• Deux sorties et bien sûr deux reportages photos, il m’aura fallu pour inscrire dans mon blog cette belle randonnée à la Baraque du Faig à partir du hameau de Leca.  Faig signifiant « hêtre », des hêtres y compris séculaires vous aurez l’occasion d’en voir beaucoup et de tous côtés au cours de ce circuit. La première sortie avec un temps superbe fût malheureusement interrompue à cause des congères de neige que le vent avait accumulé juste avant le col d’En Cé. Il faut avouer qu’il y avait un risque certain à partir randonner dans ce secteur seulement 8 jours après la terrible tempête de neige du 8 mars qui s’était abattue sur notre beau département des P.O et sur tout le midi de la France. Quand à la deuxième sortie, la météo m’ayant promis un magnifique soleil pour toute la matinée, je me suis mis en route très tôt le matin afin d’en bénéficier mais il n’y avait pas 5 minutes que j’avais démarré que déjà les nuages s’amoncelaient, au sens propre, sur ce magnifique cirque du Faig et au sens figuré, sur mon reportage et mes photos qui, de toute évidence, allaient manquer de luminosité. Pour bien faire et donner une idée précise de la beauté de cette jolie balade et de ses sites, une troisième sortie par grand beau temps aurait sans doute été nécessaire mais j’ose espérer que cet article donnera néanmoins l’envie au plus grand nombre de randonneurs de se rendre à la Baraque du Faig. Sauf à vouloir y passer une nuit car il s’agit d’un refuge de montagne non gardé, sur les tours du Canigou et du Vallespir, la Baraque du Faig ne constitue pas en soit un objectif essentiel mais plutôt un prétexte pour aller découvrir ce splendide vallon du Riuferrer (la rivière du fer) mais surtout ce magnifique cirque du Faig situé au pied des très hauts sommets que sont les pics Galinasse (2.461m), del Roc Nègre (2.714 m) et du Tres Vents (2.731 m). La balade part de Leca (901m), hameau à partir duquel nous étions déjà montés au Pic de la Souque (balade inscrite dans ce blog). Nous laissons la voiture sur le parking près du Riuferrer et retournons vers le hameau pour prendre la piste qui va nous mener, par le Col d’En Cé (1.236m) au pied du cirque du Faig. Cette longue piste (10 km) alterne portions terreuses ou sableuses et lambeaux d’asphalte car elle a été autrefois bitumée. Au départ, elle zigzague entre quelques mas (Can Robert, la Casasse, Mas de Leca, Tourre d’en Glas) pour ensuite s’élever en douceur dans une admirable forêt au dessus du vallon du Riuferrer. Parfois, au détour d’un virage, les sommets enneigés du cirque du Faig apparaissent déjà mais ce n’est qu’après le col d’En Cé (feu, encens) qui vous profitez pleinement de ces extraordinaires paysages. Avant le col, les vues portent très loin des hauts sommets du Vallespir jusqu’à la Méditerranée en passant par les Albères et la plaine du Roussillon. A vos pieds, le magnifique vallon du Riuferrer, à votre gauche, Batère avec sa tour et son immense refuge blanc, à droite, le boisé Pic de la Souque et les belles forêts du Bac de Leca et de la Devèse de Vallbonne. Au col d’En Cé, vous retrouvez le balisage jaune et rouge des tours du Vallespir et du Canigou qu’il vous faut suivre pendant quelques temps. Attention poursuivre la piste et ne pas suivre le panneau le Faig 5,2 km qui monte par les Canals de Leca, sentier ô combien plus costaud qui a lui seul peut constituer l’idée d’une autre randonnée et donc d’une autre sortie. Depuis Leca, comptez environ deux heures pour atteindre le pied du cirque du Faig et un quart d’heure supplémentaire pour monter à la baraque que vous atteindrez après avoir enjamber la passerelle en bois du Riuferrer. Ici il faudra suivre vers la droite le balisage toujours jaune et rouge qui monte en longeant la rive gauche du Riuferrer. Avant le refuge, vous arrivez à un très bel orri, espèce de maison des Schtroumpfs magnifiquement construite avec les roches plates des pierriers du coin  et surmontée d’une toiture faite de mottes de terre herbeuses. Après la visite symbolique de la « Petitoune », gentil patronyme donné au refuge , il faut, pour retourner à Leca, redescendre par le même sentier et poursuivre le balisage jaune et rouge sur la rive droite du Riuferrer. Au Bac de la Cova dels Porcs (textuellement l’Ubac de la grotte des sangliers), vous délaissez le sentier du Tour du Canigou qui monte à droite et poursuivez en descente et tout droit. La suite n’est qu’une formalité car vous êtes sur le P.R.7 balisé en jaune qui rejoint Leca. Arrêts inclus comptez environ 6 à 6h30 heures pour refermer cette superbe boucle d’environ 17 kilomètres que je préconise à faire dans ce sens. La piste présente l’avantage de marcher le matin sur le versant ensoleillé mais sachez que rien n’interdit bien sûr de faire cette boucle en sens inverse. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.


