• LA TOUR DE MIR par jullie68


    Voir taille réelle


    Je suis venu randonner de multiples fois à la Tour de Mir (1.540 m) et toujours avec plaisir.  Mais, paradoxalement, la seule fois où j’en garde un mauvais souvenir, c’est pour ne pas y être monté ! Surprenant non ? Je m’explique. En août 2009, lors de mon Tour du Vallespir et alors que j’avais terriblement galéré dans la forêt du Miracle saccagée par la tempête Klaus lors de l’étape entre Saint-Guillem et Prats-de-Mollo, le lendemain, craignant de nouveaux déboires à cause des bois dévastés dans tout ce secteur du Haut-Vallespir, j’avais pris la  difficile décision d’éviter de passer par la Tour de Mir, située pourtant sur le tracé. Or, dans ma tête, et sans doute stupidement, j’avais vécu cette entorse au véritable itinéraire du Tour du Vallespir comme une authentique violation à une espèce d’engagement moral que je m’étais fixée au départ. Même si je n’ai pas eu cette impression, revenir ici presque un an plus tard, c’était peut-être une façon détournée de réparer cette lacune. Bien que le tracé du Tour du Vallespir qui monte à la Tour de Mir démarre de Prats-de-Mollo, cette fois, je lui ai préféré le P.R.7 qui démarre de la Maison Forestière de Can Got, tout simplement parce que cette option offre la possibilité d’une boucle plus sympathique qu’un banal aller-retour.  Pour se rendre en voiture à Can Got depuis Prats-de-Mollo, il faut prendre sur 1.400 mètres environ la D.115 qui monte vers le Col d’Arès puis par la droite, la quitter au profit d’une petite route goudronnée qui va au lieu-dit le Xatart. A partir de la D.115, la Maison Forestière de Can Got où il faut laisser son véhicule est 1.500 mètres plus loin. Située dans un virage, il est difficile de la manquer, d’autant qu’un panonceau jaune indiquant la Tour de Mir et le balisage du P.R.7 sont bien présents. Le chemin démarre devant la maison et, si on lève les yeux, aussitôt la Tour de Mir apparaît dressée dans son exceptionnel cadre de verdure. D’ici, elle paraît très haute et très loin mais comme on la perd de vue très rapidement, on n’a pas trop le temps de gamberger. Au printemps et en été, outre, le bourdonnement lancinant de nombreux insectes et le chant agréable de quelques oiseaux, on entend, en contrebas du chemin, chanter un mélodieux torrent. Le chemin d’abord un peu caillouteux, devient plus herbeux en passant devant une source où un panneau nous informe que nous cheminons sur la Route Forestière des Carbonères. Puis au milieu des hautes véroniques mauves, on finit par arriver près d’un passage à gué où coule abondamment le torrent Canidell que l’on entendait chanter depuis notre départ. On ignore ce gué et on poursuit tout droit grâce à un panneau de bois très explicite « Tour de Mir-El Ramon Père ». Le sentier parfaitement balisé en jaune entre dans la forêt, enjambe un ru sur une passerelle métallique puis grimpe sérieusement tout en sous-bois en de longs et réguliers lacets. De temps à autre, la forêt s’entrouvre sur le Bassin du Canidell et une fenêtre permet d’avoir une idée encourageante du chemin parcouru et du dénivelé accompli. Plus haut, les branches de quelques sapins, hêtres ou frênes dessinent d’autres encadrements sur la Tour de Mir et, souvent sa position géographique dans le paysage peut donner l’impression qu’on l’a largement dépassée mais il n’en est rien. Le sentier finit par aboutir dans la splendide clairière El Ramon Père où, pour le seul plaisir de nos yeux, les verts intenses du gros de la végétation s’accordent harmonieusement avec le jaune de quelques hauts genêts. Après quelques derniers lacets, on rejoint une piste en terre magnifiquement encadrée par d’immenses sapins. On prend à droite et on poursuit cette piste jusqu’à rencontrer les panonceaux «Prats-de-Mollo 6,4 km » et « Les Basses de Fabert 1,4 km ». Pour