• En Catalogne Nord, tout le monde a entendu parler des Trabucayres, ces terribles bandits de grands chemins issus des troupes carlistes (partisans de Carlos V de Bourbon) qui armaient de « trabucs » (tromblons en français) ont semé la terreur des années 1840 à 1846 et dont le procès à Perpignan fut si  retentissant. Par contre, peu de catalans connaissent l’existence du sentier de randonnée qui leur a été consacré et dont le départ est situé dans le village même où ils avaient installés leur quartier général, c’est à dire le bel hameau de Las Illas (altitude 540 m). Je ne vais pas ici vous relater l’histoire de ces Trabucayres car il existe une multitude d’ouvrages sur le sujet et vous pourrez également en retrouver un court résumé sur l’excellent site Internet suivant : http://culturel.tresvents.fr/fr/trabucayres.php. Toutefois, il faut savoir que ces chemins qui filent à cheval sur la frontière entre la belle région française du Vallespir et le non moins joli comté espagnol de l’Alt Emporda constitue le théâtre même de ces hauts faits historiques. En effet, pour les Trabucayres, le choix de Las Illas n’était pas innocent. La première raison était qu’après la défaite de 1839, de nombreux carlistes avaient trouvé refuge en France mais la principal motif pour « nos Trabucayres » était que ce haut lieu de la contrebande présentait l’avantage d’être tout proche de la crête frontière et au cœur même d’une multitude de montagnes alambiquées et d’épaisses et obscures forêts. Pour ces diverses raisons, cette région recélait un nombre incalculable de planques et de caches et notamment quelques grottes que nos lascars connaissaient à merveille. C’est donc dans ce cadre remarquable entre France et Espagne que nous allons cheminer cet illustre sentier avec des vues sur des sites que nos célèbres brigands ont du inévitablement contempler eux aussi.  A Las Illas, il faut emprunter le petit sentier qui file droit en direction du Col de Lli (715m) et qui démarre derrière la jolie auberge de l’« Hostal des Trabucayres ». Un nom bien choisit pour une excellente publicité me direz-vous ? Non, pas vraiment,  mais plutôt un nom prédestiné puisque c’est dans cette auberge que les Trabucayres se réunissaient pour préparer leurs attaques de diligences en particulier et tous leurs mauvais coups en général. A l’époque, l’auberge appartenait à un certain Vincent Justafré, contrebandier à ses heures et très impliqué lui-même dans le groupe des hors-la-loi. Près de ce gîte, un petit panonceau jaune est là indiquant la boucle. En seulement quelques minutes et moins de 2 kilomètres plus loin, on atteint le col de Lli qui se trouve exactement sur la ligne frontière. Ici, comme souvent en Espagne, le balisage est irréprochable et de nombreux petits panonceaux métalliques indiquent parfaitement la direction à prendre. Pour cette boucle, l’itinéraire qui nous intéresse part à droite sur une large piste balisée de marques rouges et jaunes en direction du « Santuari des Salines ». Sur un bon dénivelé qui monte régulièrement à travers des landes, des forêts de chênes-lièges mais aussi quelques hêtres, quelques châtaigniers, de jolies sapinières et de vertes pinèdes, cette piste mène sans souci le promeneur jusqu’à ce magnifique sanctuaire qu’est l’Ermitage de Notre-Dame des Salines (1.070 m). Au préalable et au passage du col de la Biga (834 m), vous n’aurez pas hésité à vous écarter du chemin pour découvrir les ruines du vieux château de Cabrera (854 m). Situées sur un impressionnant promontoire rocheux, les ruines de cet ancien château du XIeme siècle ne présentent en elles-mêmes rien de prodigieux mais elles sont un superbe et extraordinaire belvédère sur l’Emporda et bien plus loin encore sur une immense partie de la province de Gérone, surtout si le temps est très clair. En dessous, se déploie l’olivâtre toison de la forêt de Maçanet de Cabrenys où contraste quelques prés d’un vert plus clair et surtout le ravissant lac bleuté du barrage de Boadella. Après l’ermitage de Notre-Dame des Salines, le sentier des Trabucayres continuent soit en direction du col du Puits de la Neige, du nom d’un ancien puits à glace (Pou de la Neu), soit il est possible de prendre en face de l’ermitage, un minuscule sentier très escarpé qui monte de manière très abrupte au Pic des Salines. Si vous avez choisi d’aller vers le col du Puits de la neige, tracé conseillé par la carte IGN, à ce col, le vrai sentier des Trabucayres délaisse la piste, bifurque à droite et emprunte une étroite sente qui monte également vers le rocailleux Pic des Salines. L’ascension de ce pic, que j’ai déjà décrit dans ce blog, mais dans le sens contraire, est un itinéraire de toute beauté car depuis son sommet apparaissent des panoramas à 360 ° époustouflants : sur l’Espagne bien sûr, mais aussi sur le Massif du Canigou, sur une ample étendue du Vallespir  et sur un vaste horizon qui s’étend des Corbières jusqu’au proches Albères en passant par la Plaine du Roussillon et les rives de la Méditerranée. Toutefois, si vous jugez cette ascension du Pic des Salines  trop pénible, il faut savoir qu’il existe deux autres itinéraires pour éviter cette grimpette soit en empruntant le célèbre GR.10 qui le contourne par le nord  (non loin de là, il y a la grotte des Trabucayres) soit en prenant directement un petit sentier non tracé sur les cartes qui part derrière l’ermitage de Notre-Dame des Salines et contourne le pic par le sud. Dans tous les cas, les trois itinéraires cités se rejoignent au col dels Cirerers (cerisiers) où l’on retrouve le G.R.10 (balisage blanc et rouge) qui devient commun avec notre sentier. Bien que sinueuse et essentiellement en sous-bois, la descente du G.R.10 vers la départementale D.13f ne présente pas de réelles difficultés. Ce n’est qu’une fois la route asphaltée atteinte près du lieu-dit La Selva où l’on peut découvrir la jolie chapelle Notre-Dame du Remède que commence la partie la plus ennuyeuse de cet agréable circuit. En effet, ce n’est pas moins de 4,5 kilomètres de bitume qu’il faut parcourir pour retrouver Las Illas et le parking de l’Hostal des Trabucayres où l’on a laissé son véhicule. Néanmoins, si vous n’avez pas été détroussé par des bandits de grands chemins, ce que j’ose espérer bien évidemment, vous garderez sans doute un maximum de bons souvenirs de ce sentier des Trabucayres. Bien qu’arrêts non inclus, la boucle soit donnée pour 4h30 à 5h , il sera préférable de consacrer une journée entière à cette superbe balade d’une vingtaine de kilomètres pour un peu moins de 800 mètres de dénivelé de Las Illas (540 m) au Pic des Salines (1.333 m). Bonnes chaussures de marche et équipement complet du parfait randonneur sont vivement conseillés sur ce parcours. Cartes IGN 2449 OT Céret-Amélie-les-Bains-Palalda-Vallée du Tech Top 25.

