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    LE VAL DE BONABOSC par jullie68


    J’avais entendu parlé de cette randonnée sous la dénomination « Ravin de Bonabosc » mais je n’y étais jamais allé.  Je viens de la retrouver sous l’intitulé « Val de Bonabosc » dans le topo-guide que l’on vient de m’offrir pour Noël : «  Les Pyrénées-Orientales…. à pied » édité par la FFRandonnée. Dans ce petit livret, on apprend qu’à Bonabosc, la châtaigneraie a été plantée au 19eme siècle pour fabriquer des futailles (tonneaux) à une époque où la viticulture connaissait un essor économique très important. Quant aux chemins et sentiers de ce vallon, ils ont été crées par les paysans et les bergers pour se rendre plus facilement d’un mas à l’autre, d’une bergerie à une autre. Quand j’ai analysé cette randonnée sur ma carte IGN puis sur CartoExploreur, j’ai émis quelques craintes car aucun tracé de cette boucle n’y figurait. J’arrivais à suivre parfaitement les pistes forestières mais dans le haut du ravin, dans les parties rocailleuses, le tracé se perdait dans des sentiers incertains et parfois absents.  C’est donc avec un peu d’appréhension que j’ai enregistré dans mon GPS, un tracé hasardeux et que je croyais très aléatoire. Mais pour ceux qui ne connaissent pas cette randonnée et qui voudraient l’accomplir, sachez qu’il n’y a aucune raison de s’alarmer car ce P.R. est parfaitement balisé en jaune d’un bout à l’autre et les panonceaux sont nombreux. Quand nous sommes partis pour cette balade vallespirienne, tout le Roussillon était recouvert d’une épaisse chape nuageuse grisâtre. Mais la veille, comme la météo avait annoncé un temps plutôt clément et ensoleillé avec une tramontane à 90 kilomètres heure,  nous n’avons pas trop réfléchi. Quand nous sommes arrivés à l’entrée d’Arles-sur-Tech et que nous avons emprunté la petite route qui serpente le long de la rivière de Bonabosc, direction le Moulinot, le ciel était toujours aussi plombé. Puis, quelques minutes plus tard, quand, nous avons laissé notre voiture sur le parking de Can Gall, nous étions encore plus inquiets car le ciel paraissait menaçant,  il n’y avait pas un souffle de vent, pas le moindre frémissement, pas le moindre brin d’air ne faisait trembler le feuillage des arbres ;  alors, nous nous interrogions : comment pourra-t-il faire soleil si la tramontane n’entre pas dans la partie et ne chasse pas cette immense édredon nébuleux, gris et immobile. Mais, une fois encore, nous n’avons pas gambergé longtemps et bâtons en mains et sacs à doc harnachés, nous sommes partis pour cette jolie balade. Nous n’avions pas encore fait 100 mètres sur le bitume en direction de Moulinot qu’une légère brise se leva. Fraîche, elle venait du nord et descendait du haut du ravin, du côté du col de Formentere. Puis, au fur et à mesure que l’on s’élevait sur la route forestière du Dolmen,  au milieu des châtaigniers et des chênes verts, cette brise se transforma en un vent soufflant en rafales.  La tramontane était de sortie et c’était sans doute la promesse d’un grand soleil et d’un beau ciel bleu !  Pour mes photos, jusqu’à présent ternes et sans relief car sans luminosité, j’avais l’espoir quelles s’améliorent au fil de la marche.  Le Pilon de Belmatx légèrement saupoudré de neige occupait l’essentiel de  l’horizon. Nous sommes passés devant une curieuse fontaine datant de 1936 et au nom insolite : « La  Fontaine des Chômeurs ».  Malgré les bourrasques que nous prenions le plus souvent en pleine face, rien ne bougeait. Le ciel semblait immuable et nous avions l’impression d’avancer, sur cette piste de la belle forêt domaniale du Bas-Vallespir, dans un monde sans soleil. Nous avons quitté la route forestière pour un large chemin herbeux,  avons enjambé le petit ruisseau de Bonabosc, avons suivi le panonceau Mas Pujol pour grimper vers l’étroite corniche des Echades sur laquelle nous avons avancé avec une extrême prudence, tant les rafales avaient redoubler de violence. Je suivais le texte du topo-guide et j’étais en quête des cinq grands cèdres qui y sont mentionnés quand arrivant sur le plateau en question, je m’aperçus qu’ils n’étaient plus là : sur le sol subsistaient seulement cinq grandes taches blanchâtres ; c’était celles des cinq souches des cinq grands cèdres que l’on avait scié et abattu. Pourquoi ? Effets de la tempête ou autre cause ? Mystère ! Au point culminant (799 m), nous nous sommes arrêtés pour déjeuner dans un bosquet de petits pins, bien à l’abri du vent et le premier coin de ciel bleu apparut à cet instant. En même temps, l’éternel Canigou montra le bout de son pic enneigé. Pendant le pique-nique, nous avons attendu en vain un chaud soleil mais quand nous sommes repartis quelques tièdes rayons transpercèrent enfin la couverture nuageuse. Au fur et mesure que nous avancions sur l’autre versant du ravin, plutôt en descente d’ailleurs, ce qui semble plutôt contradictoire, le Canigou se dévoilait davantage ; magnifiquement blanc dans un ciel de plus en plus pur, nous nous retournions sans cesse pour l’observer. Après les pâles photos que j’avais prises jusqu’à présent, l’objectif de mon numérique se tournait le plus souvent vers le Canigou comme attiré lui aussi par tant de beauté. Peu après un cortal en ruines, un petit sanglier fila sous notre nez. Le chemin du retour fût agréable car il alterna bois de chênes verts et de liège, petites pinèdes, belvédères sur le Bonabosc,  miradors sur la Souque, le Belmatx et le Canigou, petits rus, plats herbeux donnant sur les panoramas merveilleux du Vallespir et sente en balcons dominant une immense partie de la Vallée du Tech.  Nous sommes arrivés au Mas Roviro que nous avons contourné par le gauche pour retrouver une piste sableuse DFCI qui nous amena sans problème mais en zigzaguant à notre voiture à travers les chênes-lièges, les mimosas et les arbousiers déjà en boutons. La boucle d’une douzaine de kilomètres pour un dénivelé de 426 mètres se termina sous un soleil resplendissant et dans un ciel purgé de tout nuage. La météo avait finalement eu raison et nous aussi de faire cette belle petite randonnée. Au départ, l’itinéraire est donné pour 3h20 et nous l’avons accompli en 4 h10 arrêts inclus.  Carte IGN 2449 OT Céret-Amélie-les-Bains-Palalda-Vallée du Tech Top 25.