l’instant, on ignore ces panonceaux et pour aller à la Tour de Mir, on continue quelques mètres plus loin pour prendre la piste qui bifurque aussitôt à droite même si plusieurs « X » semble indiquer le contraire. La Tour de Mir est là, à quelques encablures, magnifiquement restaurée. Pourtant, elle en a connu des vicissitudes depuis le dernier quart du XIIIe siècle où elle a été bâtie par Jacques 1er, roi des royaumes d’Aragon et de Majorque. Comme le mot « mirador », le nom « Mir » tire sans doute son origine du verbe « mirer » dans le sens de regarder ou observer. Tours à signaux (feux la nuit, fumées le jour), Mir était en liaison avec les autres tours du Vallespir (La Guardia, Cos, Cabrens, elles-mêmes formant une chaîne avec des tours plus lointaines comme Batère, Força Réal, Far, Madeloc, Massane, Querroig et bien d’autres encore). Elle surveillait la frontière entre les deux royaumes d’Aragon et de France. Le traité des Pyrénées en 1659 mis fin à sa fonction et eu raison de son utilité. En 1680, Vauban se chargea de sa démolition mais il est vrai que ce dernier avait entrepris depuis quelques années la fortification de Prats-de-Mollo et la construction du Fort Lagarde avec les mêmes visées : surveiller le Col d’Arès et la frontière ainsi que la vallée du Tech. Aujourd’hui, grâce à une magnifique restauration avec escaliers en colimaçons et superbe plancher à son sommet, on jouit d’un panorama exceptionnel à 360° : des Esquerdes de Rotja au Haut-Vallespir en passant par le massif du Canigou, la vallée du Tech et la crête frontière avec l’Espagne, par temps très clair, les vues portent même jusqu’à la Méditerranée. La belle cité de Prats-de-Mollo, elle,  est à nos pieds. Le retour vers la cité historique ou plutôt vers Can Got s’effectue par une petite sente qui descend plein sud au pied de la tour. Elle rejoint le sentier initialement indiqué « Prats-de-Mollo 6,4 km ». Mais si comme moi, vous trouvez cette randonnée un peu trop courte et que vous avez envie de remplir une belle journée, je vous conseille de reprendre la piste « Les Basses de Fabert » et d’aller marcher vers les débonnaires Puig Sec (1.642 m) et Pic de la Clape (1.655 m). Trois ou quatre bonnes raisons à cela : d’abord, de très belles vues sous d’autres angles sur la Tour de Mir, ensuite, des paysages de prairies et d’estives sur la crête frontière radicalement différents de ceux entraperçus jusqu’ici, et enfin, par grand beau temps, de splendides panoramas à perte de vue vers l’Espagne, vers le pyramidal Pic de Costabonne et le verdoyant vallon de la Preste. Pour atteindre le Pic de La Clape, il suffit d’emprunter la piste, de suivre la crête frontière symbolisée par la clôture sans hésiter à prendre quelques raccourcis mais en prenant soin de respecter les troupeaux qui sont à l’estive. Le retour vers la Tour de Mir s’effectue par le même chemin où l’on rattrape la sente balisée en jaune et rouge propre au Tour du Vallespir (parfois jaune seulement quand c’est le P.R.7). Elle descend âprement d’abord en sous-bois puis s’aplanit au milieu des mûriers et des rosiers sauvages au col d’En Cé  pour redescendre de la plus belle des manières à travers champs et au milieu d’un cortège de papillons multicolores vers la métairie de Mir. Ici, le chemin agréablement herbeux et moelleux coupe des près verdoyants où gambadent de nombreux chevaux. Le sentier descend ensuite vers Le Xatart que l’on va laisser à gauche en retrouvant le bitume. On prend à droite, on descend quelques virages sur l’asphalte et quelques minutes plus tard on retrouve la voiture à la Maison forestière de Can Got.  Vous consacrerez une belle journée à parcourir les 18 kilomètres de cette magnifique boucle pour découvrir cette « admirable » Tour de Mir et son extraordinaire environnement naturel.  Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.