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  • LE PUIG D'ESCOUTOU par jullie68

     
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    J’ai longtemps hésité avant de mettre sur mon blog cette randonnée un peu particulière qui consiste à gravir les flancs de La Llabanère (2.052 m) et du Puig d’Escoutou (2.292 m). En effet, et bien que cette balade puisse se suffire à elle-même tant les panoramas sont superbes, l’objectif majeur de ces difficultés sera tout autre si vous décidez de les gravir fin septembre début octobre. Bien sûr, rien de vous empêchera de l’accomplir le reste de l’année, sauf peut-être un fort enneigement en hiver mais dans ce secteur, l’idéal est tout de même de partir à la découverte d’une faune belle et sauvage qu’on a peu l’habitude de voir en restant sur les sentiers battus habituels. Alors c’est vrai, j’ai hésité puis, je me suis dit : « la montagne est à tout le monde et il ne faut pas que ces deux sommets en particulier appartiennent aux seuls chasseurs ». Car, il faut quand même le dire, nous sommes dans une réserve hautement cynégétique et ces sentes qui s’élèvent vers ces deux sommets coincés entre les Garrotxes et les massifs du Madres et du Coronat  sont le plus souvent et presque exclusivement empruntés par des chasseurs dont on dit qu’ils sont aussi les gestionnaires de cette faune sauvage.  J’avoue que parvenir à cette montagne n’est pas chose aisée car les seules routes qui mènent au point de départ sont déjà difficilement accessibles et praticables puis les sentes qui permettront d’aller à la rencontre des cervidés, car c’est bien de ça dont il s’agit, sont de vieilles et minuscules caminoles autrefois empruntées par les bergers et les vachers pour amener leurs troupeaux aux estives. Alors, je me suis décidé à faire une brève description de cette randonnée permettant de partir à la découverte de ces beaux ou grands cervidés que sont les biches, les faons, les cerfs et autres daguets, sans doute visibles toute l’année mais surtout fin septembre, début octobre si vous voulez entendre le fameux brame.... Le départ s’effectue depuis le refuge de la Mouline, en catalan la Molina, du nom d’une ancienne forge à fer qui aurait fonctionné au 14 et 15eme siècle avant d’être  transformée en moulin à bois. Ce petit refuge non gardé se trouve tout en haut de la vallée d’Evol juste avant le col du Portus. Bien qu’il existe d’autres pistes (Nohèdes, Jujols), les deux façons les plus simples sont en partant du joli hameau d’Evol d’atteindre le refuge en empruntant soit le fameux sentier Cami Ramader (déjà décrit dans ce blog) soit en effectuant en voiture la longue et sinueuse route autrefois bitumée qui monte vers le col du Portus. Bien que réalisable par les plus sportifs, il est très difficile sur une seule journée d’enchaîner le Cami Ramader et cette ascension au Puig d’Escoutou, aussi est-il préférable si l’on veut profiter pleinement de cette découverte des cervidés de prendre la piste. Toutefois, il me parait utile de préciser aussi que cette ancienne route asphaltée est très difficile car en fort piteux état. Dans ces conditions, l’utilisation d’un 4x4 ou d’un véhicule avec une caisse assez haute sera fortement conseillée. Une fois arrivés à ce point de départ, on descend derrière le refuge en traversant le petit torrent d’Evol et on emprunte un étroit sentier qui file plein sud en traversant la pinède sylvestre du Bac de Poudens. On ne quitte pas cette sente, ancien chemin pastoral et on arrive en surplomb à la jonction de deux petits ravins : celui du Peyro et celui de la Llabanère dont le ruisseau descend direct du