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  • En novembre 2006, j’avais déjà eu l’occasion de vous amener vers la chapelle de Saint-Guillem de Combret depuis le hameau de la Llau mais comme je ne me lasse pas de ce coin de montagne, j’y retourne régulièrement. En mars 2009 par une magnifique journée avec un ciel lumineux  comme je les aime, j’ai voulu y retourner mais le sentier habituel, celui qui longe et surplombe le torrent de la Coumelade était obstrué par les nombreux arbres qui avaient été foudroyés par la tempête Klaus du 24 janvier. Avec la meilleure volonté, il était impossible de passer par là et pour ne pas gâcher cette splendide journée qui s’annonçait, il m’a fallu trouver rapidement une autre solution. Une analyse rapide de la carte IGN me permit de constater que depuis le hameau de La Llau, les solutions pour atteindre Saint-Guillem étaient très limitées : il y avait la piste forestière qui passe par le col de la Roue et le lieu-dit le Ventous, mais je connaissais parfaitement cette piste, puisque c’est celle qui servait de retour dans la boucle déjà présentée en 2006 puis toujours depuis le Col de la Roue, col situé à l’est de La Llau où il est recommandé de laisser son véhicule, il y a cette longue piste qui file vers la Fontaine du Brigadier,  lieu de jonction de multiples chemins et endroit bien connu des randonneurs, des pique-niqueurs et des chasseurs grâce à son avenant refuge non gardé et à son agréable aire de détente. Cette longue piste, intitulée route forestière de la Pinousette,  part plein nord depuis le Col de la Roue, bifurque plein est en montant vers la Fontaine du Brigadier puis à la fontaine, elle tourne dans le sens opposé plein ouest jusqu’à Saint-Guillem. A la Fontaine du Brigadier, il faut prendre garde de ne pas se tromper et ignorer le chemin qui monte vers la Souque (pic que j’ai déjà décrit dans ce blog). Avant d’entreprendre cette longue randonnée en boucle que je venais d’imaginer, je craignais une certaine monotonie du chemin, une lassitude compte tenu de sa longueur mais en réalité, il n’en fût rien tellement les vues et les panoramas furent merveilleux d’un bout à l’autre de ce circuit. La vision de ces merveilleux paysages me rappelait la description que Marie Vallespir faisait de ce coin de montagne dans son superbe roman « Domenica ou la Vallée âpre » : « Assis à l’abri, dans un creux de rocher, Domenica et Yvan dominaient le splendide panorama ; le chevauchement des cimes dans cette lumière crue, presque blessante, d’une extraordinaire transparence. Les crêtes couronnées de blanc, dominaient des éboulis bleuâtres sur les versants d’ombre, dorés sur les pentes ensoleillées, qui dévalaient en à-pics vertigineux jusqu’à la zone d’ombre des forêts de sapins. Ils se sentaient merveilleusement seuls, isolés dans leur amour, en face des ces solitudes grandioses que la main de l’homme n’a point souillées…. Ils regardaient le moutonnement fraternel des pics espagnols et français, dressés d’un même élan, vers le même azur, dorés du même soleil. Ils se sentaient baignés de cette atmosphère des cimes étrangement exaltante, qui élève l’âme, purifie le cœur, dépouille l’être humain de toutes les mesquineries, de toutes les ombres qui stagnent dans les bas-fonds ».  Voilà ce que ressentait et observait Domenica et Yvan, juste avant d’arriver à Saint-Guillem. Mais pourquoi ne pas le dire, Dany et moi nous éprouvions les mêmes sentiments et percevions les mêmes choses ce jour là, sur ce même chemin que Marie Vallespir avait arpenté pour écrire son roman ! Autant dire que ce chemin que j’avais imaginé en quelques minutes allait bien au-delà de notre imaginaire et la découverte de Saint-Guillem et de sa féerique chapelle avec une arrivée par le haut fut un véritable enchantement. Seuls quelques arbres en travers de la piste, que les forestiers n’avaient pas encore déblayés, freinèrent notre marche. Après la longue visite de Saint-Guillem de Combret et comme dans le première description que j’en avais faite en 2006, le retour de cette boucle se fit par la piste forestière qui descend vers le Ventous et le Col de la Roue où l’on retrouve sa voiture. Ce circuit est long de 17,5 kilomètres pour un dénivelé somme toute modeste de 400 mètres, le point culminant étant à 1.402 mètres d’altitude. Il faudra consacrer une journée à cette découverte ou un pique-nique style barbecue peut-être organisé soit à la Fontaine du Brigadier soit à Saint-Guillem dans la cheminée du refuge. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

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  • En ce début de mois de février, une chose m’a interpellée : c’est ce que je viens de lire au sujet de la retraite à laquelle Monsieur Henri Proglio peut prétendre  au titre des années de labeurs passées chez Véolia. Elle s’élèverait à environ 1 million d’euros par an dont 90.000 euros au titre des régimes CRAM/AGIRC/ARCCO et le reste au titre de ce que l’on appelle les retraites chapeaux. Je rappelle que Monsieur Proglio est PDG d’Edf et Président du Conseil d’administration de Véolia.

    Lors du débat télévisé du 22 janvier 2010, Monsieur Sarkosy a dit que ça ne le choquait pas que Monsieur Proglio gagne 1,6 millions d’euros par an et qu’il considérait que le salaire de ce monsieur était tout à fait mérité dans la mesure où ses compétences étaient reconnues de tous.  Je rappelle que Monsieur Proglio a exigé ce salaire lorsqu’il a été nommé PDG d’Edf et que son prédécesseur à ce poste gagnait 46,8 % de moins.

    Au moment même où les salaires de Monsieur Proglio chez Edf et Véolia faisaient débat et la une des journaux, on entendait à la télévision qu’Edf voulait augmenter ces tarifs de 25% au cours des prochaines années ! Sensiblement au même moment et compte tenu de la tournure des évenements, Monsieur Proglio prenait la décision de ne pas prendre le salaire de 450.000 euros par an que le Conseil d'administration de Véolia lui avait alloué. Raison pour laquelle, il a depuis, semble-t-il, fait valoir ses droits à la retraite.

    Lors de ce même débat télévisé, Monsieur Sarkozy a expliqué qu’il était urgent de réformer les retraites et qu’il souhaitait que cela se fasse la plus rapidement possible, annonçant même que l’on ne pourrait certainement pas éviter un allongement de la durée du travail car les caisses étaient vides et sous-entendu, que c'était la seule solution pour les remplir et faire face à leurs déficits.

    Alors je le dis, moi je suis choqué de tout ça et je me pose les questions suivantes :

    • Un homme, même PDG et aussi compétent soit-il, a-t-il besoin de gagner tant d’argent dans une année ?
    • Un homme, à la retraite ou qui va cumuler un emploi/retraite et dont l’espérance de vie est d’une vingtaine d’années selon les statistiques a-t-il besoin de 2,6 millions d’euros par an soit 17 millions de nouveaux francs soit 1,7 milliard de centimes de francs pour vivre ?
    • Dans le même temps, est-il raisonnable de demander à tous ceux qui gagnent une misère de travailler plus et plus longtemps ?
    • Est-il raisonnable d’envisager des augmentations du coût de l’électricité pour de nombreuses familles qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts et dont le pouvoir d'achat diminue chaque année ? (Notre président est le seul a dire que le pouvoir d'achat a augmenté mais il est vrai qu'il s'appuie peut-être sur des statistiques dans lesquelles il y a sans doute les salaires et autres émoluments de Messieurs Proglio et autres consorts, style traders !)
    • Est-il raisonnable de parler de millions et de milliards d'euros au moment même où de nombreuses personnes sont touchées de plein fouet par le chômage, au moment même où de nombreux chômeurs arrivent en fin de droit ?
    • Est-il normal qu’une société comme Edf détenue à plus de 80% par l’état donne de tels salaires, au moment même où l'Etat se sépare de nombreux fonctionnaires dans de multiples administrations y compris dans l'éducation, la justice et dans les hôpitaux ?
    • Est-il normal que des personnes gagnent tant d'argent au moment même où on nous parle de réduire les déficits ?
    • Est-il normal Monsieur Sarkosy de faire les constats que je fais, au moment même, où vous nous rabattez sans cesse les oreilles avec les excès du capitalisme et des banquiers ? Que va faire Monsieur Proglio de tant d’argent sinon que d’en placer une grande partie dans des produits financiers que vous semblez vouloir dénoncer depuis le début de la crise financière ?

    Alors je crois Monsieur Sarkosy que rares sont les français qui ne sont pas choqués par tout ça ! Dans les français qui ne sont pas choqués, il y a vous comme vous l’avez dit le soir du débat télévisé, il y a vos amis les banquiers et des hommes comme Monsieur Henri Proglio dont la motivation première dans leur vie semble être de gagner toujours plus !

    Il est tant d’arrêter tout ces excès et de revenir à un peu plus d’égalité et de fraternité. Liberté, égalité, fraternité. De ces trois symboles français, j’espère que subsiste encore le premier, celui d’avoir la liberté de s’exprimer et de se foutre en rogne !


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  • Avec ce sentier d’interprétation géologique des Hauts de Taïchac que je viens de réaliser, j’avoue avoir rarement trouvé dans les Pyrénées-Orientales, un circuit aussi parfaitement élaboré et soigné. Ici tout a été fait pour satisfaire le randonneur curieux et amoureux de la nature : le balisage est parfait et bien présent avec un tracé au départ, des panonceaux, des balises et des cairns, le sentier a été étayé aux abords les plus instables, dans les descentes les plus pentues, des rondins ont été agencés ou bien des pierres ont été parfois cimentées pour former des marches,  des grillages ont été dressés en bordure des falaises les plus dangereuses, des tables d’orientation et des panneaux d’information ont été positionnés dans les lieux à découvrir pour ne pas « marcher idiot ». Enfin, pour couronner tout cela, 8 bornes numérotées ont été plantées sur le parcours et chacune d’entre-elles correspond à des informations sur le site traversé, mais là, si vous voulez tout appréhender, il faudra vous procurer, moyennant quelques euros, un petit guide très ludique qui a été édité par la Communauté de Communes Agly-Fenouillèdes. Mais ne me demandez combien coûte ce guide car le jour où j’avais prévu cette sortie, l’Auberge Taïchac, qui habituellement le distribue, était exceptionnellement fermée et c’est par chance que j’ai pu m’en faire prêter un par l’agréable et très charmante secrétaire de la Mairie de Saint-Martin de Fenouillet. Car en fait, c’est ici dans ce minuscule hameau que tout commence et même si le titre du petit manuel « L’Afrique à deux pas de l’Europe… » vous paraîtra surprenant et un brin racoleur, en réalité il n’en ait rien. Par cette allégorie, le guide ne fait qu’allusion aux plaques tectoniques africo-ibérique et européenne qui se rejoignent en ce lieu géologique étonnant. Ce livret précise même, et sans vouloir faire peur au lecteur inutilement, que c’est endroit, point de rencontre des deux continents sismologiques est parait-il l’épicentre des séismes Nord –Pyrénéens : le dernier tremblement important a en effet été enregistré à Saint-Paul de Fenouillet en mai 2004  avec une magnitude de 5,6 sur l’échelle de Richter ! Bon, je ne vais pas tout vous dévoiler de ce petit guide mais sachez simplement que grâce à lui et aux bornes présentes sur le terrain,  j’ai appris  beaucoup de choses, sur la géologie, la faune, la flore, la géographie, l’histoire et la vie passée et présente de ce territoire ô combien attachant et beau à observer. Contrairement à la pub, ce n’est pas deux pas que vous aurez à faire pour accomplir ce circuit d’un peu plus de 8 kilomètres mais à raison de 60 à 70 centimètres par enjambée, comptez environ 12.000 à 14.000 pas que vous réaliserez en 2 à 3 heures de marche effective, pour un dénivelé modeste de 215 mètres. Le point de départ de cette jolie boucle est donc l’auberge Taïchac de Saint-Martin de Fenouillet (426 mètres d’altitude). On emprunte le G.R.36 (balisage blanc et rouge) qui monte vers le haut du village par une ruelle dallée mais on le quitte ensuite au Pla d’en Dallen pour suivre un balisage jaune propre aux P.R. Sinon que dire de plus de cet itinéraire, si ce n’est qu’il est d’une incroyable diversité avec des contrastes ahurissants : il alterne chemins herbeux et sentes pierreuses, plaines agricoles et falaises calcaires, larges chemins et sentiers plus étroits, vignes et garrigues, chemins creux et sentes en balcons, sombres sous-bois et vastes panoramas ouverts, merveilleuses vues (632 mètres d’altitude) avec belvédère sur les Fenouillèdes et la Forêt Domaniale de Boucheville et crêtes en à pics sur la vallée de la Boulzane et le Moyen Agly, horizons lointains vers le Roussillon et les Pyrénées et proches perspectives sur les Corbières, vallons de pinèdes et cassures minérales, etc.. Mais des contrastes, il y en bien d’autres comme ces synclinaux et anticlinaux évidents à contempler depuis la crête sommitale, des merveilles aussi comme ce  crave à bec rouge ou cet aigle de Bonelli que nous avons eu la chance d’apercevoir dans un ciel bleu immaculé. Mais je ne vous en dis pas plus et je vous laisse le soin de faire vos propres découvertes lors d’une prochaine randonnée. J’espère seulement que ce commentaire vous aura mis l’eau à la bouche (ou plutôt le vin de Taïchac qui en bouche est excellent aussi) et que vous viendrez très rapidement balader sur ce sentier. Il le mérite vraiment et croyez-moi, vous n’aurez pas perdu votre temps ! Je profite de l’occasion qui m’est donnée pour remercier de sa gentillesse et très chaleureusement la sympathique secrétaire de la Mairie de Saint-Martin de Fenouillet de nous avoir prêté un guide. Sans elle et sans cette petite brochure, notre randonnée aurait sans doute était belle mais beaucoup moins enrichissante. Carte IGN 2348 ET Prades-Saint-Paul de Fenouillet Top 25.

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