    Enregistrer


    1 commentaire

  • La Mole, le 24 juin 2010. Voilà maintenant 8 jours exactement que des pluies diluviennes se sont abattues sur le département du Var entraînant de catastrophiques inondations et des crues meurtrières faisant plus de 50 morts. Au moment de démarrer cette longue randonnée vers la Chartreuse de la Verne,  sous un ciel bleu exceptionnellement cristallin, ici, en longeant la rivière La Verne, exceptée une eau légèrement boueuse et un énorme crapaud qui traverse le chemin devant moi ; sans doute dérangé de son habitat par la récente montée des eaux ; rien ne peut laisser présager les exceptionnelles précipitations qu’il y a eu et tous les drames qu’elles ont engendrées à quelques kilomètres de là. Même le débit de La Verne me semble plutôt modeste mais il est vrai qu’il est régulé par le barrage éponyme vers lequel je me dirige. Je viens de démarrer de l’église de La Mole, commune d’enfance de Saint-Exupéry,  j’ai longé sur ma gauche l’aire de jeux et de pique-nique puis le cimetière sur la droite. Au milieu des vignes, j’ai poursuivi la route goudronnée sur un peu plus de 2 kilomètres et à un ample virage, juste après le lieu-dit Les Cabris, j’ai coupé à gauche à travers champs en suivant un panonceau sur lequel est dessinée une église stylisée. Ce balisage, on va le retrouver tout au long du parcours car il s’agit en réalité de la représentation symbolique de notre objectif : la Chartreuse de la Verne. Cet itinéraire m’a rapproché une nouvelle fois des bords de La Verne. J’ai continué tout droit sa rive gauche par un large chemin qui traverse d’abord quelques vignes et des jardins potagers puis entre dans une pinède pour aboutir dans un sous-bois composé notamment de quelques aulnes glutineux qu’ici en Provence on appelle « vernes » et qui ont donné le nom à la rivière. Juste après une deuxième borne à incendie, le chemin se termine par un passage à gué qu’il faut enjamber pour rejoindre l’autre rive. On s’éloigne de la rivière par une étroite sente, raide et très ravinée, qui finit par rejoindre une route goudronnée que l’on emprunte vers la droite pour atteindre le barrage. Ici, on profite d’un panorama de toute beauté sur l’azurée et paisible retenue artificielle de ce barrage qui a été mis en service en 1991 pour alimenter en eau potable une grande partie des communes du Pays des Maures et du golfe de Saint-Tropez. Au barrage, j’ai pris la piste en terre la plus à gauche. Avec des vues plus belles les unes que les autres sur le miroir bleuté, cette piste forestière longe simplement le plan d’eau sur environ 4 kilomètres jusqu’au bout de la vallée. Après un portail métallique, on ignore la piste qui monte à gauche même si celle-ci nous indique clairement la Chartreuse à 4,8 kilomètres. Quelques mètres plus loin, toujours à gauche, je lui ai préféré un ancestral petit sentier ombragé aménagé par les moines aux siècles précédents. Pour indication, et si vous avez excessivement chaud comme j’ai eu ce jour-là, sachez qu’avant d’emprunter le sentier j’ai continué sur une centaine de mètres le balisage blanc et vert pour arrivé à La Verne où j’ai pu me rafraîchir très facilement grâce au gué qui coupe la rivière. Ce n’est qu’une fois revigoré, que j’ai escaladé le sentier des moines. Il grimpe hardiment sur un sol souvent rocailleux mais permet de très belles vues sur le vallon et tous les environs et fait gagner, par rapport à la piste, plus de 2 kilomètres. Il finit sur une large piste sableuse qui par la droite et sous des châtaigniers séculaires vous emmène sans difficulté au splendide monastère que l’on aperçoit à quelques foulées sur son éperon rocheux et dans son écrin de verdure. Devant l’immense monument, on est immédiat surpris par la hauteur des murs d’enceinte et on a qu’une envie : découvrir l’intérieur. Ne serait-ce que pour aider à sa rénovation, je vous en conseille la visite au prix de quelques euros. En effet, même si cette visite ne permet pas une vue de l’ensemble sans doute à cause des travaux de restauration commencés en 1968 mais non encore terminés à ce jour et de l’occupation d’une partie des bâtiments par les familles monastiques de la communauté de Bethléem, de l’Assomption de la Vierge et de saint Bruno, Notre Dame de Clémence de la Verne mérite bien qu’on s’y attarde. Outre la boutique où vous attendent les objets fabriqués par la communauté, vous aurez un bel aperçu du petit et grand cloître, de l’église, de l’huilerie et de quelques autres pièces ou salles essentielles à la vie monacale. Grâce à quelques photos et à 2 films très intéressants présentés en boucle, vous serez informés sur l’histoire de La Chartreuse et de la vie monastique en général.  Le retour vers la Mole s’effectue par le même chemin à la différence près que cette fois, on poursuit la piste dite « de Capelude » balisée blanc et vert sur 2500 mètres environ jusqu’à une intersection avec le chemin de Pertuade, petit sentier qui file à droite puis descend parallèle au Vallon de l’Argentière jusqu’au plan d’eau. Il faut savoir que ce chemin de Pertuade coupait le vallon avant la construction du barrage. En prenant à droite, on repart vers le barrage et après celui-ci, indifféremment, on rejoint La Mole soit par le sentier pris à l’aller soit par la piste dite de « Saint-Julien ». Il faut consacrer une journée entière à cette superbe randonnée d’environ 18 kilomètres où les découvertes au milieu d’une flore et d’une faune exceptionnelles sont abondantes et variées. Pour en apprendre un peu plus sur la Chartreuse de la Verne, je vous conseille le site Internet : http://la.verne.free.fr/ IGN 3445 OT Cuers-Collobrières-Massif des Maures et 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des Maures Top 25.