flanc de la montagne du même nom. On traverse ce petit ru et on poursuit tout droit en grimpant le long du ruisseau qui descend de la Font d’Ayguenas. Quelques mètres plus haut, une autre sente repart plein sud vers le Pla de l’Estagnol dans une basse végétation composée essentiellement d’une lande à genêt purgatif et de quelques petits pins chétifs qui recolonisent peu à peu cet espace. Ici dans des temps plus reculés, la forêt a sans doute existé mais a disparu à cause d’écobuages mal maîtrisés et d’une exploitation intensive pour la fabrication du charbon de bois. A ce stade de la randonnée et si vous avez décidé de l’accomplir fin septembre, début octobre, il serait très surprenant que vous n’ayez pas encore aperçu de cervidés et surtout que vous ne les ayez pas entendu bramer. Bien sûr, plus vous monterez haut en direction du Bois d’Escoutou en escaladant les flancs de la Llabanère et du Puig, plus vous aurez des chances d’apercevoir de grandes quantités de cervidés et surtout de les approcher. Après le lieu-dit la Toureille, on bifurque plein nord en direction d’une ancienne cabane de pierres sèches, vestige parmi tant d’autres d’une activité pastorale intense aux siècles précédents. Derrière ce cortal, on poursuit un sentier pas toujours évident à trouver au milieu des genêts et des églantiers mais plus on va monter sur le haut de la crête et plus l’ascension vers le Puig d’Escoutou, il est vrai souvent au jugé, va se simplifier. En effet, la soulane sèche et rocailleuse envahie par cette basse mais foisonnante végétation va peu à peu laisser la place à des pelouses rases plus faciles à cheminer. En fonction des cervidés aperçus, c’est vous qui déciderez de la longueur de cette randonnée mais attention, gardez à l’esprit que les cervidés restent des animaux sauvages et partir à leur découverte ne veut pas dire les déranger de manière déraisonnable. De toute manière, en période de rut même si ces animaux sont moins méfiants, ils seront effrayés par votre présence, alors le silence et la prudence seront, quoi qu’il arrive, de mise. Evitez d’accomplir cette randonnée, le jour où une chasse est organisée dans le secteur, primo ce ne serait pas prudent et secundo, vous aurez fort peu de chance d’approcher un cervidé. Je vous rappelle que la chasse est autorisée de septembre en février et donc en pleine période du brame, il est donc fortement conseillé de se renseigner sur les jours et horaires des chasses en battue ou en postes avant de partir faire cette ludique balade. Le retour s’effectuera par le même chemin mais si vous avez eu le courage de grimper jusqu’au Puig d’Escoutou, vous pourrez, toujours au jugé, redescendre par des raccourcis comme celui qui consiste à emprunter une sente escarpée qui longe le ravin du Peyro. Je précise que le tracé qui agrémente cet article n’est donné qu’à titre purement indicatif. Il s’agit d’un itinéraire que j’ai effectué moi-même en empruntant un sentier parfaitement visible et praticable du Refuge de la Mouline jusqu'au ravin de la Llabanère, puis en poursuivant une autre sente parfois envahie par la végétation jusqu’au sommet de la Llabanère, la suite de l’ascension vers le Puig d’Escoutou et le retour ayant été réalisée souvent au jugé mais surtout à l’aide d’un GPS. Comme je vous le disais au début de cet article, en raison de son objectif un peu spécial et des difficultés pour y accéder, j’ai longtemps hésité à partager sur mon blog cette randonnée un peu particulière, alors ne l’ébruitez pas trop et rappelez-vous que pour approcher des cervidés rien ne vaut le silence. Alors chut….. Carte IGN 2249 ET Font-Romeu- Capcir

