• Voilà une jolie boucle, toute simple mais à faire avec la carte IGN appropriée. Je l'ai raccourcie délibérément car elle est connue dans une version plus longue sous le titre de « Circuit de Sournia » dans le célèbre « 100 randonnées dans les P.O » de Georges Véron. Ici, ce secteur des crêtes que l'on va cheminer, on l'appelle les "Terres Noires" à cause de certaines portions du terrain très sombres faites de marnes schisteuses noirâtres que l'itinéraire emprunte. Dès que vous entrez dans Sournia (alt.500 m) en venant de Perpignan ou plutôt d'Ille-sur-Têt, le départ s'effectue 40 mètres à droite après la gendarmerie. Vous montez une petite sente balisée en rouge et blanc car vous êtes sur le GR.36. Elle s'élève rapidement dans la garrigue, longe quelques « feixes » moussues, ces vieilles terrasses de pierres sèches, entre dans un bois et finit par déboucher près d'une ferme et dans une zone d'estive. Par précaution, prenez garde à fermer les barrières et à ne pas trop déranger le troupeau. Vous arrivez sur une petite route asphaltée et des paysages disparates se dévoilent de tous côtés : les Corbières, les magnifiques forêts des Fenouillèdes, la Vallée de l'Agly, les toits rouges de Prats de Sournia et de Sournia, son vallon de la Désix, les collines du Bas-Conflent, avec derrière elles l'inévitable dôme enneigé du Canigou. Prenez cette route par la gauche et poursuivez sur le GR.36. La route se transforme en un chemin carrossable toujours goudronné. Sur votre droite, un bel orri, sur votre gauche l'éclatant Canigou et le début de la chaîne pyrénéenne. Au col boisé de Benta Fride (960 m) vous enjambez une barrière et quittez le bitume pour emprunter une piste forestière. Vous êtes dans la très belle forêt communale du Vivier, connue pour son hêtre remarquable le Fajas d'en Baillette : plus de 500 ans, plus de 5 mètres de diamètre et plus de 30 mètres de hauteur. Il n'est pas très loin, n'hésitez pas à faire l'aller-retour pour aller le découvrir ! A la côte 992, il vous faut par la gauche quitter la piste et grimper un court dénivelé vers la crête. Vous arrivez à un gros cairn et il vous faut désormais longer une rudimentaire clôture faite de fils barbelés et de gros piquets. Sur votre gauche et devant vous, les panoramas s'entrouvrent toujours plus beaux. La crête devient montagnes russes mais à la côte 963, le GR.36 tourne à droite et vous, vous ouvrez une barrière et tournez à gauche dans une nouvelle zone d'estive sauf si vous souhaitez voir l'hêtre remarquable ce en quoi il vous faut descendre et prendre une autre piste qui part d'abord nord-est, tourne à gauche pour filer plein nord. En la suivant, vous arriverez sans problème a cet arbre exceptionnel et le retour à la côte 963 ce fait par le même chemin. Pour le circuit de Véron, à la côte 963 il faut continuer tout droit vers le Col de l'Espinas (1.005m) mais c'est une autre rando ! Une petite sente coupe des près puis entre dans un bois dit de la Pépinière (photo). Au début du printemps, les sous-bois sont tapissés de très jolies violettes et de jonquilles sauvages. La sente devient piste et descend jusqu'à la D.2. Sournia est sur votre gauche à un peu moins de 4 kilomètres. Grâce à de multiples raccourcis balisés en jaune, vous éviterez une marche forcée sur l'asphalte et vous rejoindrez ainsi plus rapidement le village. Pour clore cette agréable boucle qui vous aura occupé au moins 4 heures, prenez le temps d'une visite de Sournia. Sa belle chapelle St Michel du Xeme siècle, sa pittoresque fontaine du Pou, son église et ses jolies ruelles le méritent bien ! Carte IGN 2348 ET Prades-Saint Paul de Fenouillet Top 25.