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  • Sormiou !!! Dans ma tête, ce nom revient comme un écho. Un écho sans fin, que se renverraient les hautes falaises blanches de cette magnifique calanque. Un écho sans fin fait de quelques mots qui ont bercés toute ma vie : vacances en famille, amour, enfance et jeunesse, mer, port, plage, parties de pêche, souvenirs, plaisirs, insouciance, copines et copains, cigales, flirts, bon temps, belote, pétanque, sieste, volley-ball, ping-pong, chasse sous-marine, balades, crêtes et éboulis, farniente, girelles, paniers de chuscles et gros sarans, gobies, pataclets et roucaous, youyous, bettes, pointus, Cousteau, Falco, Beuchat,  j’en passe et des meilleurs, etc.… Et comme je vais, à coups sûrs, oublier des noms et des mots qui ne me viennent pas à l’esprit au moment où j’écris cet article, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’ils ne sont pas importants pour une tranche de ma vie, j’arrête là cet inventaire à la Prévert. La Calanque de Sormiou, j’y suis pratiquement né et pour moi, ça reste l’endroit le plus beau du monde ! Bon, en lisant cet article, certains se diront, il n’est pas marseillais pour rien, il est chauvin et il exagère. Il y a certainement un peu de vérité dans vos réflexions, mais depuis ma plus tendre enfance, j’y viens dans ce petit paradis. Au départ, j’étais embusqué au fond de mon couffin et c’était mon père ou parfois ma mère qui me trimballait par le Col de Sormiou ou celui des Escourtines en passant par des sentiers qu’à l’origine seuls les muletiers avaient osé emprunter. Ce sentier, on l’appelait les « treize contours », tout un programme. D’ailleurs, enfant, avant de commencer à jouer à la pétanque, j’avais entendu l’expression « treize reste raide » et j’ai longtemps cru que le dicton venait de ce sentier tant il était raide !  Puis quand j’ai été en âge de marcher, toujours par ces mêmes cols et ces mêmes chemins et avant même qu’il y ait la route goudronnée, j’ai crapahuté depuis Mazargues et la Vieille-Chapelle pour y venir. Vous comprenez maintenant d’où me vient ce goût immodéré pour la marche à pied. Puis la route a été construite et nous avons continué à y venir à pied par la Cayolle, chargés comme des ânes que certains possédaient mais pas nous. Puis j’y suis venu en moto avec mon père et je serrai les fesses dans la descente et les virages car j’avais une « trouille bleue »,  aussi bleue que l’eau de la calanque. Puis j’y suis venu en vélo puis en Solex mais monter le très « costaud » col de Sormiou à grands coups de pédales ou avec une « pétrolette » ce n’était pas une sinécure et comme on dit : « il fallait en avoir dans les gambettes ! » Heureusement, arriva l’âge où je pus me payer une 4 L et alors quel bonheur ce fût de venir à Sormiou sans avoir à se coltiner de gros baluchons sur des kilomètres ! Alors, après toutes ces galères, vous comprenez mieux pourquoi, je l’aime cette calanque. Fallait-il l’aimer pour y venir dans ces conditions difficiles et accepter en arrivant qu’il n’y ait pas d’eau (on se transformait en Shadoks et on pompait, on pompait et on pompe encore aujourd’hui !) et pas d’électricité (encore aujourd’hui !) Et si après tout ça, vous n’êtes pas convaincus que ce ne peut-être que beau alors regardez le diaporama que je vous ai préparé : il s’agit de deux petites balades toutes simples qui partent de mon cabanon situé sur le chemin entre le plage et le port, direction le port pour la première et la plage pour la deuxième. La première balade passe au dessus du port, emprunte le balisage blanc et rouge du GR.98-51. Il continue au dessus de la petite plage de galets, dite plage Jourdan, direction la crique de la Palée qui est la dernière anse accessible à pied en longeant le bord de mer. Après le cabanon de Blanc, celui là même qu’habitait Alain Delon dans la série télévisée Fabio Montale et qui a permis (je dirais presque malheureusement !) à toute l’Europe de découvrir notre merveilleuse calanque, on quitte le balisage du G.R. pour une balisage noir qui va nous mener à la Palée par un sentier rocailleux et d’éboulis. Les belles anses aux eaux le plus souvent transparentes ou d’un bleu profond se succèdent : Cabesailles, la Payolle, Blanc, la Baume (grotte) d’ou Lumé, le Calanquais, Calanque Longue et enfin la Palée. Le retour se fait par le même chemin. La deuxième balade passe par le parking ou la plage de sable fin, monte à droite du restaurant le Lunch, passe au dessus de la bâtisse du Docteur. Vous poursuivez le sentier qui s’élève au dessus de l’anse du Petit Soldat à travers les pistachiers lentisques et les chèvrefeuilles. Attention quelques passages sont un peu difficiles ou parfois embroussaillés ! La sente balisée de marques de peinture noire grimpe vers les crêtes dites de Sormiou et on finit par atteindre le Col de Luï d’Aï. Ici la vue porte sur les magnifiques îles de l’archipel de Riou et la calanque bien sûr. Moi, désormais je m’arrête au col mais les plus téméraires et les non sujets au vertige pourront poursuivre vers le Bec de Sormiou ou redescendre vers l’anse des Capelans. Quand j’étais plus jeune, je connaissais par cœur ces chemins mais avec le pied moins sûr, il faut être prudent car certaines portions ne sont pas simples. Le retour se fait aussi par le même chemin, mais si vous avez très chaud, vous éprouverez un mal fou pour ne pas être attiré par  les criques limpides aux eaux turquoises qui sont des invitations à un bain le plus souvent très rafraîchissant. Ces deux balades ne vous prendront que quelques heures et après en avoir terminé, vous vous direz ! « C’est vrai, Sormiou, c’est le plus beau coin du monde ! »  Carte IGN 3145 ET Marseille-Les Calanques Top 25.


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  • J’aime le football en tant que sport collectif mais je n’aime pas ses dérives, ses excès d’argent et de violence, ses soi-disant supporters qui envahissent les stades pour crier des insanités aux équipes adverses,  ses soi-disant supporters qui ne supportent leur équipe que lorsqu’elle gagne, ses soi-disant supporters qui ne supportent qu’eux et que plus personne ne supporte, ses soi-disant supporters qui se servent des stades comme un exutoire à leur racisme, à leur barbarie, à leur férocité et à leur inhumanité, ses médias douteux qui se régalent tels des charognes de toute cette indignité et de cette ignominie.

    En ce 1er mars 2010, alors que je regardais la rediffusion du match de Premier League, Stoke City contre Arsenal sur Canal Plus, plusieurs images m’ont interpellé, troublé et pourquoi ne pas le dire, ému même : Deux joueurs des deux équipes couraient rapidement en direction du ballon et dans un mouvement identique et quasiment coordonné taclèrent ce dernier avec un engagement certain et une puissance évidente, mais, à priori, sans l’intention de faire mal. Les gestes des deux joueurs en eux-mêmes ne me choquèrent pas car ayant moi-même joué très longtemps, je sais que le football est un sport de contacts comme le sont de nombreux autres sports individuels ou collectifs. Ce geste ne me scandalisa pas car on en voit très souvent sur tous les terrains et pratiquement à chaque matches.  Mais une fois cette phase de jeu terminée, un joueur se releva en l’occurrence celui de Stoke City, Ryan Shawcross et celui d’Arsenal, Aaron Ramsey resta à terre en se tordant de douleur. Le choc, et sans doute le bruit qui va avec, furent tels que tous les autres joueurs et l’arbitre comprirent immédiatement que Ramsey venait d'être victime d’une terrible fracture. L’arbitre arrêta, comme il se doit, le match, appela les soigneurs et dans un deuxième temps, expulsa Shawcross. Jusque là, rien de bien extraordinaire me direz-vous !

    Mais ce sont les images qui suivirent qui m’ont interpellé et touché : Peu de joueurs d’Arsenal montrèrent leur colère ou si peu envers Ryan Shawcross. Ce dernier qui venait de recevoir le carton rouge, partit en direction de Ramsey, le réconforta d’une tape amicale et prenant certainement conscience de la gravité de son geste et de l’accident de son alter ego, sortit en pleurs du terrain. Les autres images s’attardèrent sur les joueurs des deux équipes où l’on pouvait lire sur le visage de tous, une vraie compassion, une amère détresse et une immense tristesse pour ce qui venait d’arriver à leur camarade Ramsey.

    Pour moi, et malgré cette fatalité regrettable, j’ai trouvé dans ces quelques images, beaucoup d’humanité, de réconfort et des raisons d’espérer dans un football meilleur.

    Pourquoi ne pas le dire, cette fracture de la jambe de Ramsey, c’était devenu pour moi une fracture d'espoir pour un football plus moral !

    PS : J’espère que les deux joueurs se remettront rapidement de cette épreuve : physiquement pour Ramsey qui a 19 ans seulement et moralement pour Shawcross qui vient, à 22 ans, d’être appelé pour la première fois en équipe d’Angleterre par Fabio Capello.


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  • Vous voulez marcher en solitaire dans une montagne des Pyrénées-Orientales pleine de merveilles et de mystéres alors suivez moi sur le Tour du Coronat. Le Massif du Coronat et son mont sont uniques, alors partez avec moi à leur découverte :

    http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm


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  • Vous voulez faire des raquettes dans un cadre unique et merveilleux, alors partez au coeur du Cantal dans la village de Laveissière. A l'hôtel Bellevue, Luc vous guidera dans des circuits magnifiquement enneigés et vous servira un vin chaud après une journée mémorable. Eliane, derrière ses fourneaux, vous préparera de bons petits plats qui vous remonteront le moral et le physique pour une prochaine journée dans la belle forêt domaniale de Murat ou pour une grimpette souvenir au Plomb du Cantal :

    http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/Laveissiere.htm


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  • Cliquez sur le lien ci-dessous et revivez le cauchemar que nous avons vécu sur le Tour des Tres Estelles. En mai 2004, cette simple et splendide randonnée des Pyrénées-Orientales à faire en deux jours s'est transformée pour nous en un véritable calvaire, lisez le récit de cette belle et émouvante histoire vraie :

    http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/CAUCHEMAR1.htm


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  • Cliquez sur le lien suivant pour parcourir avec nous les 6 derniers jours du célèbre chemin de Stevenson. Vous marcherez sur des chemins sublîmes au coeur des Cévennes de Chasseradès à Saint-Jean du Gard :

    http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/INEXTRICABLESMONTAGNESBLEUES0.htm


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  • Cliquez sur le lien ci-dessous et empruntez avec nous le célèbre GR.70 Chemin de Stevenson. Ces premières étapes vous méneront du Puy en Velay jusqu'à Chasseradés pour un voyage inoubliable :

    http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES%20PAYSAGES1.htm


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  • Cliquez sur le lien ci-dessous et randonnez 6 jours avec nous dans les somptueux paysages du Haut-Jura. Vous marcherez en boucle autour de Saint-Claude sur un magnifique circuit qui allie richesses paysagères et gastronomie :

     

    http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/jura0.htm


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  • Cliquez sur le lien ci-après et vous marcherez 7 jours en liberté pour découvrir le GR.30 et ses splendides lacs d'Auvergne :

    http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES%20LACS0.htm


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