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  • En ce 5 janvier 2011, je viens de prendre connaissance d’un article sur le Figaro.fr qui a pour titre « L'islam inspire la crainte en France comme en Allemagne ».  Le journal reprend à son compte un récent sondage effectué par l’Ifop (http://www.ifop.com/media/poll/1365-1-study_file.pdf) pour le compte du journal Le Monde et tente de développer les principales raisons de cette crainte.

    Parmi les motifs de cette crainte de l’islam, le journal, à travers les personnes sondées, cite en premier lieu l’échec des communautés musulmanes à s’intégrer. C’est ainsi que :

    1. 68% des français et 75 % des allemands considèrent que les musulmans ne se sont pas bien intégrés à leur pays d’accueil.
    2. 61% des français et 67 % des allemands considèrent que cet échec est directement  imputable aux intéressés.
    3. 40% des français et 34% des allemands pensent que cet échec est imputable aux différences culturelles.
    4. 40% des français et 42 % des allemands considèrent l’islam comme une menace pour l’identité de leur pays.
    5. 22% des français et 24% des allemands seulement voient plutôt dans l’islam un facteur d’enrichissement culturel.
    6. 1/3 des sondés en France et en Allemagne assimilent l’islam à un rejet des valeurs occidentales et ce chiffre bondit depuis quelques années car il n’était en France que de 17% en 2001.
    7. 18% des français et 15% des allemands imputent cet échec de l’islam à leurs compatriotes qui font preuve de racisme et de manque d’ouverture.
    8. 20% des français et 18% des allemands seulement sont favorables à l’édification de mosquées.
    9. 59% des français et 42% des allemands sont opposés au port du voile et du foulard dans les rues et ces chiffres grimpent à 90% et 70% quand il s’agit de les porter dans les classes des écoles publiques.
    10. 74% des français et 32% des allemands sont hostiles à l’existence de partis politiques ou de syndicats qui se réclameraient de l’islam.

    Voilà pour les principaux sondages et l’auteur de cette étude, Jérôme Fourquet, pour ne pas le citer, d’analyser ce durcissement du rejet de l’islam et cette similitude des chiffres en précisant qu’il pense, que malgré, une histoire très différente (passé colonial, immigration, modes d’intégration), les français et les allemands seraient depuis quelques années sous l’influence des discours de leurs hommes politiques qui auraient repris à leurs comptes les aspects négatifs de cette religion (problème d'identité, voile, burqa, prières de rue, etc.…)

    S’il y a sans doute un peu de vrai dans l’analyse de Jérôme Fourquet, personnellement je pense que le principal facteur de ce durcissement vis à vis de l’islam est le nombre sans cesse grandissant des musulmans en Europe occidentale en général et dans notre pays en particulier. Et même s’il est très difficile d’avoir un recensement exact, les analystes (Ministères de l’Intérieur successifs dont Monsieur Sarkosy entr'autres) sont à peu près d’accord sur les chiffres suivants :

    - En 1968 la population française était de 49.700.000 habitants et les musulmans en France étaient 610.000 soit 1,23% de la population.