    Enregistrer


    votre commentaire

  • Coucouroucouil ! Non ce n'est pas un « gros mot » mais le nom d'un pic culminant à  plus de 2.000 mètres, peu connu, sauf de vrais randonneurs et des gens du cru ! Je vous propose non pas d'y monter, mais plutôt d'en faire le tour car de tous côtés les panoramas sont splendides ! Le départ se fait du joli hameau de Prats- Balaguer (1.309 m). Pour l'atteindre, à Fontpédrouse, vous aurez au préalable quitté la N.116 qui va vers Font-Romeu pour prendre l'étroite D.28 qui se dirige vers les réputés bains chauds de Saint-Thomas.  Mais pour le bain, attendez ce soir d'avoir fini ma balade, vous verrez quant on est « cassé » par six à sept heures de marche sur de bons dénivelés, c'est encore plus réconfortant !  Traversez le village en suivant les indications puis montez à travers les prés en longeant des murets de pierres sèches en direction du Castell. A ce château en ruines, vous tombez sur une piste qui longe les gorges de la Riberola. Poursuivez pendant 450 mètres et prenez à votre gauche une sente qui s'élève. Parfois glissante car dallée de roches parfois agréable et gazonnée, elle vous hisse rapidement vers des points de vue merveilleux. Les bouleaux blancs sur votre droite, les sombres sapins sur votre gauche encadrent le chemin et  tracent une haie d'honneur au dessus de  laquelle se dévoile  toute une chaîne de très hauts sommets enneigés :  Pic de l'Orri (2.561m), Pic d'Eyne (2.786m) Pic de la Fosse du Géant ( 2.799m) Pic Nou Fonts (2.861 m) et j'en passe. D'ailleurs, à l'approche du bassin qu'alimente le petit torrent de la Font dels Collets, le sentier devient promontoire et un grandiose panorama s'entrouvre sur la splendide vallée de la Riberola. Pour moi, avec la vision de ce joli petit lac,  les souvenirs reviennent ! Souvenirs chargés d'émotion de notre périple en 2001 sur le GR.10 !. À découvrir sur mon site perso : http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/LES%20CONQUERANTS1.htm. Souvenirs pas toujours très réjouissants car Dany souffrait depuis 2 jours d'énormes cloques aux doigts de pieds. Cette journée avait été pour elle un vrai calvaire et ce tronçon un véritable chemin de croix ! Longez le bassin par sa gauche, traversez un grand pré et continuez de grimper vers une large piste en longeant le ru.  Cette piste vous ménera au Collet d'Avall (1.996m), point de retour de notre boucle.  Plus longue que le GR.10, je préfère néanmoins emprunter la piste car les panoramas et les vues plongeantes sur la vallée y sont sublimes.En plus l'approche du magnifique Col Mitja est inoubliable. Sa courbe parfaite entre les pics de Gallinas(2.624 m) et Redoun(2.677m) ressemble à la cambrure dorsale d'une belle "playmate" (photo)! Si le temps, le courage et vos jambes vous le permettent, n'hésitez pas à continuer la balade vers ce col et ces sommets, les points de vue à 360° y sont merveilleux! Mais attention, celà constitue une longue course réservée aux marcheurs chevronnés! Trop de neige, moi j'ai bifurqué au Collet d'Avall et j'ai suivi le balisage jaune pour une limpide descente en raquettes. Le final au dessus de Prats-Balaguer est superbe et la vue porte très loin jusqu'au Carlit. Bon, si vous avez réalisé la boucle proposée, vous aurez bien mérité un relaxant bain chaud à 35° à St-Thomas.Croyez-moi, après une dure rando, c'est génial ! Carte IGN 2250 ET Bourg-Madame-Mont-Louis Top 25.

