• Le Pays de Sault est une région magnifique pour tous les amoureux de nature et de grands espaces. Terre de nombreux contrastes, avec ses hauts sommets (Bentaillole 1.965 m et Ourtiset 1.933 m déjà décrits dans ce blog) ou sa moyenne montagne, ses prairies et ses pâturages, ses torrents et ses ruisseaux, ses gorges, ravins, grottes et défilés, ses splendides forêts domaniales, ses beaux villages et son riche patrimoine historique, tout le monde y trouvera son compte. Les randonneurs bien sûr trouveront à leur disposition de nombreux chemins balisés avec par exemple : le Sentier Cathare, le Chemin des Bonshommes, le GR7 et bien sûr le Tour du Pays de Sault. Tous ces chemins traversent ce remarquable pays sur plusieurs jours, mais ils en existent des plus abordables comme celui que je vous présente aujourd’hui au départ de la belle cité de Belcaire et qui s’intitule « Boucle de la forêt de la Plaine ». Praticable à pied ou en VTT à la bonne saison, il faudra sans doute chausser les skis de fond ou les raquettes pour le réaliser au plus fort de l’hiver. Ce circuit emprunte presque essentiellement de larges pistes forestières sur un peu plus de 18 kilomètres avec un dénivelé de 380 mètres. Il est donc à la portée de tous les sportifs et d’un grand nombre de non sportifs que la distance de 18 kilomètres ne rebute pas. En empruntant ces pistes, vous partirez à la découverte d’une exceptionnelle forêt composée pour l’essentiel de grands sapins (photo) mais aussi de quelques autres essences que je vous laisserai le soin de découvrir en marchant. Epais à souhait, tous ces bois qui composent la belle forêt sont pour un grand nombre d’animaux (mammifères, oiseaux, insectes, papillons, etc.…) le nid écologique parfait ! Au cours de cet itinéraire, peut-être aurez-vous la chance d’observer des spécimens de cette faune aussi nombreuse que disparate.  Le départ se fait donc de Belcaire considéré comme la capitale du Pays de Sault. Juste à l’entrée du village en venant de Quillan, il y a un petit parc ombragé où se trouve une très belle fontaine et le monument aux morts. De là, il faut remonter vers le village en empruntant la D.613 presque jusqu’à sa sortie où un panneau indique un centre de vacances. Prenez cette ruelle qui s’intitule « chemin du Bois de Ferrière » jusqu’à une sente qui monte sur la droite et où se trouvent quelques panonceaux : « Chemin de Traouc », « Forêt de la Plaine - Col de Traouc ». Ce raidillon parfaitement balisé en jaune grimpe au dessus de quelques très beaux chalets, domine rapidement le joli village et sa splendide base nautique. Au retour de notre randonnée, si vous avez bien chaud et si vous avez pensé à prendre un maillot de bain, vous pourrez toujours aller « piquer une tête » rafraîchissante dans les eaux turquoises de ce beau petit lac. Pour l’instant, vous atteignez rapidement le col de Traouc (1.075 m) où il faut prendre immédiatement à droite au panonceau marqué « raccourci ». Attention de ne pas vous laissez entraîner à gauche sur le chemin le plus logique balisé en jaune également! Vous rentrez instantanément dans une sombre forêt d’immenses sapins où le chemin redescend et retrouve assez vite la clarté et une piste terreuse. Vous poursuivez jusqu’à la prochaine jonction de pistes et vous tournez à gauche vers le col de Lancise et le refuge des Artigous. A partir de ce carrefour, le col de Lancise est à 4,5 kilomètres environ et une fois le col franchit, vous reviendrez aux Artigous en accomplissant une longue boucle à la distance sensiblement équivalente. Vous repassez devant le refuge et retrouvez le carrefour et la piste prise à l’aller que vous allez poursuivre à gauche cette fois vers le col de Perrucel. A ce col, la piste quitte enfin les sous-bois et s’ouvre sur des paysages plus vastes composés de magnifiques combes et de pâturages verdoyants et fleuris. Encore plus spacieux, les panoramas sur l’immense plateau de Sault se dévoilent quand on retrouve le bitume et la route qui redescend vers Belcaire. Si vous avez encore un peu de courage, n’hésitez pas à partir découvrir le village, ses jolies ruelles, son imposante église avec son beau retable du 17eme siècle (si l’église est ouverte !) et tout en haut en dessous d’un immense croix d’acier, les ruines de son château « Bellicadum » dont est issu le nom Belcaire qui signifie « château de guerre ». Depuis 1252, Bellicadum qui dominait la plaine, était le siège de l'administration royale du Pays de Sault. Le fortin, avec son architecture militaire, résista longtemps aux incursions espagnoles avant d'être incendié par les Huguenots. Comptez environ 4 à 5 heures pour refermer cette grande boucle qui a la forme d’un « 8 » biscornu.  Carte IGN 2148 ET Ax-les-Thermes, 2247 OT Lavelanet-Montségur, 2248 ET Axat-Quérigut-Gorges de l’Aude Top 25.

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  • A cause de son panorama exceptionnel, de sa flore et sa faune, de la diversité de ses paysages et de ses splendides forêts, monter au Pic de la Souque a toujours été pour moi un vrai bonheur. Autour de ce pic, je connais pratiquement tous les chemins, toutes les pistes et si j’y suis allé des dizaines de fois, ce n’est jamais tout seul car je ne sais pas pourquoi, ce plaisir, j’ai toujours eu envie de le partager !  J’y suis souvent monté pour randonner, mais quelquefois, à cette simple joie de marcher en forêt s’ajoutait la jubilation de trouver quelques gros cèpes sans vraiment les chercher. Parfois j’y monte uniquement pour cueillir des framboises, des myrtilles, des fraises des bois ou des mûres sauvages qui poussent à profusion sur les pentes de ce modeste sommet. Attention quand je dis modeste, je ne dis pas facile mais je précise seulement sa hauteur qui est de 1.635 mètres.  Il vrai qu’il est tellement dominé sur son flanc nord par la longue et haute chaîne du massif du Canigou qu’il peut paraître ridicule au regard de tous ses sommets voisins qui eux culminent à plus de 2.000 mètres d’altitude : Pel de Ca (2.112 m), Gallinasse (2.461 m), Roc Nègre (2.714 m), Très Vents (2.731 m) Roja (2.724 m), Bassibes (2.637 m), Sept Hommes (2.651 m). Pourtant la boucle que je vous propose ici avec un départ depuis le joli hameau de Leca (901 m) n’est pas une simple sinécure : 1.540 mètres de montées sur plus de 15 kilomètres à parcourir. De quoi se dégourdir les jambes et passer une bonne journée en plein air à courir la montagne.  Leca, se trouve après Corsavy, direction Batère. A Leca, il faut traverser le village et laisser sa voiture sur le pré servant de parking. Là, il faut se diriger vers le torrent Riuferrer tout proche, que l’on traverse sur un petit pont métallique et on entre d’emblée dans un agréable sous-bois. Ce fougueux ruisseau, grâce à un balisage jaune bien présent, on va le remonter sur à peu près 2 kilomètres et s’en éloigner progressivement jusqu’à un panonceau jaune indiquant « l’Estagnol ». Alors que l’on amorce une épingle à cheveux à 90° dans ce qui était un joli bois d’épicéas, malheureusement massacré depuis par la tempête Klaus, trois kilomètres plus loin et plus haut, l’Estagnol est un magnifique col herbeux entouré de sombres pins à crochets qu’il va falloir atteindre en suivant le ravin de Cortal. Dans cette longue grimpette, les hauts sommets cités plus haut se dévoilent. Paradis des troupeaux, le col de l’Estagnol est un point de vue remarquable sur le Vallespir et la Vallée du Tech. D’ici, le dôme du Pic de la Souque qui apparaît telle une énorme pyramide rocheuse et boisée, semble encore bien lointain (photo). Mais ce n’est qu’une impression car la large piste terreuse que l’on va descendre à gauche va nous y emmener en un rien de temps.  Mais attention, 800 mètres après le Pla de Rodes, petit pré herbeux et croisée de chemins, il faut quitter la piste au bénéfice d’une étroite sente qui file à gauche. Mais pas de panique, il faut simplement être attentif car depuis peu un panonceau indiquant clairement « La Souque » a été cloué sur un petit pin.  La sente parfaitement balisée de marques jaunes se faufile d’abord au milieu des prés puis dans un couloir de gros rochers granitiques aux formes insolites. Après un dernier herbage, l’inclinaison déjà rude se fait soudain plus sévère. Nous sommes au pied de la Souque qu’il va falloir gravir dans un décor très rocailleux sur une centaine de mètres. Voilà, un dernier petit effort et encore quelques gros blocs à contourner, nous y sommes ! Gros monticule herbeux, la Souque n’est pas plane comme on pourrait le penser de loin. Avec ses quelques mamelons successifs, le pic ressemble plutôt à une petite « montagne russe ».  Mais la Souque est aussi un merveilleux strapontin à 360° dont il est difficile de décrire les scènes. De la mer aux Pyrénées, c’est tout un pan du Roussillon qui apparaît. D’ailleurs, pour marquer leurs passages et montrer que le lieu est exceptionnel, de nombreux randonneurs n’ont-ils pas accrochés des offrandes à un étrange petit pin qui trône là, seul,  au milieu du pré ? Rubans colorés, breloques, poèmes et objets divers transforment le petit arbre « zen » et solitaire en un insolite sapin de Noël improvisé.  Préservez ce symbole et marquez vous aussi votre venue en ce lieu unique en accrochant votre « gri-gri » à cet arbre des souvenirs ! Au bout du plateau, après l’antenne, la sente continue et descend très raidement dans la forêt. Pour mon itinéraire, il faut suivre le balisage jaune désormais très présent (ça n’a pas toujours été le cas !) jusqu’à couper un large chemin très herbeux qui file vers la gauche. Poursuivez ce chemin dans les bois pour arriver au croisement de plusieurs pistes au Creu de Leca. Ignorez la première qui part à gauche,  coupez tout droit puis de suite à gauche une piste encore herbeuse ou bien partez à droite en suivant la piste c’est pareil. Les deux vont vous amener sans difficulté au Pla de Coma, autre carrefour de nombreuses pistes. Là, il faut prendre la piste la plus basse à gauche où trône un panneau « Route forestière du Bac de Leca ». Poursuivez cette piste sur deux kilomètres puis quittez là toujours par la gauche en prenant un raccourci balisé en jaune et parfois marqué d’un cairn (ne le ratez pas car depuis la tempête Klaus ce n’est pas évident) qui va vous ramener à Leca par la Source Louis Noguère. Le village et votre véhicule sont là de l’autre côté du Riuferrer. Ce très beau circuit est balisé au 4/5eme, il n'en demeure pas moins qu'il est indispensable de savoir lire une carte IGN et d’avoir le sens de l’orientation. Je conseille enfin de bonnes chaussures de marche, la carte IGN appropriée voire un GPS. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top.25.

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