    - En 1988 la population française était de 56 millions d'habitants et les musulmans en France étaient environ 2 millions soit 3,6% de la population.

    - L’an dernier en 2009, la population française était de 62 millions d'habitants et les musulmans en France étaient environ 6 millions soit 9,7% de la population. En 2005, en sa qualité de ministre de l’Intérieur, notre président Nicolas Sarkosy annonçait qu’il y avait 5 millions de musulmans en France.

    En suivant cette même progression, puisque tous les 20 ans la population musulmane semble se multiplier par 3, il est probable qu’en 2030 la population française sera d’environ 68 millions d'habitants pour 18 millions de musulmans soit 26,5 %. Alors, sans vouloir faire preuve d'un racisme quelconque mais d'une simple constatation et si à ces chiffres, on ajoute les différences culturelles et de coutumes et l'image négative que véhicule l'islam , je crois qu’il ne faut pas chercher plus loin les raisons de cette crainte grandissante.

    Ces chiffres sont loin d’être illogiques quand on sait que le taux de fécondité des femmes d’origines maghrébines est plus de trois fois supérieur (3,25) à celui des françaises de souche.

    Ce qui veut dire que dans 20 ans plus d’un habitant sur quatre sera musulman. Alors quoi de plus normal que cette crainte s’amplifie car rappelons-le, la France n’avait, il n'y a encore qu'un demi siècle, comme la plupart des pays d’Europe occidentale, entre catholicisme, protestantisme et orthodoxie qu’une longue et unique tradition chrétienne. Alors, l'autre, l'étranger, l'inconnu, celui qui est différent fait peur et cette peur est inscrite dans nos gênes et elle nous renvoie à nous-mêmes, car pour faire simple, nous souhaiterions que tous les autres nous ressemblent, qu'ils soient tous à notre image, une image que nous pensons parfaite et qu'en tous cas, nous souhaitons lisse et sans défaut.

    Quand on sait l’importance que représente la religion dans les pays où l’islam est le culte principal et si à ce constat, on ajoute que 33% des musulmans de France se disent croyants et pratiquants contre 16 % des chrétiens seulement, alors faut-il raisonnablement avoir peur de ce nombre sans cesse grandissant de musulmans dans notre pays ?

    A ces quelques simples constats, et sans doute par d'injustes rapprochements, les occidentaux que nous sommes ajoutent l'image négative que véhicule l'islam depuis les attentats aux Etats-Unis en 2001, puis ceux qui ont suivis en Europe (Madrid, Londres, etc...) perpétrés par Al Qaida. Face à un nombre incalculable d'attentats terroristes, à ces prises d'otages et à toutes ces violences qui ne cessent de se déchaîner dans de nombreux pays musulmans (Irak, Pakistan, Liban, Tchétchénie, Afghanistan, Algérie, Niger, etc...), souvent contre des chrétiens comme encore très récemment en Egypte, les regards des Européens, vis à vis de l'islam en général et des musulmans en particulier, ont changé. Par méconnaissance, ces regards nouveaux ne sont pas très objectifs et sans doute est-il raisonnable et souhaitable de ne pas faire d'amalgames entre quelques extrémistes qui terrorisent le monde entier et des millions de braves gens qui ont envie de vivre en paix leur religion.

    Alors faut-il avoir une crainte de l'islam ?

    La question a eu le mérite d’être posée par les analystes de l’Ifop mais je vais avoir 62 ans et une chose est déjà certaine c'est que la France de 2030, que je ne connaîtrais peut-être jamais, ne ressemblera plus à la France de mon enfance. Mais ce changement entrainera-t-il pour autant une perte de notre conscience nationale, c'est à dire une perte définitive de ce sentiment d'appartenir à cette nation qu'est la France ?


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