    Enregistrer


    votre commentaire
  •  

    Voir taille réelle


    J'espère que vous aurez suffisamment de nez pour suivre mes conseils et venir randonner à Mosset ! Le village médiéval figure au classement des plus beaux villages de France et mérite donc le détour. Vous en profiterez pour visiter la Tour des Parfums et en contrebas son jardin des senteurs. Pour démarrer cette randonnée, il vous faudra lever le nez vers le pylône GSM qui surplombe le bourg car  la bonne direction à prendre est par là ! Avoir du nez à Mosset, vous flairez déjà combien c'est indispensable ! Suivez le balisage jaune bien visible dans les ruelles. Une bonne piste en terre prend rapidement le relais. Inutile de la poursuivre et prenez le raccourci qui grimpe immédiatement vers le pylône. Odeurs de thyms, de cistes, de genêts, de sauges, de romarins et de résineux, tout en montant, vous humez toutes les senteurs du maquis méditerranéen. Après le pylône, vous retrouvez la piste qu'il vous faut désormais poursuivre vers la droite. Si vous ne la quittez plus et en prenant à droite au point côté 1.027 sur la carte IGN, dans des paysages sans cesse renouvelés, cette piste vous mènera très facilement au Col de la Croix de Marquixanes et à notre destination finale au Roc des Quarante Croix (1.356 m).  Au départ, tout en montant, les panoramas sur Mosset et la verte Vallée de la Castellane sont grandioses. Puis les vues se succèdent : Vallée de la Têt, Canigou,  Pla de Balençou, forêts domaniales d'Urbanya, Pic de Tour, Madres, Col de Jau, Pic Dourmidou, Pic del Roussillou. La sente se poursuit le plus souvent avec des perspectives à 360 degrés au milieu d'un chaos d'énormes blocs granitiques aux formes bizarres et parfois surprenantes : J'ai cru voir un « zizi géant», une immense tortue, un gigantesque dromadaire, un oiseau de pierre, un dinosaure couché, etc..., pourtant ce jour là je vous l'assure, je n'avais bu que de l'eau !  Par contre, j'ai trouvé le rocher aux Quarante Croix (photo), 100 mètres vers le nord et en contrebas du Roc et de la borne signalant le sommet. Et là, je vous le donne en mille, je n'ai quasiment rien vu ! Pourtant, j'ai scruté le rocher en tous sens et les 40 croix gravées néolithiques en question, il faut vraiment les deviner ! D'accord, le but était de passer une bonne journée de marche et de voir de beaux paysages. De ce côté là pas de problèmes, on découvre tout le Conflent et les Fenouillèdes. Du Roc, la vision porte même jusqu'à la mer. Bien plus près, on aperçoit même le beau château de Puilaurens puis ce sont les immenses forêts domaniales de Salvanère, Boucheville et Rabouillet qui défilent devant vos yeux émerveillés ! Pour information, pour aller au Roc, au col de la Croix de Marquixanes, il vous faut prendre à droite et suivre les barrières d'un enclos puis les marques blanches et rouges de délimitations de parcelles sur des pins. Au bout de 500 mètres vous trouverez aisément la borne. Si vous avez un bon GPS,  le sens de l'orientation ou mieux du nez, vous pourrez éviter le retour par le même chemin. Descendez donc tout droit vers le Cortal Margaride, puis prenez le bon chemin qui longe d'abord la rive droite du ruisseau de La Canals puis sa rive gauche. La suite est une simple formalité vous ramenant à l'intersection de la côte 1.027 évoquée plus haut puis à Mosset. Au village, levez une dernière fois votre nez vers le clocher de l'église, vous constaterez avec stupéfaction qu'un pin sylvestre y a pris racine ! Je vous l'ai dit à Mosset avoir du nez est essentiel, venez donc y « randon'nez » !  Cartes IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25.

    Enregistrer


    votre commentaire

  • Voir taille réelle


    Une fois de plus, cette belle randonnée s'adressera au plus grand nombre. Relativement facile et parfaitement balisée, la montée vers la Chapelle Santa Engracia, ancien ermitage dont les premières mentions écrites remontent à 1235, permet de nombreuses découvertes ! Un superbe panorama sur notre ligne de départ qu'est Amélie-les-Bains mais aussi sur une grande partie du Vallespir et la très belle vallée du Tech. Mais il y a bien d'autres trouvailles, alors suivez le guide ! Le démarrage s'effectue à droite du parking des célèbres thermes. Délaissez les florifères arbres de Judée avec leur rose intense et montez les quelques marches, elles mènent à un lavoir et vers la gauche aux très belles Gorges du Mondony, malheureusement fermées depuis quelques temps ! Prenez la venelle qui part vers la droite, elle se faufile parmi quelques murettes où croulent les glycines, puis au milieu de quelques vieilles maisons paisibles et de quelques jolis jardinets. Rapidement, vous quittez le parfum entêtant des glycines pour ceux non moins enivrants des sous-bois où se mêlent les odeurs de résine, de terreau et de mousse. Vous dominez déjà Amélie, ses rouges toitures, ses thermes, son église et ses vestiges militaires. Quelques indices sur vos premières trouvailles : la source de Monjolet, toute proche est un lieu frais et reposant sous son petit préau moussu. Très prisée de quelques catalans et de certains curistes, son eau chaude sulfureuse aurait de miraculeuses vertus ! Puis vous trouvez une inscription sculptée et un petit menhir en hommages au bataillon du 25eme Léger, ces célèbres carabiniers napoléoniens. Comme indiqué, vous êtes sur leur chemin !  Vous traversez la D.53 et grâce aux nombreux panneaux indicatifs vous poursuivez sans crainte votre pèlerinage. De temps en autre, quelques branches de chênes ou de frênes esquissent des petites lucarnes sur les crêtes enneigées du Massif du Canigou. Puis, un peu plus haut, le monumental sommet se dévoile enfin dans toute sa splendeur. Au dessus de vous, un autre sommet plus modeste, le Pilon de Belmax (1.290m) et une minuscule croix blanche qui se rapproche et grandit à chacun de vos pas. Bientôt, vous arrivez à la croisée de chemins, Col de Paracolls, Grande Batterie et Arles sur Tech d'un côté et Santa Engracia de l'autre puis à un collet. Vous n'êtes plus très loin maintenant. La croix blanche est à gauche du collet, allez-y car le panorama du Costabonne jusqu'à la mer en passant par l'inévitable Canigou est exceptionnel ! La chapelle, elle, est à droite, à une centaine de mètres, on la devine à travers le faîte des chênes verts. Parfaitement restaurée, elle est blottie dans une petite clairière (photo) près d'un promontoire donnant sur les superbes gorges du Mondony. Ce décor est une incitation au recueillement, à la contemplation ou moins religieusement et grâce à ses barbecues à une bonne grillade !!! Je félicite au passage tous ceux qui participent à la préservation de cet exceptionnel patrimoine. Sans les arrêts, comptez trois bonnes heures pour un aller-retour sur un dénivelé de 420 mètres environ. Carte IGN 2449 OT Ceret-Amélie-les-Bains-Palalda Top 25.