    votre commentaire

  • Cette randonnée du Pont des Fées est un sentier d’interprétation qui a été créé par la commune varoise de Grimaud. Sauf à vouloir vous baigner, ce qui est possible, dans la limpide rivière de La Garde, que longe cette agréable sente, parcourir ce sentier de découverte ne vous prendra guère plus d’une heure. Aussi, si vous ne connaissez pas Grimaud, je vous suggère de découvrir le splendide village avant ou après cette courte randonnée car ainsi vous passerez quelques heures à arpenter et à visiter la mémorable commune et ses alentours qui méritent vraiment que l’on s’y attarde. Il y a tellement de choses à voir à Grimaud que vouloir en faire un inventaire est une véritable gageure. Pour faire bref, il y a bien sûr le château médiéval du XIeme siècle qui domine la cité du haut de son promontoire escarpé. Il mérite une ample visite et permet de suivre un circuit historique assez bien balisé : http://www.grimaud-provence.com/grimaud/fiches-patrimoines/circuit.pdf .Il y a aussi toutes ces jolies ruelles avec de magnifiques demeures aux balcons fleuris et aux belles façades où croulent les mauves bougainvilliers et les rouges pélargoniums. Il faut voir également les placettes ombragées où chantent de rafraîchissantes fontaines, les sombres arcades de la rue des Templiers et la pittoresque rue Rompecul dont il n’est pas utile d’expliquer le patronyme.  Il y a aussi à découvrir le musée des Arts et Traditions Populaires et l’église Saint-Michel, de style roman mais aussi trois autres chapelles construites à des périodes différentes qui témoignent de l’intérêt qu’ont toujours porté les Grimaudois pour la religion    : Notre-Dame de la Queste, la chapelle des Pénitents et la chapelle Saint-Roch.  Il y a enfin à côté du cimetière de Grimaud, le moulin à vent Saint-Roch qui donna au XVIIeme siècle son autonomie alimentaire à la population du village.  C’est de ce moulin que démarre notre sentier d’interprétation ou il faut prendre à gauche un petit chemin qui jouxte le cimetière et descend dans la garrigue jusqu’à un grand panneau indiquant le sentier pédestre du Pont des Fées : http://www.grimaud-provence.com/grimaud/fiches-patrimoines/decouverte.pdf. Le sentier est jalonné de plusieurs panonceaux ludiques et très instructifs évoquant les innombrables richesses (histoire, faune, flore, géologie, métiers et traditions, etc.…) que vous êtes à même de découvrir tout au long du circuit. D’ailleurs dés le départ, un premier écriteau raconte l’histoire du château de Grimaud puis en suivant le fléchage l’on descend vers la vallon de la Garde par un large escalier fait de poutres de bois. L’escalier se transforme en chemin herbeux et l’on atteint la rivière de La Garde. En poursuivant le sentier par le bord de la rivière, l’on apprend que celle-ci servait, par un astucieux système de canal d’irrigation appelé « béal » à faire fonctionner depuis le XIIeme siècle et jusqu’au XIXeme des moulins à eaux dont l’énergie hydraulique ainsi dégagée permettait de moudre le blé. Bien qu’en partie détruit et érodé les vestiges de cet ingénieux procédé avec son béal sont encore parfaitement visible.  Plus loin, une autre pancarte donne quelques brèves explications sur ce « Pont des Fées » qui amenait, par un judicieux réseau de tuyaux et de siphons, l’eau à une fontaine du village depuis une source situé à 3 km au nord, au Mont Roux qui se trouve sur l’autre rive de La Garde. Le pont doit sans doute son nom au fait que lors de sa construction personne ne croyait au bon fonctionnement de cet aqueduc, l’histoire leur prouvant le contraire, les habitants pensèrent que des fées s’étaient chargées de résoudre les problèmes.  Si pour marcher, vous avez choisi une chaude journée de printemps ou d’été avec un ciel sans nuage d’une pureté absolue, c’est une faune virevoltante et sautante qui vous accompagne du début à la fin de cette courte boucle : lézards, papillons, sauterelles, grillons, abeilles, libellules, coccinelles et scarabées en tout genre seront de la partie quant à la flore, elle est exubérante mais changeante selon la distance qui la sépare de la Garde. A la fin de la boucle, vous retrouvez le moulin ainsi que le cimetière avec sa charmille encadrée de hauts cyprès. L’allée du Souvenir Français vous ramène sans problème vers Grimaud. Comptez trois à quatre heures arrêts inclus pour faire une ample visite du village et terminer par une studieuse exploration du Sentier d’interprétation du Pont des Fées. Carte IGN 3545 OT Saint-Tropez-Sainte-Maxime-Massif des Maures Top 25.


    votre commentaire
  • Une fois encore, et pour une triste cause cette fois, ce n’est pas dans l’actualité que je suis allé piocher « mon billet mensuel ». J’aurais pu évoquer cette actualité nauséabonde où l’on ne parle que d’argent. Ce fric qui pourrit tout et attire tous les hommes comme la m…. attire les mouches. Affaires Kerviel, Bettancourt et Woerth, ministres dilapidant l'argent public, dettes des états et problèmes des banques à rembourser leurs engagements, crises des places financières, retraites et salaires des fonctionnaires, excès d’argent dans le football et le sport en général, top 100 du magazine Forbes, etc.… : Les sujets sur le sujet, si je puis dire, ne manquaient pourtant pas !

    Mais qu’ai-je à faire de toutes ces abjections et du fric au regard de la perte d’une amie très chère qui n’avait que 53 ans.

    Monique était une collègue de travail. Responsable d’une boutique de lingerie, je l’avais connu il y a une dizaine d’années et je lui avais simplement enseigné pendant quelques jours le fonctionnement d’une caisse enregistreuse informatique et la tenue de pièces comptables. Immédiatement, nous nous sommes réciproquement appréciés car je me souviens qu’avant de commencer la journée nous partions prendre un café à la Loge de Mer et nous parlions de tout et de rien. De nos vies respectives, de nos loisirs, de nos enfants, du travail, de la vie quoi… D'emblée, nous nous sommes parlés comme si nous nous étions toujours connus, nous bavardions comme deux bons vieux copains et avec cette simplicité qui très souvent rapproche les êtres car il n’y a aucune arrière-pensée et encore moins des conflits d’intérêts. Parfois nos conversations et nos bavardages s’éternisaient et nous arrivions en retard au travail, mais très consciencieuse, Monique se faisait un principe de rattraper ce retard. Ensuite, dans nos relations professionnelles, je l’avais souvent au téléphone mais quand je la revoyais c’était toujours avec bonheur et j’ai la faiblesse de penser que c’était réciproque.

    Très jolie mais réservée, Monique avait toujours une lumière au fond de ses jolies yeux verts et un petit sourire au coin de ses lèvres qui faisaient qu’on ne pouvait que l’aimer.

    Avec la joie de vivre et le courage qui la caractérisait, Monique s’est battue longtemps contre un cancer et en avril 2008 ce fût pour moi un incroyable bonheur que de la revoir plutôt en bonne forme à mon pot de départ à la retraite.(photo).

    Monique a ensuite repris un mi-temps thérapeutique et j'espérais qu'elle en avais fini avec cette terrible maladie. Depuis ma retraite, nous échangions de temps à autre quelques messages amicaux sur Facebook qu'elle commençait toujours par un "coucou Gilbert" comme aux premiers jours de notre amitié. Quand nous nous revoyions, c’était toujours avec une grande joie car malgré la maladie qui l’avait fatalement affaiblie, elle avait toujours cet agréable petit sourire qui illuminait son visage, retroussait son petit nez et exhalait sa gentillesse.

    Malheureusement la maladie est revenue à la charge et a finalement et injustement eu raison de son courage et de sa tenacité à vouloir vivre. Aujourd’hui, je suis effondré devant cette injustice, j’ai comme une grosse déchirure au fond du cœur et il m’est insupportable de penser que je ne la reverrai jamais plus.

    Je ne suis pas croyant mais je prie pour qu’elle ne souffre plus. J'espère qu’elle a rejoint son paradis et qu’elle a trouvé le bonheur que sans aucune équivoque elle méritait tant….

    Voilà, ce mois-ci, ce petit billet sur mon journal mensuel, c’est ma façon à moi de rendre hommage à Monique que j’aimais pour ce qu’elle était : Tout simplement, une fille super !!!


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires