitions du dictionnaire :

    Mucoviscidose : maladie héréditaire caractérisée par un épaississement des sécrétions muqueuses qui provoque une  insuffisance respiratoire et digestive.

    Virade : marche ou randonnée effectuée sans durée définie, à laquelle les participants amènent des dons pour un objectif médical ou humanitaire.  


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