    Enregistrer


    votre commentaire
  • Cette balade, je l'intitule la randonnée des villages perdus du Roussillon. En effet, les deux hameaux de Nohèdes et d'Urbanya sont des culs de sac. Des culs de sac oui car la route s'arrête là ! Des impasses non ! Car une fois franchie la dernière trace de bitume, la montagne sera à vous !  Et quelle montagne ! Etrange car pleine de découvertes où l'histoire et les légendes se confondent.  Etonnante car parfois luxuriante et boisée parfois aride et déserte. Intéressante avec ses empreintes permanentes d'un pastoralisme passé et présent. Mais surtout splendide et sauvage avec de belles vallées et des gorges encaissées (Urbanya), des torrents qui y dévalent, des multiples cols,  des hautes falaises (Coronat), des hauts sommets (Madres, Pelade, Coronat, Tour) de magnifiques forêts domaniales et des réserves naturelles (Conat, Nohèdes) où vous aurez tout loisir de découvrir une flore somptueuse et peut-être la chance d'aller à la rencontre d'une faune qu'il faut impérativement préserver !  Et enfin pour couronner le tout, cette randonnée s'adaptera à tous ! Vous pourrez aller de Nohèdes à Urbanya en deux heures comme en huit ! Surprenant non ? Si le coeur vous en dit, vous pourrez même y passer 2 jours dans cette fabuleuse montagne ! Suivez-moi !  La randonnée démarre sur la D.26, 500 mètres avant d'entrer dans Nohèdes. Laissez votre véhicule près d'un hangar et suivez la sente mentionnant Urbanya sur un petit panneau de bois. Vous êtes sur le Tour du Coronat. A découvrir dans son intégralité sur mon site perso : http://pagesperso-orange.fr/gilbert.jullien/DES_MERVEILLES0.htm. Nohèdes s'éloigne (photo), la rampe caillouteuse faite de lauzes s'élève en douceur jusqu'au Col de Marsac que vous atteignez en moins d'une heure. Un large panorama s'entrouvre sur  la plaine du Roussillon jusqu'au Pic du Canigou. A vos pieds, la jonction du profond canyon d'Urbanya et de la verte et sombre vallée de Nohèdes engendre le tranquille vallon du Caillan. Là, au Col de Marsac, comme je vous l'ai dit plus haut, deux solutions s'offriront à vous : soit vous descendrez par la piste forestière indiquant parfaitement Urbanya, dont vous apercevez au loin les premières maisons, soit vous poursuivrez le Tour du Coronat jusqu'au col de Tour. Là vous gambaderez quelques heures dans la merveilleuse et contrastée forêt domaniale de Nohèdes/Urbanya. Au col de Tour, si vous avez choisi de découvrir la montagne sur 2 jours, vous partirez vers le refuge de Callau distant de 5 kilomètres dont vous aurez au préalable réservé le gîte et le couvert. Dans le cas contraire, vous prendrez la direction du Col des Vigues pour ensuite redescendre de manière évidente sur Urbanya. Prenez le temps d'un peu de repos pour visiter ce beau hameau perdu !  Du village, vous repartirez jusqu'au col de Marsac par la piste forestière qui passe devant la jolie église pour un retour vers Nohèdes qui lui aussi mérite le détour ! Très longue, longue ou courte, comment la désirez-vous cette randonnée ? Il ne vous reste plus qu'à faire votre choix ! Oubliés ces deux villages ? Pas si sûr ! Cartes IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet Top 25 (et 2249 ET Font-Romeu-Capcir Top 25 si vous allez au refuge de Callau).

    Enregistrer


    votre commentaire
  • Attention ce blog n'a pas la prétention d'expliquer dans le détail les randonnées qui y sont mentionnées. Il donne bien sûr quelques indications ( lieu, départ, temps, possibilités, dénivelés, saisons, carte IGN appropriée, difficultés rencontrées, etc...) mais il a surtout été conçu pour faire aimer la marche et pour donner quelques idées de randos dans ces beaux départements que sont principalement les Pyrénées-Orientales, l'Aude, l'Ariège, mais aussi dans d'autres lieux où j'ai pu prendre plaisir à crapahuter.

    J'ai également agrémenté mes textes d'une jolie photo représentative du lieu et quand je l'ai pu d'une vidéo conçue avec quelques photos significatives des paysages et sites rencontrés. Vous m'excuserez pour la qualité de certaines vidéos, notamment les plus anciennes mais la transformation des photos en diaporamas vidéos ce n'était pas le top, même avec Dailymotion au temps où la "Haute Qualité" n'existait pas encore ! Je vous conseille de suivre les conseils de la rubrique " Pour mieux voir les photos et les vidéos " et surtout à penser à utiliser la HQ, dès que vous le pourrez.

    Il y de simples balades à faire en famille et des randonnées pour des marcheurs de tout niveau. En conclusion, tout le monde pourra y trouver son compte, du plus néophyte au plus expérimenté !

    Si sur une randonnée particulière, vous souhaitez de plus amples renseignements vous pouvez m'envoyer un message dans ma boîte gilbert.jullien@orange.fr, je me ferais un plaisir de vous répondre si je le peux.

    Mais attention une sortie doit se préparer et il est donc utile de garder à l'esprit quelques idées essentielles:

    -Ecouter la météo avant de partir.

    -Etudier dans le détail l'itinéraire envisagé.

    -Bien s'équiper ( sac à dos, chaussures et vêtements appropriés à la saison et aux circonstances, cartes IGN, boussole, GPS, trousse de secours, téléphone portable, etc...).

    -Prévoir une alimentation et des boissons suffisantes et en proportion du temps que l'on va passer sur les chemins.

    -Penser à se protéger des effets climatiques :  rayons du soleil (lunettes, créme solaire, casquettes) neige, pluie, etc...

    -Bien se préparer physiquement et savoir apprécier ses limites.

    -Etre bien assuré pour l'activité que l'on pratique régulièrement. (voir adhésion et assurance auprès de la FFRP).

    -Respecter la nature en général et l'environnement où l'on évolue en particulier.

    -De préférence, éviter de partir seul et si on ne peut pas faire autrement, prévenir ses proches de l'itinéraire choisi.

     Voilà quelques conseils pratiques qu'un randonneur digne de ce nom doit suivre !


    votre commentaire

  • En lisant ce résumé, les esprits connaisseurs mais chagrins se diront : pourquoi parler de ce circuit déjà décrit dans la "bible" du randonneur catalan, le célèbre "100 randos dans les P.O (ancienne version)" de Georges Véron ? Parce que j'ai simplement envie de faire découvrir ce parcours au plus grand nombre car pour moi il est l'un des plus beaux panoramas à 360° qu'il m'est donné de connaître. Tout le Roussillon est là autour de ces crêtes: le seigneur Canigou, bien sûr, jamais aussi proche, le Vallespir et les Albères, la plaine jusqu'à la mer, les Fenouillèdes et les Corbières, le Madres et le Coronat, etc...50 mètres avant d'entrer dans Glorianes, prenez la piste qui va au Mas d'Avall, que vous laissez à votre droite, et descendez jusqu'au ruisseau de Glorianes. Enjambez-le ainsi qu'un second, affluent du premier et descendez un peu la rive gauche. Le chemin s'éloigne du torrent, grimpe quelques rochers puis la sente devient plus régulière. Voilà, il suffit d'escalader ce chemin praticable même si par endroits, il est parfois envahi par la végétation. En montant, vous croisez des mas en  ruines : Cortal del Mig, Mas d'en Molins. Après ce mas, la sente devient parfois incertaine, se faufile entre de hauts genêts et de hautes fougères, mais reste néanmoins visible. Il faut toujours monter jusqu'à atteindre une clôture. Longez là un peu, puis enjambez là pour rejoindre une piste d'exploitation que vous emprunterez en partant sur la gauche et que vous ne quitterez plus jusqu'au tas de ruines de la Chapelle Sainte Anne (18 eme siècle). Attention car vous êtes dans une zone d'estives où quelques vaches errent parfois sur le chemin. A un moment, et avant la dernière ascension, il vous faut enjamber une clôture et vous entrez dans une seconde zone d'estives très souvent occupée celle-ci par des moutons. Il faut suivre cette clôture (photo) jusqu'au pinacle. En gardant à l'esprit que vous devez retourner à Glorianes, vous avez dès le départ de la piste un aperçu panoramique du tour qu'il vous reste à parcourir. Mais la journée est encore devant vous ! Restez sur la crête car les paysages se dévoilent de tous côtés ! Un coup sur le versant ouest, un coup sur celui de l'est ! Après le Sainte Anne (1.347 m), restez en haut près de la clôture, les vues sur les Aspres notamment sont splendides, mais en réalité c'est tout le Roussillon jusqu'à la mer qui se déploie devant vos yeux émerveillés. Le retour se fait pratiquement au jugé en restant d'abord sur la crête puis en empruntant une large piste qui descend hardiment mais sans réelles difficultés vers Glorianes. Avant d'arriver au village et à la hauteur du lieu-dit le Camp de l'Homme Mort sur la carte IGN, n'oubliez pas de vous arrêtez à la superbe roche gravée dite du Roc de l'Amoriador. Une roche aux gravures originales et uniques qui mérite qu'on s'y attarde. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

    Enregistrer


    1 commentaire
  • Voir taille réelle


    Voilà une grande boucle d'une vingtaine de kilomètres que vous pourrez faire en toutes saisons, à pied, en Vtt, en raquettes ou même en skis de fond. Pour ces deux dernières activités, assurez-vous que l'enneigement est suffisant. Avec les hivers doux que nous avons, ce n'est pas toujours le cas! Ce circuit facile, sans gros dénivelé (250 m), part du col de Jau (D.14 par Mosset) et s'effectue uniquement sur de larges pistes forestières. Vous passerez au refuge de Callau où vous serez toujours très bien accueillis (mais fermé en hiver) puis vous monterez vers l'ancienne carrière de talc dont les vestiges sont difficilement visibles car la végétation a amplement repris le dessus. Après le refuge, deux pistes se séparent, une monte à droite vers l'ancienne carrière de talc, une autre descend vers la Jasse de Callau (vous reviendrez par là, à moins que vous décidiez de faire la boucle en sens inverse !) Après, la carrière, vous monterez dans la très belle forêt de la Rouquette en direction de Canrec (1.751 m) et de son torrent que vous enjamberez très facilement. La piste très agréable zigzague au milieu d'une haie formée de jolis petits sapins (photo). Grâce à quelques trouées, de magnifiques panoramas se dévoileront sans cesse (Dourmidou, Bernard Sauvage, Roussillo, Callau, vallée de la Castellane, etc..) Puis vous descendrez en direction du Domaine de Cobazet (*) et vous arriverez au Col de Tour où une pause pique-nique pourra être organisée. Profitez de cette croisée de multiples chemins, pour partir d'une centaine de mètres, un peu à gauche, un peu à droite, un peu vers le centre, pour découvrir le Canigou, la vallon d'Urbanya, la Col de Jau, la vallée de la Castellane, les contreforts du Madres, le tout parfaitement visible par temps clair. Ensuite, vous repartirez par le large chemin adjacent et en dessous de celui par lequel vous êtes arrivés. Il vous ramènera sans peine à Callau puis au Col de Jau. Evidemment, en été ce circuit se réalise très aisément en Vtt ou même en godillots, mais en hiver, en raquettes ou en skis, il vous faudra beaucoup plus de temps pour faire les 20 kilomètres! Aussi soyez prévoyants car les journées sont plus courtes! Ne vous engagez pas trop longtemps si le sol de la piste forestière est gelé et donc souvent impraticable. Cartes IGN 2348 ET Prades-St-Paul-de-Fenouillet et 2249 ET Font-Romeu Capcir Top 25.

    (*) Si l'histoire du Domaine de Cobazet vous intéresse, cliquez ici.


    votre commentaire

  • Pour cette boucle d'une quinzaine de kilomètres qui va vous mener jusqu'au Pic des Salines (1.333m), mettez de bonnes chaussures de marche, car vous êtes en Vallespir, c'est-à-dire dans la "vallée âpre" selon les romains où mieux dans la "vallée aux aspérités". Et des aspérités, des rocs et des éboulis, croyez-moi, vous en découvrirez sur le sentier ! Toutefois, cette randonnée qui part du Col de Fontfrède est, avec ses 310 mètres de dénivelé, d'un  niveau plutôt facile ! Pour rejoindre Fontfrède, il vous faudra emprunter la magnifique mais sinueuse D.131 qui part de Céret jusqu'à Las Illas. Tout en roulant, vous aurez déjà un bel aperçu du cadre grandiose dans lequel vous allez évoluer : immenses hêtraies, ravines profondes, hauts sommets aux formes douces et arrondies, magmas rocheux saisissants, etc...A Fontfrède, laissez votre voiture près de la stèle des Evadés dont l'épitaphe est sans équivoque. Ce col était bien pendant la deuxième guerre mondiale, un passage obligé vers la liberté et l'Espagne toute proche : « Par delà cette montagne, les évadés de France rejoignirent l'armée de la libération ». Un  large chemin descend derrière la stèle. Sur votre gauche, et très rapidement, votre regard plonge dans une profonde et verte vallée, vers Las Illas. De splendides panoramas se révèlent vers les Albères et l'Espagne (photo). Débonnaires à première vue, les flans du Pic des Salines sont droits devant vous, mais ne vous y fiez pas, il va falloir néanmoins les escalader ! Au col dels Cireres (Cerises), laissez sur votre droite les traces du GR.10 (vous reviendrez par là au retour !) et continuez sur la sente balisée en jaune. Tout en grimpant, vous coupez une piste et poursuivez toujours tout droit, à travers des genêts et quelques buis, des chênes et quelques bouleaux blancs. Derrière vous, la plaine du Roussillon dessine un immense horizon. Par grand beau temps, le vue porte très loin jusqu'aux plages de Port la Nouvelle et jusqu'aux Corbières avec son sommet principal reconnaissable: le Pech de Bugarach ! Le blanc Canigou se révèle derrière quelques branches de hêtres et apparaît soudain dans toute sa splendeur !  A l'approche du pic, la sente se faufile dans un dédale de genévriers. Vous arrivez enfin devant une espèce de table surmontée d'une lessiveuse ? Non c'est une borne originale indiquant que vous êtes arrivés au Pic des Salines avec ses superbes panoramas à 360° ! Partez sur la droite, un pré propice à un pique-nique vous attend et surtout un belvédère rocheux d'où vous pouvez découvrir toute la Catalogne espagnole ! Le balisage jaune se poursuit dans une descente rocailleuse plutôt abrupte puis sur un plateau jusqu'au col del Pou de la Neu. De ce col, vous pourrez partir vers la gauche pour visiter le magnifique édifice de la « Mare de Deu des Salines » ou bien vers la droite pour rejoindre le GR.10 dont les traces vous ramèneront aisément à Fontfrèdre et à votre voiture. Ici le GR.10 emprunte les traces des anciens Trabucayres, ces fameux brigands contrebandiers, à travers l'épaisse et majestueuse forêt de hêtres de Campans. Comptez 5 heures, arrêts non compris,  pour la boucle complète avec retour par le GR.10. Carte IGN 2449 OT Céret - Amélie-les Bains- Palalda Top 25.

