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    LE CHEMIN DES CANONS par jullie68

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    Ce « Chemin des Canons » est une route historique prénommée ainsi car c’est par là que le général Luc Dagobert de Fontenille, commandant en chef des armées des Pyrénées achemina son artillerie pour vaincre et repoussé les Espagnols au col de la Perche à Mont Louis le 28 août 1793. Quelques jours plus tard, le 4 septembre, il livre une autre bataille au dessus de Canaveilles pour déloger et vaincre les troupes du général La Pena. Il libère Villefranche-de-Conflent. Outre son aspect historique encore souvent visible car parfois dallé et souvent encadré de hauts murets de pierres sèches, ce chemin est vraiment « canon » pour ses paysages traversés. Il est « canon » sauf au niveau de son balisage jusqu’à la Font de l’Ours. Un balisage jaune trop rare parfois inexistant, en tous cas, trop souvent espacé pour être suivi sans difficulté. Il est d’autant plus difficile à suivre qu’il coupe de nombreuses pistes forestières vers lesquelles on peut être irrémédiablement attiré. Je conseille donc de marcher avec un GPS sur lequel on aura au préalable enregistré le tracé. J’ai procédé ainsi et malgré ça le chemin ne m’a pas paru évident à trouver. Dommage car cette boucle, qui va du village de Canaveilles jusqu’au hameau de Llar en passant par la forêt domaniale des Llançades et retour, est sur les cartes IGN parfaitement indiquée et tracée en rouge. Le retour de Llar à Canaveilles, extraordinaire balcon sur la Vallée de la Têt est lui parfaitement balisé et ne présente aucune difficulté. Il y a bien sur la place de Canaveilles un panonceau indiquant « Sur la Route des Canons-3h45mn-10kms-dénivelé +670m » qui incite à prendre la boucle que je propose en sens inverse mais je le déconseille car par grand beau temps, il est préférable de grimper à travers les prairies, les bois et les forêts plutôt qu’au sein de cette « solana » étouffante. En outre, le problème reste entier pour le retour de la Font de l’Ours à Canaveilles ! Après avoir laisser votre véhicule devant l’église, montez la ruelle qui est en face du parking. Un balisage jaune est présent sur un mur et incite à grimper vers un large chemin que l’on aperçoit au dessus du village. Il file d’abord nord-ouest, puis plein nord. Il se rétrécie, monte vers Rocateilles et passe devant un chalet. Les vues sur la Vallée de la Têt et les différents pics qui l’entourent sont magnifiques. Plus loin, le Canigou laisse entrevoir ses derniers névés. On rejoint une piste qu’il faut emprunté à main gauche mais que l’on quitte aussitôt dans le virage au profit d’un sentier bordé de pierres sèches. Il part longuement plein ouest. On ne le quitte plus malgré les pistes que l’on coupe mais pour se rassurer on surveille néanmoins la présence des marques jaunes et de quelques cairns parfois présents. Le sentier zigzague d’abord dans des prés, au milieu de petits bosquets qui se transforment en bois où se cachent quelques cortals en ruines ou parfois restaurés. Dans cette montée, les panoramas sur le Massif du Coronat, le Col du Portus et le Pic Pelade sont exceptionnels ! On longe la clôture d’une ferme, on coupe une nouvelle piste pour entrer dans la forêt. Le « chemin des Canons » suit de manière quasi-parallèle la piste d’exploitation au milieu des immenses pins sylvestres. On tombe sur la carcasse d’une ancestrale caravane et l’on continue toujours tout droit et vers l’ouest jusqu’au Poul de la Creu. Là on rejoint une nouvelle piste forestière avec des vues extraordinaires sur le Massif du Madres et les Garrotxes. Mais cette piste, on la quitte très rapidement pour un chemin parallèle peu évident à trouver qui file sud-ouest. L’altitude aidant on quitte les forêts de pins pour celles des sapins et des myrtilles. On finit par arriver au croisement de la Font de l’Ours où un panonceau incite à partir à l’opposé en indiquant « Chemin Vauban-Balcons de la Têt-Llar 1,5 kms-Thuès entre Valls 5,7 kms ». Parfaitement balisé d’un trait orange tout devient plus évident. On bascule sur l’autre versant de la montagne. Avant d’entamer la descente, on ne peut éviter de s’allonger sur un pré bien vert entouré de genêts (photo) qui  s’avance en surplomb sur la longiligne Vallée de la Têt. De ce belvédère naturel, les vues sur les plus hauts sommets pyrénéens (Pic de la Vache, Gallinas, Noufonts, Géant, Cambre d’Aze, etc..) et sur les gorges de la Carança juste en face sont extraordinaires. Une sente rocailleuse descend sur le joli  hameau de Llar que l’on ne tarde pas à entrevoir à travers une végétation qui hésite encore entre rester montagnarde ou devenir méditerranéenne. Il faut prendre le temps de traverser le hameau qui paraît suspendu au dessus du précipice puis on le quitte par la route bitumée. La suite est une simple formalité car on quitte l’asphalte au panonceau fléché « Chemin Vauban-Canaveilles ». Sur cet itinéraire tout en balcon, et avant d’arriver à Canaveilles, notre regard balancera entre la profonde vallée où s’étire la N.116 et la ligne du Petit Train Jaune avec le splendide viaduc Séjourné et les innombrables fleurs et papillons du sentier. Pour ce circuit, long de 12 kilomètres (mais vous aurez l’impression d’en avoir fait 20 !) avec 683 mètres de dénivelé, comptez 5 à 6 heures de marche mais munissez vous d’un GPS avec de préférence le tracé préenregistré.  Carte IGN 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25.

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  • LA VALLEE D'EYNE par jullie68

     
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    Tous ceux qui connaissent parfaitement la vallée d’Eyne seront peut-être  étonnés de la trouver dans mon blog « mes belles randonnées expliquées » car ils se diront certainement : Qu’y-a-t-il à expliquer ? En effet, mondialement connue des naturalistes pour la diversité de sa flore et son exceptionnelle faune, cette randonnée reste une excursion rectiligne d’une grande simplicité. Ici le terme « simplicité » ne doit pas être confondu avec « facilité » car l’aller-retour d’une vingtaine de kilomètres de la Maison de la Réserve jusqu’au col de Nuria avec un dénivelé constant (1.100 m) n’est jamais une simple balade digestive. D’ailleurs, selon l’enneigement, ce parcours deviendra carrément très compliqué et ne pourra pas être mené à son terme sans un équipement absolument adapté. En ce mois de mai plutôt morose, nous venons d’en faire la triste expérience car il nous a été impossible, sans raquettes ou crampons, de franchir les nombreux névés (photo) pour accéder au Pla de la Béguda. En plein hiver, la vallée sera le plus souvent interdite pour risque très sérieux d’avalanches. Mais à part le côté sportif, il n’y a pas grand intérêt à cheminer cette vallée en plein hiver car l’essentiel des découvertes réside dans sa remarquable flore et dans sa faune extraordinaire que nous avons eu la chance d’observer en ce début de printemps ! Après le départ de parking qui se trouve sur la D.33 peu après Eyne en direction de Llo, la vallée qui s’entrouvre est déjà parfaitement visible.  Le Cami de Nuria qui, sur ce tronçon, suit le HRP (Hautes Randonnées Pyrénéennes) est parfaitement renseigné au départ grâce à de multiples panneaux. Puis, bizarrement il est peu ou pas balisé ensuite. Le chemin se hisse d’abord dans un sous-bois en longeant l’impétueux et rugissant torrent puis, au bout d’une heure de marche, l’espace s’amplifie, la vallée devient plus vaste, longuement boisée sur la droite grâce au Bosc del Quer. Sur la gauche, les premiers contreforts du Cambre d’Aze encore un peu boisés au début deviennent franchement dénudés au fil du temps qui passe. Emportez des jumelles car, comme moi, vous aurez peut- être la chance d’apercevoir  mouflons, isards ou autres chevreuils. Ils sont souvent nombreux à jouer les équilibristes sur ces escarpements rocheux et ces pierriers ! Quand aux marmottes, elles sont légions à gambader entre pelouses et rocailles et vous n’aurez aucune difficulté à les voir et parfois même à les approcher car certains terriers jouxtent le sentier. Mais restez bien sur le chemin. Vous éviterez à la fois de trop les déranger et de piétiner ainsi de jolies fleurs préservant ce site remarquable, classé Réserve Naturelle depuis 1993. Bien sûr, je n’évoque ici que les animaux les moins craintifs où les plus susceptibles d’être vus, mais il y a en bien d’autres qui résident dans cette magnifique vallée : mammifères, papillons, insectes, etc... Les oiseaux aussi escorteront votre itinéraire, certains passereaux par leurs chants mélodieux viendront atténuer le vacarme du torrent, ou bien plus haut dans le ciel, des corbeaux et souvent de grands rapaces avec leurs circonvolutions répétées à faire frémir Hitchcock lui-même !  Quand aux plantes et aux fleurs, je me suis contenté de les regarder et d’en photographier quelques unes mais je laisserai le soin aux vrais spécialistes d’en dresser un difficile et incalculable inventaire. D’ailleurs, la vallée reste plus ou moins fleurie tout au long de l’année. Le col de Nuria atteint, il ne vous restera qu’à faire demi-tour à moins que vous souhaitiez continuer votre pèlerinage vers le célèbre sanctuaire espagnol du même nom. Pour cela compter une heure et demi de plus mais ce n’est plus la vallée d’Eyne ! Par temps clair, le retour tout en descente sera bien agréable avec des panoramas splendides sur les campagnes de Cerdagne, Font-Romeu et le massif du Carlit. Comptez 7 à 8 heures pour un aller-retour simple jusqu’au col de Nuria ! Bonnes chaussures et équipements du parfait randonneur sont indispensables ! Carte  IGN 2250 ET Bourg-Madame Mont-Louis Top 25.

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  • Mon beauf Dominique, on l’appelle « Tonton Pastaga ».  Et bien sûr, quand il veut me faire connaître un GR (chemin de grande randonnée), devinez lequel c’est : le 51 évidemment ! Mais bon, loin de moi l’idée de me plaindre et quand il me fait découvrir cette tranquille mais superbe randonnée au Lac de l’Ecureuil, j’ai un mal fou à croire où nous sommes ! Au col de Belle Barbe, sur la ligne de départ, nous sommes à vol d’oiseau à moins de quatre kilomètres de la mer et à 45 mètres au dessus du niveau de celle-ci et pourtant nous avons l’impression d’être dans le piémont pyrénéen à plus de 1000 mètres d’altitude ! Un premier plan d’eau, celui du Grenouillet, d’épaisses forêts de résineux et de chênes verts, une flore luxuriante, des papillons et des fleurs de toutes les couleurs, de profonds vallons où les torrents coulent à flots, où les flots tournent dans les marmites, un large chemin de randonnée puis un GR, le 51 qui se dirige vers un joli petit lac où des colverts se laissent glisser sur un miroir glauque. Seules les hautes falaises de rhyolites rougeâtres qui surplombent le Ravin du Mal Infernet, nous rappellent que nous sommes dans le Massif de l’Estérel non loin des plages de la Côte d’Azur. En effet, quelques minutes suffisent pour y parvenir car de Saint-Raphaël, il faut partir vers Agay pour prendre la D.100 que l’on quitte rapidement au bénéfice d’une petite route qui va à la maison forestière du Gratadis puis au col de Belle Barbe. Là, sur le parking il y a de nombreux panneaux directionnels et au bord de la route, une stèle a été érigée en mémoire à un B.52 de l’US Air Force abattu en 1944 par la DCA allemande. Parmi tous ces panonceaux, pas de problème, il y en a un qui précise la direction à prendre pour se rendre au lac de l’Ecureuil. On surplombe d’abord le ravin du Grenouillet jusqu’à un passage à gué que l’on traverse pour continuer tout droit. A cet endroit, les torrents se rejoignent. Il y a celui du ravin des Lentisques et celui du Mal Infernet, canyon beaucoup plus encaissé que l’on va côtoyer jusqu’à l’arrivée. Le nom Mal Infernet vient du vieux français pour rappeler qu’au Moyen-âge étaient jetés au fond de ce ravin les malheureux malades de la peste. Dans des décors somptueux,  le large chemin s’étire à droite du torrent jusqu’à couper une autre sente. C’est le GR.51. On va le poursuivre jusqu’à enjamber le torrent sur un autre passage à gué. Le débit s’étant progressivement ralenti, c’est un modeste ruisseau que l’on peut vraiment traverser sans risques. D’ailleurs, prenez garde car de nombreux vététistes le franchissent à fond de cale et sans ralentir.  On reste sur le GR.51 qu’on ne va plus quitter jusqu’au lac de l’Ecureuil, objectif de cette agréable balade. Une modeste digue de terre fait office de barrage. En partie ouverte, la digue laisse passer un filet d’eau et c’est malheureusement un lac en grande partie asséché qui se dévoile à nous. Plusieurs sentiers dont le GR.51 continuent de grimper dans les collines environnantes mais les alentours du lac  sont bucoliques à souhait et comme les coins ombragés pour pique-niquer ne manquent pas, il n’est pas vraiment utile d’aller plus loin. En flânant, comptez environ 3 heures pour faire les 10 kilomètres aller et retour. Cette randonnée ne présente aucune difficulté et s’adresse à tout le monde, petits et grands, jeunes et moins jeunes.  En été, et par forte canicule, il vaut mieux éviter le 51 !  Le GR bien sûr, car le pastis lui est recommandé mais avec modération !  Carte IGN 3544ET Fréjus-St-Raphael Top 25.

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  • Le Blavet est un petit ruisseau  situé dans le Var (à ne pas confondre avec le fleuve breton du même nom !) non loin de Fréjus et du Muy. Pour s’y rendre prendre la direction de La Bouverie puis le D.47 vers Bagnols en Forêt. Les gorges sont indiquées sur de petits panonceaux d’abord au col, mais il ne faut pas s’arrêter là, puis en descendant 800 mètres plus loin sur la droite. C’est ici qu’on laisse son véhicule dans une pinède servant de parking. Le point de départ est là dans ce joli cadre bucolique à souhait. On franchit une barrière et le chemin à prendre est celui qui part à main droite. Il est balisé en jaune mais parfois en blanc et rouge car on est sur le GR.51. Au printemps, papillons et insectes accompagnent les randonneurs sur ce petit sentier encadré sur la droite de très hauts pins  et sur la gauche de petits feuillus. Toujours à gauche, quand on prête l’oreille, on entend déjà le petit ruisseau qui s’écoule gentiment. Puis le clapotis se précise alors que l’on commence à descendre dans une sente plus étroite, plus rocailleuse et dans une végétation de plus en plus luxuriante alors que l’on se rapproche du ruisseau qui devient petit torrent. Sur la droite, une très haute falaise rouge surplombe le sentier. Elle fait un contraste étonnant digne d’un Cézanne avec le bleu du ciel et le vert de cette abondante flore. D’origine volcanique, ce sont les porphyres dont elles sont composées qui donnent à ces falaises et au  Massif de l’Estérel en général cette très belle coloration rougeâtre. On ne tarde pas à couper le ruisseau pour le suivre désormais à main droite puis on le coupe à nouveau quant on rencontre un panneau indiquant une grotte. Le chemin se hisse vers une haute paroi verticale et si on l’observe attentivement, on remarque des morceaux de cordes et quelques mousquetons laissés là par quelques intrépides varappeurs. Puis on arrive à la grotte de Muéron ou parfois Muréron sur les cartes ! On prendra le temps de l’observer car quelques martinets y nichent et font un étrange ballet de « va-et-vient » pour donner à manger à leur progéniture. Désormais, le ruisseau est trente mètres plus bas, preuve qu’il n’a pas toujours été tranquille et qu’au gré de ses furies, il a réussi au fil du temps à creuser dans la roche ces magnifiques gorges. Le sentier se stabilise, on sort de cette magnifique et exubérante végétation pour retrouver la vrai garrigue méditerranéenne faite de cistes, de romarins, de bruyères et de genévriers. On débouche sur une piste et l’on peut profiter d’un pré bien vert pour pique-niquer. Le retour se fait en prenant cette piste par la gauche et en la poursuivant jusqu’à son extrémité où se trouve un réservoir anti-incendie. En empruntant cette piste, la vue porte très loin  en direction de la longue plaine, du massif de l’Estérel jusqu’à celui des Maures en passant par le Rocher de Roquebrune. Au réservoir, le GR.51 continue sur une étroite sente rocailleuse qui grimpe dans le maquis et coupe un peu plus haut une nouvelle piste intitulée « piste de Bayonne » sur les cartes. On quitte le GR.51 au profit de cette piste en partant vers la gauche pour revenir à notre point de départ. On marche désormais au sommet de ces gorges rouges que l’on aperçoit sur la gauche puis on redescend dans la pinède où l’on retrouve notre voiture. Si vous avez trois à quatre heures à perdre, n’hésitez à faire ce petit circuit car il vaut vraiment le coup ! Carte IGN 3544ET Fréjus-St-Raphael Top 25.

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    LE CHEMIN DE FLASSA par jullie68

    Le Chemin de Flassa (1.151 m) depuis Jujols (960 m), fenêtre sur le Canigou.



    J'ai déjà eu l’occasion de vous parler de Jujols lors de la description d’une très belle mais très longue randonnée (20km) aux carrières de marbre rouge du Coronat. Comme aujourd’hui, ce petit hameau du Haut-Conflent servait déjà de ligne de départ. Quand vous entrez dans le village, prêtez attention. Il y a sur votre droite une surprenante fenêtre posée au bord même de la route, sans rien autour, avec les mentions suivantes : « D’ici, vue unique sur le Canigou-Ouvrir la fenêtre-Admirer le Canigou-Fermer ». Au premier abord, vous allez penser qu’il s’agit d’un canular d’un petit blagueur du coin, mais par temps très clair, jouez le jeu et  regardez : "La vue sur le Canigou est vraiment unique et splendide !" D’ailleurs la randonnée que je vous propose et qui s’intitule « le Chemin de Flassa » est dans sa quasi intégralité une véritable fenêtre sur le Massif du Canigou. A Jujols, laissez votre voiture sur le parking qui jouxte la jolie église Saint-Julien. Plusieurs petits panonceaux jaunes indiquent divers parcours dont ce « Chemin de Flassa » avec un aller-retour de 2h40. Personnellement, je l’ai transformé en une boucle un peu plus longue, un peu plus sportive,  mais aussi plus intéressante permettant d’autres visions sur tous ces magnifiques panoramas. Du parking, retournez vers le village. Vous passez entre la mairie et la Maison de la Réserve Naturelle. Vous poursuivez tout droit et remarquez un premier panneau de bois un peu fendu  indiquant : « Flassa par le chemin de Flassa-1h30 ». Au printemps, le chemin fleuri de magnifiques iris mauves et bleus (photo) devient balcon sur le Canigou enneigé. Mais, il y a aussi une multitude de perspectives sur toute la chaîne de montagnes qui défile devant nos yeux stupéfaits : les Esquerdes de Rotja, les Très Estelles, les pics Rives Blanques, et Gallinas, j’en passe, j'en saute et j’en oublie.… Tout en bas, on aperçoit la verte vallée de la Têt et au dessus de nos têtes, les roches roses ou les sombres forêts du Massif du Coronat. Vous quittez le village en passant devant la fontaine et l’oratoire de la Sainte-Famille et descendez dans un bois. A un carrefour, un deuxième panonceau de bois indique Flassa à 1h20 et le ravin Font Eyxen à 50 mètres. Un balisage jaune est présent mais ne vous y fiez pas trop car il y en a plusieurs. Il y a aussi d'autres couleurs selon qu'il s’agit de randonnées pédestres ou de VTT, les deux activités se côtoyant souvent sur ces chemins. Tantôt jaune, tantôt bleu tantôt jaune et rouge quant il s’agit du Tour du Coronat (à voir sur mon site perso : http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm ). Après ce panonceau de bois, le chemin devient plus simple car il est unique jusqu’à un prochain panneau indiquant Jujols avec une flèche et des lettres noires  marquées au fer rouge et un gros point bleu. Là, il faut prendre à droite un sentier qui descend légèrement. On domine Jujols qui s’éloigne et on débouche sur une large piste de terre. A ce nouveau carrefour, il faut continuer à droite et descendre jusqu’à une prochaine intersection où l’on emprunte la piste qui monte vers la gauche d’abord à la très belle église Saint-Marcel de Flassa puis au hameau lui-même. La visite du hameau doit être faite avec discrétion et respect car il s’agit d’une propriété privée avec défense d’entrer si j’en crois le panneau ! Avant de repartir, on prendra largement le temps d’admirer le Canigou toujours plus beau, le temps d'un bon pique-nique par exemple ! Puis on fait quasiment demi-tour car le retour se fait par une minuscule sente qui passe derrière la première ruine qui se trouve sur  la gauche quant on entre dans Flassa. Parfaitement balisée en jaune et marquée de nombreux de cairns, elle monte assez sévèrement dans la caillasse jusqu’à retrouver la piste propre au Tour du Coronat où l’on remarquera une borne (non loin du point 1.151 m sur les cartes IGN). Descendez la piste à votre gauche et après trois ou quatre virages en épingles à cheveux, quittez-la définitivement par la droite par une sente marquée au sol d’un gros cairn. Vous êtes toujours sur le Tour du Coronat qui va vous ramener sans aucun problème à Jujols. Sur les arbres, le balisage jaune et rouge est rare mais parfois présent, mais il y a aussi des traits et des ronds bleus pour les vététistes. On retrouve, le panneau Jujols marqué aux fers rouges et le chemin déjà emprunté à l’aller.  Encore quelques foulées et après 3 heures de marche effective, vous pouvez enfin poser vos fesses sur le fauteuil moelleux de votre véhicule. Cartes IGN 2348 ET Prades et 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25.

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  • LE HAMEAU DE COMES par jullie68 

     
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    J’ai déjà eu dans ce blog l’occasion de vous parler d’Eus, hameau classé  parmi les plus beaux de France. C’était pour vous présenter une belle petite randonnée qui mène jusqu’au joli village d’Arboussols sur un séculaire chemin en partie dallé. Aujourd’hui,  toujours à partir d’Eus, c’est un autre sentier ancestral que je vous propose ! Et quand je dis ancestral, vous pouvez me croire car nous partons pour Comes, village dont les plus anciennes mentions historiques remontent à l’an 844 ! Aujourd’hui, de ce coin longtemps florissant, hormis l’église consacrée à Saint-Etienne et une très modeste habitation occupée par un berger, il ne reste que des ruines. Alors pourquoi y grimper me direz-vous ? Premièrement, pour un retour vers un passé plutôt récent puisque le hameau a été amplement occupé jusqu’aux années 30, dates où il commença être déserté  de ses habitants à cause des pénuries d’eau. Les sources se sont taries, les pluies moins abondantes n’ont plus permis d’alimenter les citernes, le lieu devint trop aride n’autorisant ni cultures ni élevages et entraînant un exode inévitable et définitif.  Deuxièmement, parce que de là-haut, les paysages sont sublimes, sur le Massif enneigé du Canigou bien sûr dont la vision est unique du hameau de Comes comme tout au long de l’ascension, mais en résumé ce sont tous ces panoramas qui défilent des Albères jusqu’aux premiers pics de Cerdagne, en passant par la vallée de la Têt, Prades, le Coronat et le Madres qui sont  un spectacle merveilleux. Quant on connaît la triste histoire de ce hameau abandonné, avec toutes les pluies de cet hiver et de ce début de printemps, on a du mal  à croire que c’est la sécheresse qui a été la cause de cette désertification ! De l’eau, aujourd’hui et tant mieux, il en coule de tous côtés, les vieilles sources débordent et inondent les chemins, au fin fond des ravins, les correcs écumeux descendent impétueusement vers la vallée du Têt, tout autour de Comes, les moutons et les chèvres pataugent dans les prés humides. Ils se gavent d’une herbe verte et tendre et s’en donnent à « cœur joie » de cette inhabituelle mise au vert tout près de leur bercail. Voilà, pour voir ce beau spectacle rien n’est plus facile : Au parking d’Eus, il suffit de suivre le balisage jaune, il passe devant la mairie, l’église puis un explicite panonceau de bois indique « Comes-1h15 ». Vous êtes sur le chemin que vous ne quitterez plus. Au début piste balisée en jaune ensuite sentier fraîchement peint de marques jaunes et rouges (GR de Pays), hormis les 400 mètres de dénivelé, il n’y a pas de réelles difficultés pour atteindre le vieil hameau. Pour le retour, je propose de faire une boucle et de prendre le chemin qui se dirige vers le ravin du Correc de la Font de l’Orry. Il descend plein nord, fait une épingle à cheveux en atteignant le ruisseau, puis bifurque encore plus à droite 300 mètres plus loin. Là vous descendez plein sud sur un large sentier parfois mauvais car très rocailleux, parfois bon et herbeux, vous pouvez le quitter temporairement au bénéfice du Chemin des Sources, jusqu’à recouper le lit du ruisseau où vous retrouvez le chemin qui devient piste sableuse. Le reste est un jeu d’enfant puisque vous retrouvez le sentier initial. Plutôt que de descendre tout droit pour rejoindre Eus, je vous conseille de prendre à droite la piste qui descend vers le Roc del Gat . En effet, il vous faudra que quelques minutes supplémentaires pour retrouver le parking mais les vues sur le village le plus ensoleillé de France sont  vraiment extraordinaires.  Compter 3 à 4 heures arrêts non compris pour cette boucle d’environ 11 kilomètres. Carte IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.

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