    Enregistrer


    votre commentaire

  •  

    Pour effectuer cette belle boucle, il faut prendre la D.115 jusqu'au village du Tech. Là, prenez la D.74 jusq'au minuscule hameau de La Llau où, sans gêner le circulation, vous laisserez votre véhicule. La D.74 est une belle route sinueuse qui longe les gorges du torrent de la Coumelade. Le but de cette randonnée est d'atteindre le magnifique site de Saint-Guillem de Combret avec sa très belle chapelle romane du XIeme siècle (photo). Une fois le but atteint, vous serez sur un grand plat herbeux au pied du Canigou au milieu du très boisé Bassin de la Coumelade. Pendant de nombreux siècles, cet ermitage servit de lieu de repos pour les pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. Aujourd'hui, Saint-Guillem sert souvent de point de départ pour des treks « plus hard » vers le Canigou, le Rougeat ou le Très Vents. Pour vous, elle sera l'occasion d'une randonnée plutôt « soft » et d'un agréable pique-nique dans un cadre magique et chargé d'histoires. A La Llau, traverser le hameau et prendre sur votre droite un petit sentier balisé en jaune qui  monte parallèle au dessus de la route. Il n'y a en qu'un !  Ce sentier suit les méandres du bouillant torrent de la Coumelade. Vous marcherez en surplomb d'admirables et profondes gorges où les isards jouent parfois les équilibristes. Après quelques virages, comme posée au dessus d'une remarquable forêt de grands épicéas, vous ne tarderez pas à apercevoir la chapelle. Vous la garderez quelques temps dans votre ligne de mire puis vous pénétrerez dans cette splendide forêt. Juste avant l'ermitage, vous traverserez un bel arboretum. Vous êtes déjà arrivés aussi prenez votre temps, de petits panonceaux vous indiquent le nom de ces vieux et magnifiques arbres.  Dans notre beau département, vous n'aurez pas si souvent l'occasion d'observer des séquoias géants ! Voilà l'objectif est atteint et avec le respect que nous devons aux gens qui entretiennent ce merveilleux site, vous pourrez flâner autour des nombreux bâtiments parfaitement restaurés. Ne laissez pas vos déchets. Pour repartir, descendez la route forestière (non balisée) qui passe devant le gîte, elle vous permet d'effectuer une boucle avec de beaux panoramas en perspective. Au Col de la Roue, tournez à droite et prenez la route qui descend à La Llau où vous retrouverez votre voiture ! Sans compter les arrêts, il ne faut pas plus de 4 heures pour la boucle complète. Carte IGN 2349 ET Massif du Canigou Top 25.

    Enregistrer


    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires